EMDR et difficultés sexuelles

EMDR et difficultés sexuelles

Un article EMDR et difficultés sexuelles, une illustration avec le vaginisme, de Cyril Tarqunio, Pascale Tarquinio et Laura Vismara, publié dans livre Pratique de la psychothérapie EMDR, Introduction et approfondissements pratiques et psychopathologiques, paru aux éditions Dunod

Introduction

Quel homme n’a pas été préoccupé par des troubles inattendus de l’érection ou par une éjaculation plus rapide que d’ordinaire ? Quelle femme n’a pas ressenti de douleurs lors d’un rapport sexuel ou ne s’est pas inquiétée de sa difficulté à obtenir un orgasme ? L’enquête « Contexte de la Sexualité en France (enquête CSF) réalisée en 2006 (Bajos et Bozon, 2008) auprès de 5 751 femmes. et 4 637 hommes âgés de 18 à 69 ans, a montré par exemple que pour 27 % des personnes interrogées la sexualité était un problème. Les personnes concernées souffraient selon les cas de dyspareunie (18 %), d’absence de désir (femme 41,7 % et homme 26,4 %), d’anorgasmie (40 %), de trouble de l’érection (23 %) ou encore d’éjaculation précoce (41,3 %). Dans cette même étude, 17,3 % des femmes et 20,3 % des hommes trouvaient d’ailleurs que leur vie sexuelle n’était pas satisfaisante. Aux États-Unis, on estime qu’une personne sur sept souffre d’une difficulté sexuelle et plus de 50 % de la population y seront confrontés, au moins une fois dans leur vie (Kelly, 2006). L’étude de Lauman et ai., (1999) portant sur près de 1 749 femmes et 1 410 hommes âgés de 18 à 59 ans, montre que 3 % à 33 % des participants affirmaient avoir vécu dans les mois précédant l’enquête une difficulté sexuelle, Depuis les années 1970, notamment avec la publication de Human Sexuel Inadequacy par Masters et Johnson, les psychologues et les médecins accordent une attention de plus en plus grande aux problèmes sexuels et aux demandes formulées dans ce domaine, Selon Langis et Germain (2009), la difficulté sexuelle peut se définir comme « une situation qui empêche le bon déroulement de la relation sexuelle., » il est possible d’utiliser un questionnement de base pour appréhender les difficultés sexuelles : 1. Depuis combien de temps dure ce problème et dans quelles circonstances est-il apparu ? 2. Est-ce une difficulté primaire (présente de tout temps) ou secondaire (acquise) ? 3. Quelle est sa fréquence ? 4. La difficulté est-elle permanente (généralisée), situationnelle (elle apparaît seulement dans cer-taines circonstances ou dans des pratiques particulières), sélectives (seulement avec certains parte-naires) ? 5. Quelles explications le patient peut-il en donner au regard de sa propre analyse et de celle de son (sa) conjoint(e) ?

Les auteurs développent les points suivants dans cet article sur EMDR et difficultés sexuelles :

  • Difficultés sexuelles et EMDR
    • Le cas vaginisme
  • Bibliographie

Conclusion

Comme nous avons pu le constater, la psychothérapie EMDR peut être d’une grande aide dans la problématique spécifique des difficultés sexuelles. A priori, cette approche est peu positionnée dans la littérature sexologique. C’est selon nous un recours de choix dans la prise en Charge de difficultés sexuelles, notamment lorsque la problématique est de nature psycho émotionnelle. Les références à l’EMDR ce domaine sont de plus en plus nombreuses Mignot et al, 20/ 3), même si la pratique des cliniciens sensibilisés conjointement à l’EMDR et à la sexologie doit encore s’étoffer. Pour ce faire, il convient que les psychothérapeutes, qui la plupart du temps ne connaissent que peu de choses à la sexologie fassent l’effort de s’y intéresser, ce qui malheureusement n’est pas assez le cas. Des recherches sont à mener dans ce domaine et des formations à construire notamment à l’adresse des praticiens EMDR.

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