Exercice de réduction du stress

Exercice de réduction du stress

Suzette Boon, Kathy Steele, Onno Van Der Hart proposent un Exercice de réduction du stress dans le livre Gérer la dissociation d’origine traumatique – Exercices pratiques pour patients et thérapeutes publié aux Editions De Boeck, Louvain-la-Neuve, en 2014. 

Les auteurs précisent que  » lorsque vous souffre de stress post-traumatique, il est important d’apprendre la façon de réduire la tension et vous sentir plus calme et plus présent. (…) Vous aurez besoin d’une petite balle de stress : une petite balle molle qui va dans la main et que vous pouvez serrer. (…) (et) d’un petit objet que vous pouvez tenir en main et qui éveille en vous un sentiment de force et de calme.

Exercice de réduction du stress

Prenez une position qui vous est agréable, avec les deux pieds solidement au sol. Lorsque vous êtes debout, écartez un petit peu vos pieds, de la même largeur que vos épaules, et pliez légèrement vos genoux (donc pas verrouillés). Prenez ensuite une petite balle de stress dans votre main non dominante (pour quelqu’un qui est droitier, c’est la main gauche, pour un gaucher, la main droite) et dirigez votre attention sur cette main.

Serrez autant que vous le pouvez la petite balle et imaginez rassembler toute la tension et tous les sentiments désagréables de votre corps et les laisser couler vers votre bras. Le long de votre bras vers votre main puis à travers votre main vers la balle. Vous pouvez vous imaginer la balle comme une sorte d’aimant qui attire toute la tension vers elle, par votre épaule et votre bras, votre main et vos doigts. Lorsque vous regardez la petite balle et la manière dont vous la serrez, cela vous aide à vous concentrer et à rester dans l’ici et maintenant.

Aussitôt que la petite balle a, comme une éponge, absorbé votre tension et tous vos sentiments désagréables, vous pouvez ouvrir votre main et la laisser tomber. Pendant que vous faites cela, vous laissez tomber toute la tension avec cette petite balle : loin de vous. Dès que vous lâchez la petite balle, la tension quitte la petite balle. Elle se dissout dans l’air et disparait de la chambre.

Vous pouvez répéter cet exercice plusieurs fois – jusqu’à avoir le sentiment que toute la tension négative s’est écoulée de votre corps. Vous pouvez également dire à toutes vos parties qu’elles peuvent aussi utiliser la balle pour diminuer leur tension.

Lorsque vous vous sentez calme et moins perturbée, lâchez la balle pour une dernière fois et amenez votre attention vers votre main dominante (c’est la main que vous utilisez le plus, pour la plupart des personnes, c’est la main droite). Suivez ensuite les instructions ci dessous :

Choisissez quelque chose que vous pouvez facilement tenir en main : quelque chose qui symbolise pour vous un sentiment positif, un sentiment de force. (…) Tenez cet obket dans votre main dominante.

Imaginez que cet objet contient toute la force dont vous avez besoin : un sentiment de sécurité et de satisfaction, de paix et de calme, de clarté mentale et émotionnelle sans tension et sans conflit. Laissez rayonner doucement et chaleureusement ces sentiments à partir de l’objet, le long de votre main, bras et épaule vers tout votre corps. Laissez-le s’écouler doucement à travers votre corps, votre tête et votre coeur. A chaque inspiration, laissez couler plus de sentiments à travers vous. Et à chaque expiration, relâchez la tension qui serait éventuellement encore présente. (…)

Les auteurs

Suzette BoonGérer la dissociation d'origine traumatique - Exercices pratiques pour patients et thérapeutes est psychologue clinicienne et psychothérapeute au Centre d’expertise et de référence du Trauma Altrecht à Zeist. Elle est la première présidente de la Société Européenne pour l’étude du Trauma et de la Dissociation (ESTD) et a mené des recherches importantes sur le diagnostic des troubles dissociatifs.

Kathy Steele MN, CS, est la directrice clinique des Services Métropolitains d’assistance psychique à Atlanta, Géorgie, États-Unis. Elle a été présidente de la Société Internationale pour l’étude du Trauma et de la Dissociation (ISSTD).

Onno van der Hart est professeur honoraire de psychopathologie de la traumatisation chronique à l’Université de Utrecht, aux Pays Bas. Il est également psychologue-psychothérapeute au centre Sinaï à Amstelveen. Il a été président de la Société Internationale pour l’Étude du Stress Traumatique (ISTSS).

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