C’est quoi, la psychologie positive ?

La psychologie positive

La psychologie positive est « la science du bonheur ». Ses fondateurs en ont eu l’idée en constatant qu’entre 1967 et 2000, quatre-vingt-quinze pour cent des études scientifiques publiées en psychologie portaient sur les maladies mentales, la dépression et l’anxiété. Et seulement une sur vingt s’intéressait à la joie, au bonheur et au bien-être. La discipline était pour eux, « malade de sa propre recherche ».

Le manifeste rédigé à sa naissance en 1998 la définit comme « l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir ». En deux mots, elle étudie les émotions, les traits de personnalité et les institutions QUI MARCHENT. C’est la psychologie de la prévention.

La psychologie positive n’est pas la pensée positive parce que :

  • Elle est basée sur des expériences scientifiques qui peuvent être reproduites.
  • La pensée positive suggère une attitude positive en toute circonstance là où la psychologie positive considère que certaines situations requièrent d’être regardées avec réalisme ou négativité, comme un pilote de ligne confronté à une mauvaise météo.
  • La plupart des chercheurs occupés par cette nouvelle discipline ont passé avant cela de nombreuses années à étudier les aspects négatifs de nos personnalités et considèrent que ce qui est positif vient compléter notre éventail de réactions sans chercher à remplacer à tout prix notre côté obscur. Cette psychologie ne périme pas sa sœur aînée, elle vient simplement l’enrichir d’un œil neuf.

Définition de Florence Servan-Schreiber – www.florenceservanschreiber.com

Livres

Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des livres francophones sur la psychologie positive.

kif13 kifs par jour (et autres rituels recommandés par la science du bonheur), de Florence Servan-Schreiber, Marabout, 2011

300 pages de découvertes, de témoignage, d’exercices et de questions pour : Apprendre à voir les choses autrement, Développer un optimisme réaliste, Poursuivre un objectif qui amplifie le bonheur, Développer ses capacités plutôt que corriger ses défauts, Apprendre à se connaître pour utiliser ses compétences, Trouver sa vocation, Etre imparfait, Aimer son maintenant, Exprimer sa gratitude, Et surtout, de savourer sa vie.

En savoir plus sur le livre 3 kifs par jour


Traité de Psychologie Positive. Fondements théoriques et implications pratiques, 
co-dirigé par Charles Martin-Krumm et Cyril Tarquinio, Editions De Boeck, Bruxelles

En savoir plus sur le livre Traité de psychologie positive

Articles

Liens

L’Association française et francophone de Psychologie Positive (APP) a pour objet de « diffuser les connaissances scientifiques sur la psychologie positive et de favoriser la mise en réseau des chercheurs et acteurs intervenants dans ce champ. La psychologie positive est l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des personnes, des groupes et des institutions. »

Elle rassemble les chercheurs, praticiens et acteurs divers, qui se reconnaissent dans trois éléments clés de la psychologie positive :
– Une conception humaniste : cette approche prend pleinement en compte les aspects positifs du fonctionnement de l’être humain et de la société, sans nier pour autant les problèmes et dysfonctionnements
– Des fondements scientifiques : les connaissances actuelles en psychologie positive sont le fruit d’équipes universitaires de recherche dans de nombreux pays

– Une utilité sociale : les connaissances acquises peuvent généralement avoir des applications très concrètes, que ce soit au niveau des individus, des groupes ou encore de la société.

Une réflexion au sujet de « C’est quoi, la psychologie positive ? »

  1. jean marc ghanassia

    Bonjour. La psychologie positive paraît s’être donné pour but de mettre à jour et d’étudier tous les moyens dont paut disposer l’individu pour vivre « heureusement » sa vie, en menant ses investigations dans les trois domaines qui la composent: l’agir et le pensée avec soi, l’intersubjectivité avec autrui, la relation avec le corps social. En tant que philosophe je me réjouis que de nouvelles études cherchent à porter un regard enfin différent sur la « psyché ». Et je m’en réjouis d’autant plus que ce souci du « bonheur » dans sa triple dimension (individuelle, interpersonnelle, sociale) était déjà au coeur des écoles grecques de sagesse, et particulièrement chez Démocrite qui en a été le père fondateur. Je me propose donc d’engager une enquête sur les correspondances qui peuvent apparaître entre les recherches éthiques de l’atomiste et celles qui sont menées par ces nouveaux psychologues. Mais avant de m’y atteler j’aimerais savoir si pareils travaux ont déjà été réalisés. Pouvez vous m’aider? Merci

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