Adapter la thérapie EMDR à la culture pakistanaise : développement d'un protocole DeprEnd culturellement et méthodologiquement adapté pour le trouble dépressif majeur

Adapter la thérapie EMDR à la culture pakistanaise : développement d’un protocole DeprEnd culturellement et méthodologiquement adapté pour le trouble dépressif majeur

Mis à jour le 17 octobre 2026

Cet article scientifique est une étude qualitative exploratoire publiée dans le Journal of EMDR Practice and Research en mai 2025. Les auteurs sont Anwar Khan et Amalia bt Madihie, tous deux rattachés à la Faculté des Sciences Cognitives et du Développement Humain de l’Université de Malaisie Sarawak (Malaisie). L’étude développe un protocole EMDR DeprEnd culturellement et méthodologiquement adapté au contexte pakistanais pour le traitement du trouble dépressif majeur (TDM, en anglais Major Depressive Disorder, MDD).

Le protocole DeprEnd, développé par Arne Hofmann, Michael Hase et leurs collègues (2016), cible les réseaux mnésiques mal adaptatifs et les processus cognitivo-affectifs liés aux symptômes dépressifs. L’étude a été approuvée par le Comité d’éthique de la recherche humaine de l’Université de Malaisie Sarawak et enregistrée sur ClinicalTrials.gov (NCT-06439043). Elle a été financée par la EMDR Research Foundation USA.

En bref 

Les auteurs partent du constat que la thérapie EMDR, développée aux États-Unis par Francine Shapiro, repose sur des cadres psychologiques occidentaux qui peuvent mal s’aligner avec les réalités socio-culturelles pakistanaises. À partir d’une revue narrative de la littérature et de discussions de groupes de focus avec 5 experts EMDR dans deux grandes villes du Pakistan, ils ont identifié 20 thèmes d’adaptation couvrant chacune des 8 phases du protocole DeprEnd. Les résultats du pilote clinique indiquent un taux de rétention de 92%, une adhérence modérée à élevée et une confiance élevée des thérapeutes. L’approche se veut exportable à d’autres pays d’Asie du Sud partageant des contextes culturels similaires (Inde, Bangladesh, Afghanistan, Iran).

Résumé / Abstract

Le trouble dépressif majeur (TDM) se classe au 24e rang des causes mondiales d’années de vie ajustées sur l’incapacité, contribuant substantiellement au fardeau mondial de la santé mentale. Au Pakistan, des défis socio-économiques tels que la pauvreté, l’instabilité politique et l’insuffisance des ressources en santé mentale aggravent la forte prévalence du TDM. La thérapie EMDR, bien que reconnue mondialement comme une intervention fondée sur des données probantes efficace pour le TDM, reflète des cadres psychologiques occidentaux qui peuvent ne pas s’aligner avec les réalités socio-culturelles de contextes non-occidentaux comme le Pakistan. De plus, il existe peu de recherches empiriques sur l’adaptation culturelle et méthodologique de la thérapie EMDR au Pakistan. Pour combler ces lacunes de recherche, cette étude s’est concentrée sur le développement d’un protocole DeprEnd de thérapie EMDR culturellement et méthodologiquement adapté, afin de répondre aux besoins distincts des clients et des thérapeutes au Pakistan. En utilisant un design de recherche exploratoire qualitative, l’étude a intégré les enseignements d’une revue narrative de la littérature et de discussions de groupes de focus avec des experts afin d’identifier les adaptations essentielles à travers toutes les phases du protocole DeprEnd. Les résultats de cette étude ont révélé plusieurs adaptations culturelles et méthodologiques critiques nécessaires pour améliorer l’efficacité du protocole au Pakistan. Les thèmes culturels clés comprenaient l’intégration des langues locales, des métaphores culturelles et des pratiques religieuses ; la lutte contre la stigmatisation ; l’implication des familles pour le soutien ; et la garantie de pratiques sensibles au genre. Les thèmes méthodologiques ont mis l’accent sur la restructuration des phases thérapeutiques, l’utilisation d’outils d’évaluation visuels, la simplification du langage et l’adaptation pour la délivrance en ligne afin d’améliorer l’accessibilité et les résultats thérapeutiques. Ces adaptations alignent le protocole DeprEnd avec le contexte collectiviste et à ressources limitées du Pakistan, favorisant son acceptation et son efficacité. En conclusion, cette recherche a créé un protocole DeprEnd de thérapie EMDR culturellement et méthodologiquement adapté, spécifiquement conçu pour le Pakistan. Le protocole adapté est évolutif et présente des perspectives pour une utilisation plus large dans d’autres nations d’Asie du Sud ayant des contextes culturels comparables. Ainsi, en faisant le pont entre pratiques globales et besoins locaux, cette recherche apporte une contribution majeure au champ en évolution des soins de santé mentale culturellement compétents.

Points clefs 

1. Un contexte épidémiologique alarmant au Pakistan

Les auteurs rappellent le poids considérable de la dépression au Pakistan. Selon des données récentes, environ 24 millions d’individus au Pakistan nécessitent un traitement en santé mentale. Une enquête menée dans 7 grandes villes du pays révèle que 39,9% des 1 047 participants ont souffert de dépression, et une autre étude rapporte que parmi 2 069 patients dépistés, 60,8% présentaient des symptômes dépressifs. Le système de santé mentale pakistanais reste insuffisant, avec seulement environ 600 psychiatres agréés pour toute la population, et la plupart des services concentrés dans les grands hôpitaux universitaires.

2. Une analogie fondatrice empruntée à Gandhi

Les auteurs s’appuient sur une pensée de Mahatma Gandhi pour justifier la démarche d’adaptation culturelle : « Nous ne pouvons pas prendre les vêtements de l’Occident et les donner à porter à nos propres peuples : ils sont d’une taille et d’une manière différentes. »

Selon cette analogie, il est préférable de modifier les objets étrangers pour qu’ils conviennent à nos besoins, plutôt que d’essayer de nous adapter nous-mêmes.

3. Le choix du protocole DeprEnd comme base

Le protocole DeprEnd, développé par Arne Hofmann, Michael Hase et leurs collègues (2016), est une version spécialisée de la thérapie EMDR conçue pour traiter la dépression. Contrairement à l’EMDR standard, DeprEnd cible les réseaux mnésiques mal adaptatifs sous-jacents et les processus cognitivo-affectifs liés aux symptômes dépressifs. C’est ce protocole qui a été choisi comme base d’adaptation dans cette étude, avec l’autorisation explicite de l’éditeur d’origine.

4. Une méthodologie qualitative en 5 étapes

L’étude suit un design exploratoire qualitatif combinant :

  1. Sélection du protocole DeprEnd.
  2. Revue narrative de la littérature (14 articles retenus, publiés entre 2010 et 2024) sur bases ProQuest, PsycINFO, ScienceDirect, Google Scholar, PubMed et ERIC.
  3. Groupes de focus avec 5 experts EMDR (psychothérapeutes, consultants, formateurs) de 2 grandes villes du Pakistan.
  4. Développement et analyse thématique inductive (méthode en 6 phases de Virginia Braun et Victoria Clarke) pour synthétiser les données.
  5. Test pilote du protocole adapté.

5. Vingt thèmes d’adaptation identifiés

L’analyse thématique a fait émerger 20 thèmes, couvrant les dimensions culturelle et méthodologique :

  • Thème 1 : Langue et communication : Utiliser les langues et dialectes locaux (anglais, ourdou, langues régionales). Un expert recommande : « Pour garantir que les clients comprennent pleinement le processus thérapeutique, les thérapeutes doivent utiliser un langage simple et régional. »
  • Thème 2 : Intégration des valeurs culturelles et religieuses : Un expert souligne : « Les croyances et pratiques culturelles et religieuses des clients sont particulièrement utiles durant le processus de développement des ressources. Nous proposons souvent des exercices culturellement et religieusement pertinents, comme utiliser une mosquée comme « lieu calme » pendant les exercices de stabilisation. »
  • Thème 3 : Implication de la famille et de la communauté : Un expert explique : « Les membres de la famille ou de la communauté peuvent être impliqués, en particulier durant la phase de préparation. Cela offre un soutien pour mieux comprendre les besoins du client. Toutefois, pour éviter tout conflit potentiel entre les responsabilités du thérapeute et celles des membres de la famille, nous devons établir des limites claires. »
  • Thème 4 : Lutte contre la stigmatisation : Intégration d’une psychoéducation sur la stigmatisation de la santé mentale dans les séances EMDR.
  • Thème 5 : Sensibilité et compétence culturelles : Un expert affirme : « La compétence culturelle est une exigence importante pour un thérapeute EMDR au Pakistan. Elle permet aux thérapeutes de mieux comprendre les croyances et valeurs culturelles de leurs clients, ce qui conduit à des résultats thérapeutiques plus efficaces. »
  • Thème 6 : Adaptations liées au genre : Un expert recommande : « Il est essentiel de prendre en compte les normes culturelles lors de la pratique de la thérapie EMDR au Pakistan, en particulier en termes de genre. Cela peut impliquer d’attribuer des thérapeutes hommes aux clients hommes et d’éviter tout contact physique entre des thérapeutes hommes et des clientes femmes. »
  • Thème 7 : Vie privée et confidentialité du client : Particulièrement importante dans les sessions en ligne.
  • Thème 8 : Ressources locales pour un soutien renforcé : Un expert propose : « Intégrer des techniques de pleine conscience issues des pratiques spirituelles islamiques peut offrir aux clients un sentiment de réconfort pendant les séances de thérapie, notamment pour le développement des ressources. » Un autre expert ajoute : « En intégrant des pratiques telles que le Dhikr (remémoration de Dieu) ou le Dua (prière) dans le développement des ressources, les clients peuvent trouver une source de force dans les moments difficiles. »
  • Thèmes 9 à 20 : Langage corporel et indices non verbaux, prise en compte du contexte socio-économique, entrelacements cognitifs et expression émotionnelle, approche antiraciste, structure flexible, construction de ressources pour l’EMDR en ligne, techniques fondées sur l’art, confidentialité en ligne, intégration de l’analyse biochimique, adaptation des exercices de lieu sûr et d’ancrage, utilisation d’échelles visuelles, gestion de la non-observance et du suivi.

6. Des adaptations spécifiques par phase du protocole DeprEnd

L’étude détaille des adaptations pour chacune des 8 phases :

  • Phase 1 (Histoire clinique) : Utiliser les langues locales, des outils visuels (par exemple lignes temporelles tracées sur le sable), respecter les croyances religieuses, appareiller thérapeutes et clients selon le genre.
  • Phase 2 (Préparation) : Remplacer « lieu sûr » par « lieu spécial » et « contenant » par « pot en argile » pour éviter de déclencher des souvenirs négatifs ; intégrer des pratiques spirituelles comme le Dhikr ; placer la phase 2 avant la phase 1 pour renforcer la stabilisation.
  • Phase 3 (Évaluation) : Remplacer « positif » par « bon » et « je » par « nous » pour s’aligner avec les normes collectivistes ; utiliser des échelles visuelles plutôt que numériques.
  • Phase 4 (Désensibilisation) : Éviter le contact physique lors du tapping pour les clientes femmes ; intégrer les croyances spirituelles dans les entrelacements cognitifs. Un point original : les mouvements réguliers de la tête de droite à gauche pendant le Dhikr pourraient avoir des effets thérapeutiques similaires aux stimulations bilatérales.
  • Phase 5 (Installation) : Lier les cognitions positives à des valeurs locales comme le respect plutôt qu’à la seule sécurité.
  • Phase 6 (Scanner corporel) : Intégrer un travail corporel compassionnel lorsque culturellement approprié.
  • Phase 7 (Clôture) : Utiliser des pratiques culturelles comme l’auto-étreinte ou des rituels symboliques d’ancrage.
  • Phase 8 (Réévaluation) : Penser à la confidentialité en environnement en ligne ; encourager les clients à tenir un journal numérique TICES.

7. Une triangulation rigoureuse entre littérature et expertise de terrain

L’approche thématique a permis de confronter les apports de la littérature (par exemple Desiree M. Seponski pour le Cambodge, Ceren Acarturk pour les réfugiés syriens, Femke Bannink Mbazzi pour 5 pays africains) aux témoignages des experts pakistanais. Cette triangulation a renforcé la robustesse des résultats. Les auteurs citent un expert qui résume cette orientation : « Être culturellement compétent permet aux thérapeutes de mieux ajuster leur thérapie aux exigences et aux préférences de leurs clients, ce qui résulte en une confiance et un rapport accrus, et aide également à éviter les malentendus ou mauvaises interprétations causés par les différences culturelles. »

8. Des défis d’implémentation reconnus

La revue narrative a identifié plusieurs défis : manque de connaissance des clients sur leurs propres troubles mentaux, non-observance d’environ 27%, barrières linguistiques pour les non-anglophones, préoccupations de confidentialité en ligne, difficulté à trouver un « lieu sûr » pour les clients exposés à la violence sociale, difficulté à contacter les clients pour les sessions de suivi.

9. Un test pilote encourageant

Le test pilote du protocole DeprEnd adapté a révélé un taux de rétention de 92%, des scores d’adhérence modérés à élevés, et une confiance élevée des thérapeutes. La validité psychométrique des outils de mesure sélectionnés était acceptable. Ces résultats préliminaires soutiennent le potentiel d’une implémentation à plus grande échelle au Pakistan.

10. Un équilibre délicat à tenir entre adaptation et standardisation

Les auteurs alertent explicitement sur les risques de l’adaptation culturelle : « Bien que l’intégration des pratiques religieuses puisse améliorer l’acceptation pour de nombreux clients, elle pourrait aliéner ceux qui préfèrent des approches laïques ou qui ont vécu un traumatisme religieux. Les thérapeutes doivent faire preuve de prudence en adaptant les interventions aux besoins individuels sans renforcer les stéréotypes ni ignorer la diversité au sein de la population. »

De même sur les adaptations genrées : « Bien que l’appariement des clients avec des thérapeutes du même genre soit en phase avec les attentes culturelles, cela pourrait involontairement perpétuer les normes de genre traditionnelles, soulevant des préoccupations sur son impact sur l’égalité de genre dans les soins de santé mentale. »

11. Une extension attendue vers d’autres pays d’Asie du Sud

Les auteurs formulent explicitement l’ambition d’étendre l’applicabilité du protocole adapté à des pays voisins partageant des contextes culturels similaires : Inde, Bangladesh, Afghanistan et Iran. Cette ambition positionne l’étude comme une contribution régionale au champ des soins de santé mentale culturellement compétents.

12. Des limites et perspectives clairement formulées

Les auteurs reconnaissent plusieurs limites : échantillon réduit de 5 experts en groupe de focus ; étude exclusivement centrée sur le développement du protocole, qui devra faire l’objet d’un essai contrôlé randomisé à grande échelle ; focus sur la culture nationale sans prise en compte de la diversité régionale interne au Pakistan (par exemple les cultures pachtoune et pendjabie) ; approche exclusivement qualitative qui gagnerait à être complétée par un design mixte intégrant des données quantitatives.

À retenir pour la pratique 

  • Interroger la pertinence culturelle de chaque phase du protocole : même dans un contexte français a priori proche du cadre occidental d’origine, la grille proposée (phase par phase) peut servir de guide réflexif pour adapter certains éléments à la culture d’un patient migrant ou appartenant à une communauté spécifique. Les cliniciens peuvent, par exemple, interroger la pertinence du « lieu sûr » pour un patient traumatisé par la guerre, ou des cognitions positives centrées sur l’individu pour un patient issu d’une culture collectiviste.
  • Intégrer les ressources spirituelles lorsque cela a du sens pour le patient : l’étude propose des exemples concrets (Dhikr comme pratique d’ancrage, mosquée comme « lieu calme », prière comme source de force). Dans la pratique française, on peut imaginer des adaptations analogues pour des patients pour qui la spiritualité, quelle qu’en soit la forme, constitue une ressource significative. La règle est d’écouter ce que le patient propose comme source de réconfort, et non d’imposer une orientation spirituelle préjugée.
  • Être attentif aux dimensions de genre : le rappel que certains patients (notamment féminines) peuvent avoir besoin d’une thérapeute de même genre, ou être inconfortables avec certains contacts physiques (stimulation bilatérale tactile, par exemple), est pertinent dans tout cadre clinique. Proposer explicitement des alternatives (stimulation auditive ou visuelle plutôt que tactile) est une pratique simple et respectueuse.
  • Remplacer les échelles numériques par des supports visuels si nécessaire : pour les patients à faible littératie, allophones, enfants, ou en grande détresse, les échelles visuelles (« échelle de l’inquiétude », visages illustrant différents degrés de détresse) peuvent améliorer la communication thérapeutique.
  • Penser l’implication familiale avec discernement : dans les familles à forte cohésion, inclure un proche lors de la phase de préparation ou de psychoéducation peut soutenir l’alliance thérapeutique. Les limites doivent toutefois être claires pour préserver le cadre.
  • Rester vigilant face à la stigmatisation : même dans des contextes occidentaux, la stigmatisation de la santé mentale reste présente. Intégrer explicitement une psychoéducation sur cette question peut contribuer à l’adhésion au traitement.
  • Ne pas confondre adaptation et dilution : les auteurs soulignent eux-mêmes qu’une adaptation trop libre (modification de la structure des phases, du nombre de séances) peut compromettre l’efficacité clinique. La prudence commande de rester fidèle aux principes fondamentaux du protocole tout en ajustant les modalités.
  • Rester transparent sur le niveau de preuve : il s’agit d’une étude exploratoire et qualitative, assortie d’un pilote de faisabilité. L’efficacité clinique du protocole DeprEnd adapté, comparée au protocole standard ou à d’autres psychothérapies, n’est pas encore démontrée par essai contrôlé randomisé. Les cliniciens gagnent à présenter ces adaptations comme des pistes cliniques fondées sur consensus d’experts et revue de littérature, et non comme des interventions validées empiriquement.
  • Penser à l’adaptation en contexte de téléconsultation : plusieurs suggestions (plateformes sécurisées, journal numérique TICES, stimulation bilatérale logicielle) peuvent s’appliquer directement à la pratique française de l’EMDR en visio, notamment dans les zones rurales ou pour les patients éloignés géographiquement.
  • Prendre en compte l’ensemble du contexte de vie du patient : niveau de revenu, langue de préférence, croyances, rôle de la famille, dynamiques communautaires. L’adaptation culturelle n’est pas qu’une affaire de traduction linguistique ; elle touche à l’économie des ressources symboliques, sociales et spirituelles mobilisables par le patient.

Cette étude invite à penser l’adaptation culturelle non comme un accessoire, mais comme un ingrédient structurel de l’efficacité thérapeutique dès lors que l’EMDR est proposée hors de son contexte d’origine.

En savoir plus 

Références de l’article : Khan A, Madihie A. Developing a Culturally and Methodologically Adapted Eye Movement Desensitization and Reprocessing Therapy Protocol for Major Depressive Disorder in Pakistan. Journal of EMDR Practice and Research. 2025;19:Article 0005. DOI : 10.34133/jemdr.0005

Licence : Creative Commons Attribution (CC BY 4.0). Enregistrement ClinicalTrials.gov : NCT-06439043. Financement : EMDR Research Foundation USA. Approbation éthique : Comité d’éthique de la recherche humaine de l’Université de Malaisie Sarawak.

Type de publication : article de recherche original, étude exploratoire qualitative combinant une revue narrative de la littérature et des groupes de focus avec des experts, publié dans une revue à comité de lecture (Journal of EMDR Practice and Research, éditeur AAAS / EMDR International Association).

Cadre géographique et culturel : étude centrée sur le Pakistan, avec une ambition d’extension à d’autres pays d’Asie du Sud (Inde, Bangladesh, Afghanistan, Iran). La transposition directe au contexte français est limitée mais la grille d’analyse reste utile pour adapter la pratique à des patients issus de cultures collectivistes, migrants, ou appartenant à des communautés spécifiques.

Le protocole DeprEnd initial est décrit dans Arne Hofmann, Michael Hase et leurs collègues (2016), dans l’ouvrage édité par Marilyn Luber chez Springer, et détaillé à nouveau par Michael Hase (2022) dans l’ouvrage édité par Arne Hofmann, Luca Ostacoli et Maria Lehnung chez Springer. Les cliniciens francophones souhaitant approfondir ce protocole peuvent se référer à ces sources originales.

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