3 choses à savoir sur les troubles bipolaires

3 choses à savoir sur les troubles bipolaires

Un article 3 choses à savoir sur les troubles bipolaires, d’Anne Xaillé, publié dansJournalDesFemmes.com


extraits

Cette pathologie psychiatrique surmédiatisée depuis quelques années reste toutefois encore obscure et taboue. Des symptômes à sa prise en charge, on fait le point sur les troubles bipolaires.

Aujourd’hui en France, 2% de la population, soit près de 1,3 million de personnes, sont atteintes de troubles bipolaires. Pour la deuxième année consécutive, l’association Argos 2001 organise une journée mondiale de sensibilisation aux troubles bipolaires, le 30 mars. L’objectif : déstigmatiser cette maladie parfois mal comprise et informer les patients et leurs proches des avancées thérapeutiques.

(…)

Oui mais quels sont les symptômes ? Pour aider les médecins traitants à mieux dépister le trouble bipolaire, et surtout au plus tôt, la Haute autorité de santé a publié des recommandations en mai 2015. Elle conseille d’abord de toujours y penser face à une personne souffrant de trouble dépressif, en particulier avant 25 ans. « Même si à cet âge les variations d’humeur peuvent être courantes et non pathologiques, il faut être attentif aux changements de comportements en rupture avec le fonctionnement habituel de l’adolescent (repli sur soi, décrochage scolaire, conduites à risque, prises de substances psychoactives,…), explique la HAS. De plus, « devant une tentative de suicide d’un adolescent ou d’un adulte jeune, il est impératif de rechercher un trouble bipolaire », précise-t-elle. D’autres signes doivent également alerter : antécédents maniaques, changement brutal de comportement, symptômes dépressifs atypiques, tentatives de suicides répétées. Mais aussi la présence d’antécédents familiaux de trouble bipolaire.

Certes, on ne se sait pas guérir les troubles bipolaires. Néanmoins, il est possible de stabiliser la maladie en associant un traitement médicamenteux (stabilisateur d’humeur) et un suivi thérapeutique avec un psychologue clinicien ou un psychiatre. En outre, certaines thérapies ont prouvé leur efficacité. D’abord, les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), qui permettent au patient de déceler des comportements et des pensées inhabituels ou négatifs et à en réduire leur impact sur son humeur. La méthode EMDR (désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux) qui permet dans certains cas d’espacer les phases de la maladie et de diminuer les doses des médicaments prescrits, est également recommandée par la Haute autorité de Santé (HAS) et considérée comme étant une méthode efficace. Enfin, l’art thérapie peut être une solution thérapeutique intéressante.

Ainsi, un certain nombre de patients savent gérer leur maladie, vivre avec et avoir une qualité de vie normale, précise l’association d’aide aux patients Argos 2001, qui organise la Journée mondiale contre les troubles bipolaires. Comme le souligne Anne Labbé, présidente de cette association, « il est clair que le patient doit s’imposer comme un véritable acteur de son rétablissement. Par ses actions et en apprenant à mieux se connaître, il va pouvoir agir positivement sur sa maladie. »

Lire l’article complet 3 choses à savoir sur les troubles bipolaires sur le site de JournalDesFemmes.com

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