Bibliographie traumas transgénérationnels et EMDR

Bibliographie traumas transgénérationnels et EMDR

Nous vous proposons une bibliographie traumas transgénérationnels et EMDR, liste non exhaustive d’articles et de livres parus sur ce thème en français. 

N’hésitez pas à suggérer d’autres lectures dans les commentaires de cet article.


Bader Michel, Mazet Philippe, Pierrehumbert Blaise, Plancherel Bernard, Halfon Olivier, Composantes transgénérationnelles dans les toxicomanies et les troubles des conduites alimentaires à l’adolescenceLa psychiatrie de l’enfant 2/2004 (Vol. 47) , p. 393-441

Résumé : Cette recherche investigue les représentations mentales d’adolescents présentant des troubles des conduites alimentaires sévères ou des toxicomanies, les constellations familiales et les composantes transgénérationelles. Nos données indiquent le poids des dimensions transgénérationnelles et de certaines projections parentales qui nous semblent participer aux facteurs de risque du développement de ces pathologies à l’adolescence. Les toxicomanes décrivent une prévalence de vécus familiaux lourds et de conflits familiaux, de séparations, de deuils non élaborés ainsi que de figures et de fonctions parentales transgénérationnelles insuffisamment structurantes. Les sujets ayant des troubles sévères des conduites alimentaires ont tendance à relater des conflits entre les parents, des problèmes alimentaires et des conflits transgénérationnels mère/fille, ainsi que des fonctions parentales transgénérationnelles particulières (contraste entre des fonctions paternelles périphériques et des fonctions maternelles en général très présentes). Les constellations familiales fournissent des pistes intéressantes dans la compréhension de ces pathologies et dans le choix de certaines interventions thérapeutiques.

Bertrand Didier & Lescarret Odette. Transmission transgénérationnelle des traumatismes et scolarisation des enfants de réfugiés du Sud-Est asiatique. Perspectives psychiatriques, 2003, vol. 42, no 2, p. 134-141.

Résumé : Cet article témoigne de notre double expérience de chercheurs en psychologie et de praticiens. Elle met à l’épreuve l’hypothèse psychologique suivante: dans un contexte migratoire, tout particulièrement celuides réfugiés, l’enfant rencontre des difficultés scolaires pouvant résulter de vécus traumatiques parentaux transmis plus ou moins inconsciemment à l’enfant. L’analyse des difficultés scolaires des enfants de réfugiés ne peut donc faire l’économie des problèmes de filiation et de transmission de l’univers psychique et culturel des parents. Les événements traumatiques pour les parents peuvent encore de manière transgénérationelle avoir un effet traumatique chez les enfants par un effet de répétition et de projection d’autant plus que les enfants le recevront de manière désorganisée et sans élaboration psychique préalable. Une synthèse de la très importante revue des travaux sur la transmission des traumatismes (menés principalement aux États-Unis) étoffera d’abord cette hypothèse qui sera ensuite mise à l’épreuve des faits à travers une présentation de cas d’enfant Cambodgien réfugié en France avec sa famille. Cette hypothèse ouvre la voie d’un relais thérapeutique qui, à sa manière, réinterroge le concept de suppléance familiale en offrant à l’enfant les conditions d’une recherche de sens et de remobilisation active.

Calicis Florence, La transmission transgénérationnelle des traumatismes et de la souffrance non diteThérapie Familiale 3/2006 (Vol. 27) , p. 229-242

Résumé : La transmission transgénérationnelle des traumatismes et de la souffrance non dite. – Cet article traite de la transmission transgénérationnelle des traumatismes et de la souffrance. Il tente d’élucider ces mécanismes étonnants de transmission des traumatismes d’une génération à l’autre et de dégager des pistes cliniques pour approcher les souffrances transgénérationnelles engrangées dans le psychisme. Je m’appuierai sur différentes théories et approches cliniques qui m’ont aidée à affiner mon abord de ces situations: – Le modèle de transmission intergénérationnelle des traumatismes d’E. Tilmans (1995). – Le concept de transfert de K. Stettbacher (1991). – Les processus de sélection/amplification et de cristallisation/pathologisation décrits par G. Ausloos (1995). – La clinique du fantôme, de N. Abraham et M. Torok (1978), récemment revisitée par S. Tisseron (2004). – La méconnaissance de la réalité de M. Selvini (1995). A travers des illustrations cliniques, je montrerai que, plus encore que le traumatisme en soi et la souffrance associée, ce sont les secrets, les non-dits, la dissimulation de la réalité et de la souffrance vécue qui sont pathogènes, et tout particulièrement pour la génération qui suit.

Chagnon Jean-Yves,  Peut-on tuer (violer) par procuration ? Traumatisme et transmission transgénérationnelle, L’Évolution Psychiatrique, Volume 75, Issue 1, January–March 2010, Pages 45–59

Résumé : L’article envisage la possibilité que certains délits ou crimes familiaux puissent être induits inconsciemment auprès de l’auteur par un membre de la famille. Plusieurs vignettes cliniques sont présentées, dont l’une d’un adolescent ayant maltraité sa cousine, ce qui a entraîné le décès de celle-ci. Si l’adolescent agit pour son propre compte, il répète également à son insu l’histoire et la problématique maternelle. Les principaux travaux sur les processus de transmission inter- et transgénérationnelle des phénomènes de maltraitance et des traumatismes sont rappelés. L’identification projective mutuelle serait à l’œuvre. L’article se termine par un plaidoyer pour l’investigation (l’expertise) et la prise en charge du groupe familial bien au-delà du seul auteur.

Dellucci Hélène Les neurones miroirs : une nouvelle clé pour comprendre les traumatismes transmis ?Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux 2/2009 (n° 43) , p. 197-216

 Durastante Richard, Les modalités de la transmission traumatique, Adolescence et addictions, 2011, De Boeck Supérieur

Résumé : Après avoir établi un lien entre les modalités addictives du lien familial et le transgénérationnel, nous allons à présent aborder les mécanismes de passage d’éléments traumatiques d’une génération à l’autre.L’ idée principale que nous souhaitions développer ici est la suivante : le traumatisme cumulatif constituerait un mode d’actualisation pour les éléments bruts du transgénérationnel. C’est par…

Faimberg  H. Le télescopage des générations. In Kaës R., Faimberg H., Enriquez M., Baranes J.-J. : Transmission de la vie psychique entre générations, Dunod, Paris, 1993.

Feldman IB, Transmission transgénérationnelle du trauma par les victimes et par les agresseurs, Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology, Avril 2008, Tome 6, No. 3

Résumé : Dans cette étude, l’auteur montre qu’il y a une véritable « Loi du silence », qui s’impose tant chez les victimes que chez les agresseurs, lors de la transmission du traumatisme. Commemodèle de victimes, l’auteur a pris les « enfants cachés » (en France pendant la Shoah), afin de démontrer cette loi du silence, qui a entraîné le fait que pendant longtemps, ces victimes n’ont pas parlé à leurs enfants. Pour ce qui est des bourreaux, l’auteur parle des Allemands d’après guerre, et il montre que le silence s’est aussi installé de telle sorte que les enfants de la première génération n’ont pas su ce qui s’était vraiment passé pendant la deuxième guerre mondiale. Enfin l’auteur a montré que ce silence a permis la perpétuation du comportement et de victimes et d’agresseurs. Néanmoins, dans les deux cas, ce sont les petits enfants, qui ont commencé à questionner leurs grands-parents, et ont permis de faire une tant soit peu la lumière sur ce qui s’était vraiment passé.

Fossion, Rejas MC, Pelc I, Linkowski P & Hirsch S, Résilience familiale et transmission transgénérationnelle du traumatisme de la Shoa, Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, Volume 164, Issue 2, March 2006, Pages 115–119

Résumé : Dans certaines familles traumatisées, l’ensemble de l’énergie est utilisé par un travail de deuil impossible et par des mécanismes de survie. La « mémoire de rappel », c’est-à-dire la mémoire du passé et du deuil, domine, alors que la « mémoire d’appel », c’est-à-dire la mémoire de la vie, est étouffée. Face à ces situations cliniques, le travail du thérapeute est de revaloriser la mémoire d’appel et de remettre à sa juste place la mémoire de rappel : sans la nier, il faut l’empêcher de définir le présent. Dans le présent article, nous montrons comment la relation entre grands-parents et petits-enfants peut être mobilisée afin de réactiver les aspects sains de la transmission transgénérationnelle et d’augmenter la résilience des familles de survivants de la Shoah.

Heyrend Françoise, Lepastier Samuel, Atteintes du corps et transmission transgénérationnelle des traumatismes, L’Évolution Psychiatrique, Volume 74, Issue 4, October–December 2009, Pages 511–524

Résumé : Ayant été au contact d’une population, principalement féminine et adolescente ayant recours à des conduites d’automutilations, nous avons été conduits à nous interroger sur la signification de ces actes. Nous avons relevé, dans plusieurs cas, la place majeure d’une pathologie transgénérationnelle. Toutefois, celle-ci ne résulte pas tant, comme c’est le plus souvent le cas, d’un non-dit ou de l’existence d’un secret de famille mais bien davantage d’une épreuve, l’atteinte du corps d’un ancêtre, qui n’a pu être symbolisée. Si l’automutilation a un sens, elle ne constitue pas pour autant, sauf lorsqu’elle est ritualisée, un langage. Nous détaillons une observation privilégiée, celle de Maria. Nous confrontons nos hypothèses aux données de la littérature.

Kaes R., Faimberg H., Enriquez M., Baranes J.-J. Transmission de la vie psychique entre générations, Dunod, Paris, 1993

Metz Claire, Razon Laure Violences conjugales et transmission transgénérationnelle. Que devient l’enfant témoin ?  , L’Évolution Psychiatrique, Volume 80, Issue 3, July–September 2015, Pages 515–523

Résumé : Dans cet article, nous tentons de mettre à jour les conséquences de la violence conjugale sur le devenir de l’enfant qui en est témoin. Nous montrons que si la violence est inhérente à l’humain et même constitutive du sujet dans l’instauration des premiers liens parentaux, l’un de ses devenirs lorsqu’elle n’est pas suffisamment symbolisée et dépassée est de prendre place du côté de l’acte. Notre objectif est également à travers notre analyse de montrer à quel point sortir de la dichotomie victime-auteur permet d’accéder à la scène intérieure tant du sujet que de la famille et de dénouer quelque peu la complexité des enjeux lorsque chacun est pris d’une place ou d’une autre dans la dimension d’une violence destructrice faisant loi.

Nicolo Anna Maria, Strinati Eleonara, Transmission du traumatisme et défense transpersonnelle dans la familleCahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux 1/2007 (n° 38) , p. 61-79

Résumé : L’auteur aborde la transmission à propos d’événements traumatiques ayant touché une famille dans son passé : elle souligne que ce qui est transmis n’est pas seulement le souvenir de l’événement traumatique ou le vécu qui l’a accompagné, mais surtout les réponses au traumatisme, la réorganisation après l’événement et les défenses transpersonnelles mises en œuvre par la famille et par ses membres pour se protéger.

Monhonval Pauline, Lotstra Françoise, Transmission transgénérationnelle des traits acquis par l’épigénétique, Cahiers de psychologie clinique 2014/2 (n° 43)

Résumé : La découverte récente des mécanismes épigénétiques associés au stress précoce permet de questionner sous un nouvel angle la question complexe de l’étiologie des maladies mentales ainsi que la transmission transgénérationnelle des traits acquis. Cet article qui vise à informer les professionnels de la santé mentale passe en revue les données les plus actuelles sur ce sujet.

Savin Bernard, Crime et familleLe Divan familial 1/2001 (N° 6) , p. 35-42

Résumé : Le crime perpétré par un membre d’une famille provoque un traumatisme important dans son sein. D’autant que l’acte criminel vise, parfois, à tenter de remettre en travail psychique les effets d’un traumatisme familial transgénérationnel, d’un événement réel, ancien, qui n’a pu être élaboré psychiquement et intégré à l’histoire mythique familiale. La thérapie familiale psychanalytique, en prison, permettra à la famille d’intégrer l’événement criminel à son histoire et d’initier ou de poursuivre l’élaboration d’un traumatisme familial ancien d’essence transgénérationnel.

Stéphanos S., (1991), Le traumatisme transgénérationnel, Psychothérapies, XI, 2, 87-96.

Tilmans-Ostyn E. (1995) : La thérapie familiale face à la transmission intergénérationnelle de traumatismes, Thérapie familiale, Genève, 16,2,163-183.


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