Conséquences des violences conjugales sur la santé psychologique des victimes, prise en charge par la thérapie EMDR

Conséquences des violences conjugales sur la santé psychologique des victimes, prise en charge par la thérapie EMDR

Thèse de doctorat en Psychologie Conséquences des violences conjugales sur la santé psychologique des victimes, prise en charge par la thérapie EMDR, d’Alicia Schmitt, sous la direction de Cyril Tarquinio, soutenue le 22 novembre 2011, à Metz , dans le cadre de PIEMES – Ecole Doctorale Perspectives Interculturelles : Ecrits, Médias, Espaces, Sociétés , en partenariat avec APEMAC – Approches psychologiques et épidémiologiques des maladies chroniques – EA 4360 (laboratoire) .

Résumé :

Les violences conjugales représentent un problème de santé public majeur. En 2011, en France, tous les 2,5 jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Les violences conjugales résultent de la conjonction de facteurs individuels, conjugaux, sociaux mais également culturels, qui seront détaillés dans cette recherche qui présentera également l’état de l’art concernant les conséquences de ces violences, leurs possibilités de prise en charge et la thérapie EMDR. Quatre études ont été menées dans cette recherche. La première porte sur les conséquences des violences conjugales auprès d’un public de femmes bénéficiant d’un accompagnement social. Il s’agissait d’apporter une contribution aux résultats déjà observés dans la littérature. La seconde étude porte sur la prise en charge de 5 femmes ayant vécu un évènement traumatique en couple et s’étant séparées de leur agresseur. La thérapie EMDR donne des résultats véritablement encourageants, ce qui nous amène à la tester auprès d’un public plus lourdement traumatisé, ayant vécu des violences conjugales d’intensité et de nature variable, durant de nombreuses années (étude 3). Les résultats de l’étude 3 mettent en évidence l’importance de l’adaptation de l’outil thérapeutique à la problématique de la victime et les limites de l’utilisation de l’EMDR auprès de certains types de publics, dont les victimes de violences conjugales. Une analyse de contenu des séances EMDR nous a permis d’affiner nos analyses grâce à une vignette clinique présentée dans l’étude 4. De plus, des personnes n’ayant pas pu être intégrées dans le protocole expérimental ont malgré tout été suivies, ce qui permet une réflexion autour de l’adéquation de la méthode thérapeutique et du cadre expérimental à la victime grâce à une étude de cas, également présentée dans l’étude 4. Toutes ces observations permettront l’émergence de suggestions concernant la prise en charge des victimes de violences conjugales

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