
Deux facettes du retour à la vie après le service : Esther Frias et Gary Turner témoignent de leur parcours EMDR
Mis à jour le 20 octobre 2026
Deux témoignages éclairent d’une manière complémentaire le rôle de l’EMDR dans le parcours de reconstruction des vétérans. Le premier est celui d’Esther Frias, ancienne militaire de la US Navy d’origine mexicaine, publié le 14 janvier 2026 sur VANews, le site d’information officiel du Department of Veterans Affairs américain. Son récit : trauma sexuel militaire (MST — Military Sexual Trauma) et trauma de combat, descente vers le sans-abrisme, reconstruction progressive, création d’un organisme à but non lucratif pour les vétérans et leurs familles en Imperial County (Californie).
Le second est celui de Gary Turner, vétéran britannique des Royal Marines et de la Royal Navy, publié le 24 février 2026 dans Royal Navy News. Son récit : retour d’un déploiement dans le Golfe en 2020, hospitalisation pour Covid et burn-out, ESPT non diagnostiqué pendant près de cinq ans, diagnostic formel en octobre 2024, puis thérapie EMDR financée par la Royal Marines Charity pour lui et son épouse.
Ces deux témoignages, bien que reliés par le statut de vétéran, illustrent deux dimensions très différentes de la reconstruction : la reconstruction sociale et maternelle pour Esther Frias, qui retrouve un logement, un métier, puis crée un organisme ; la reconstruction conjugale et familiale pour Gary Turner, dont l’épouse bénéficie elle aussi de la thérapie pour accompagner la souffrance partagée.
En bref
Esther Frias décrit un parcours post-déploiement marqué par une transformation brutale à son retour : « je buvais beaucoup, je n’étais plus aussi sociable, j’étais super irritée tout le temps, et j’étais en colère contre les hommes ». Elle traverse la peur de perdre la garde de son fils, une perte d’emploi, la rencontre décisive avec un vétéran lors d’une démarche de soins au VA San Diego Healthcare System, puis une série d’événements Stand Down qui lui donnent accès à un logement stable. Elle énumère les outils thérapeutiques qu’elle a utilisés et mentionne explicitement la thérapie cognitivo-comportementale, l’exposition prolongée et l’EMDR.
Gary Turner décrit un tableau post-traumatique resté invisible pendant cinq ans, un diagnostic tardif d’ESPT en octobre 2024, et le tournant produit par la thérapie EMDR financée par une association. Sa formulation sur ce qui a changé dans le foyer est dense : « Cela a ramené la compréhension, des outils pour faire face et le calme dans notre foyer. La récupération est devenue possible. »
Esther Frias : ancienne militaire de la US Navy (Californie)
Le contexte biographique
Esther Frias a grandi à Los Angeles, dans une famille d’immigrants mexicains. Elle se souvient avoir regardé avec son père les émeutes de Los Angeles de 1992 à la télévision. Son père lui disait : « J’ai hâte que mes enfants soient dans l’armée et servent ce grand pays. » Après les attentats du 11 septembre 2001, elle décide de s’engager — quelques mois après la naissance de son premier fils, elle part au camp d’instruction de la Navy.
Le déploiement et le trauma
De 2009 à 2011, Frias est déployée à l’étranger, laissant son fils alors âgé de 7 ans. Durant ce déploiement, elle subit un trauma sexuel militaire (MST — Military Sexual Trauma) — sans que l’article précise les circonstances. Son état d’esprit de combat la maintient en fonction : « On encaisse et on continue [We suck it up and drive on]. »
Le retour à la vie civile
Les effets surgissent dès son retour au pays :
« Quand je suis rentrée, j’étais très différente. Je buvais beaucoup, je n’étais plus aussi sociable, j’étais super irritée tout le temps, et j’étais en colère contre les hommes. »
Elle entreprend néanmoins une licence en travail social, apprend ce qu’est l’ESPT, et partage ses découvertes avec son fils (alors âgé de 9 ans) pour l’aider à comprendre ce qu’elle traverse. Mais un événement la confronte à un seuil critique : « Après la peur de perdre la garde de [mon fils], j’ai commencé à prendre la thérapie plus au sérieux. »
Elle relève un point clinique important pour les cliniciens français qui accompagnent des parents vétérans : « C’est quelque chose que je vois chez beaucoup de nos Veteran parents. Ils ont peur de chercher de l’aide parce qu’ils sentent que leurs enfants vont leur être retirés. »
Le basculement dans le sans-abrisme et la rencontre décisive.
Lorsque Frias perd son emploi au Military and Veteran Success Center de l’Imperial Valley College, son frère et sa meilleure amie l’encouragent à demander de l’aide au VA San Diego Healthcare System. Elle y rencontre un vétéran plus âgé qui lui dit qu’elle lui rappelle sa fille. La scène est précise :« Il m’a touché la main, et il m’a dit : « Tu vas t’en sortir, petite… » Quand je suis ressortie, c’est lui qui m’a présenté aux Stand Downs, et c’est là que ma vie a complètement changé. »
Les Stand Down sont des événements proposant nourriture, vêtements, bilans de santé et services aux vétérans sans abri ou en risque de l’être. Esther Frias assiste à tous ceux qu’elle peut, rencontre une responsable de dossier (case manager) qui l’aide à se loger avec son fils : « Je me souviens du soulagement que j’ai ressenti en regardant mon fils partir à l’école depuis la fenêtre de notre nouvelle maison. »
Le travail thérapeutique et les outils mobilisés.
Frias rapporte dans ses propres mots la pluralité des approches qu’elle a suivies : « J’ai commencé à être plus intentionnelle et à appliquer les outils que mon thérapeute et mon psychiatre me proposaient. J’ai tout fait : thérapie cognitivo-comportementale, Prolonged Exposure et Eye Movement Desensitization and Reprocessing, et c’était juste formidable. Tout était formidable. J’ai appris beaucoup de compétences pour être intentionnelle, présente et gérer beaucoup de mes déclencheurs. »
Elle participe également à des groupes d’Alcoholics Anonymous, à des groupes MST, à des groupes de vétérans de combat, à des séances d’expression artistique. Elle s’inscrit au dispositif HUD-VASH (Housing and Urban Development – Veterans Affairs Supportive Housing).
Le retournement
Frias finit par acheter une maison avec son fils devenu majeur, qui avait économisé 18 000 dollars : « Depuis, j’ai tellement grandi. »
Elle fonde sa propre organisation à but non lucratif, VetConnect, destinée à accompagner les vétérans et leurs familles en Imperial County (Californie). Son objectif : « Je ne veux jamais qu’un vétéran ou un membre de sa famille se sente impuissant comme je l’ai été. Donc, c’est formidable et c’est juste du carburant pour mon âme. »
Gary Turner : vétéran des Royal Marines et de la Royal Navy (Royaume-Uni)
Le contexte biographique
Gary Turner a d’abord servi comme musicien des Royal Marines, puis a basculé dans la Royal Navy comme officier logisticien (Logistics Officer). Il a servi 11 993 jours en uniforme, chiffre qui donnera plus tard son sens au défi qu’il s’impose.
Le déclenchement du tableau clinique
En 2020, il rentre d’un déploiement dans le Golfe. Il passe un temps à l’hôpital pour Covid, burn-out et ESPT non diagnostiqué, avant d’être libéré du service en décembre 2020. Déterminé à reprendre pied, il commence un poste civil exigeant seulement six semaines après sa sortie d’hôpital — à RNAS Yeovilton, où il est responsable de 90 personnes et de 750 millions de livres sterling de stock d’aéronefs. « À l’époque, cela semblait être la bonne chose à faire. En réalité, je ne me suis jamais complètement remis, ni physiquement, ni mentalement. »
Cinq années de tableau clinique sous-estimé
Turner est médicalement classé à un niveau inférieur, suit des cours de récupération au Defence Medical Rehabilitation Centre Stanford Hall. Vers l’extérieur, il continue d’être utile à sa communauté, soutient le South Western Ambulance Service, s’engage bénévolement comme Community First Responder. Mais sous la surface : « Mes humeurs étaient basses, ma patience courte, et la frustration débordait souvent. Pendant près de cinq ans, ma famille a vécu avec de la tension et de l’incertitude. »
Le diagnostic formel
En octobre 2024, il retourne au DMRC et reçoit un diagnostic formel d’ESPT, associé à une fatigue chronique, un long Covid et une dépression.
Le tournant thérapeutique
Tout change quand il se tourne vers la Royal Marines Charity (association caritative pour les Royal Marines) : « Ils n’ont pas simplement écouté. Ils ont agi. »
La décision importante de l’association : financer l’EMDR non seulement pour lui, mais également pour son épouse, reconnaissant que le trauma affecte la famille entière. « Cela a ramené la compréhension, des outils pour faire face et le calme dans notre foyer. La récupération est devenue possible. »
Le défi de reconstruction
Gary Turner termine un défi symbolique : 11 993 exercices de rééducation, à raison d’au moins 150 par jour (un exercice par jour de service en uniforme), qu’il devait terminer le week-end du Mountbatten Festival of Music des 20 et 21 mars. Son objectif avoué : « Ce défi, c’est pour rendre ce qui m’a été donné, et pour mettre en lumière la réalité : la blessure mentale est souvent invisible. »
Ce que ces deux témoignages ont en commun
1. Un trauma multiple et cumulatif
Esther Frias cumule trauma de combat et trauma sexuel militaire. Gary Turner cumule burn-out, Covid et trauma de déploiement. Dans les deux cas, le trauma ne se résume pas à un événement ponctuel mais à un ensemble de facteurs intriqués — ce qui est typique de la clinique des vétérans.
2. Un décalage temporel important avant le diagnostic.
Esther Frias développe des symptômes dès son retour en 2011, mais il faudra des années et la menace de perdre la garde de son fils pour qu’elle prenne la thérapie au sérieux. Gary Turner doit attendre octobre 2024, soit près de quatre ans après son retour du Golfe et cinq ans pendant lesquels son entourage subit les conséquences, pour obtenir un diagnostic formel.
3. Un fonctionnement apparent qui masque la souffrance.
Les deux continuent à occuper des fonctions : Esther Frias dans le travail social, Gary Turner dans la logistique et l’engagement civique (ambulance, First Responder). Cette capacité à fonctionner en surface tout en s’effondrant en profondeur est une constante dans les tableaux post-traumatiques des premiers secours et des militaires.
4. L’EMDR comme composante d’un dispositif plus large
Ni Esther Frias ni Gary Turner ne présentent l’EMDR comme une baguette magique. Esther Frias la liste au milieu d’autres outils (TCC, Prolonged Exposure, groupes, art-thérapie, AA). Gary Turner décrit une trajectoire qui inclut les centres de réadaptation militaires avant que l’EMDR ne devienne déterminante. L’EMDR s’inscrit dans un cadre pluriel où elle a sa fonction propre sans prétendre au monopole.
5. Une dimension familiale centrale
Chez Esther Frias, c’est son fils qui est au cœur du récit : la peur de le perdre, la scène de le regarder partir à l’école par la fenêtre, le fait qu’il achète la maison avec elle. Chez Gary Turner, c’est le couple qui est au cœur du soin : l’EMDR est financée pour lui et pour son épouse par la Royal Marines Charity. Les deux récits montrent que le trauma militaire est un trauma de système, pas seulement un trauma individuel.
6. Une transformation de la souffrance en engagement.
Esther Frias fonde VetConnect. Gary Turner se lance dans un défi public de 11 993 exercices pour sensibiliser à l’ESPT et lever des fonds. Dans les deux cas, l’engagement public prolonge le travail thérapeutique — sans s’y substituer.
Zoom : pourquoi financer l’EMDR du couple ?
Le choix de la Royal Marines Charity de financer l’EMDR pour Gary Turner et son épouse mérite d’être souligné. Ce n’est pas simplement un geste de générosité : c’est la reconnaissance d’un fait clinique documenté : le trauma militaire est un trauma familial.
La littérature clinique et empirique montre depuis plusieurs décennies que les conjoint·e·s et enfants de vétérans souffrant d’ESPT présentent eux-mêmes des taux élevés de détresse psychologique, de tension conjugale, de difficultés relationnelles, et parfois de symptômes de trauma secondaire ou vicariant. Les tensions décrites par Gary Turner : « des humeurs basses, une patience courte, la frustration qui débordait » sur près de cinq ans — sont des expériences vécues à deux, voire à trois ou quatre, et non à une seule personne.
Financer une thérapie individuelle seulement, c’est soigner une partie du système et laisser l’autre partie porter seule les conséquences. Financer les deux, c’est reconnaître que la réparation est relationnelle autant qu’individuelle. C’est aussi, en pratique, un facteur protecteur du résultat clinique : un conjoint non accompagné peut involontairement maintenir les dynamiques de tension qui entravent le rétablissement ; un conjoint accompagné peut devenir un ressource active de soutien.
Pour les cliniciens français, cette approche interroge : dans quelle mesure les dispositifs existants permettent-ils de proposer un travail conjoint au couple ou à la famille d’un patient en ESPT ? Les Maisons des Adolescents, certains centres de psychotraumatologie, les UHSI militaires, certains CMP, mais aussi les thérapeutes en libéral, peuvent tous contribuer à cette dimension — si les conjoint·e·s sont pensé·e·s comme des patient·e·s à part entière plutôt que comme des accompagnants passifs.
À retenir pour la pratique clinique
Le trauma cumulatif des vétérans demande une conceptualisation élargie. Combat + MST (Frias), déploiement + Covid + burn-out (Turner) : ces tableaux ne se résolvent pas par le traitement d’une seule mémoire-cible. La phase 1 de l’histoire clinique doit être généreuse, prendre le temps de cartographier les strates traumatiques, et la conceptualisation de cas EMDR doit anticiper un travail sur plusieurs cibles et plusieurs périodes.
Le MST est une catégorie clinique spécifique. Le trauma sexuel militaire combine la violence de l’agression et la rupture du lien à l’institution militaire (chaîne de commandement, camarades, « mission »). Frias décrit cette combinaison : elle rentre chez elle « en colère contre les hommes ». Pour les cliniciennes et cliniciens recevant des femmes militaires ou ex-militaires, la reconnaissance de cette catégorie (différente d’un viol civil par sa dimension institutionnelle) est importante.
Anticiper la peur de perdre la garde des enfants. Le point clinique que soulève Esther Frias, « ils ont peur de chercher de l’aide parce qu’ils sentent que leurs enfants vont leur être retirés », est valable bien au-delà du contexte militaire. Cette peur peut retarder la demande de soin pour tous les parents en détresse psychique. Une information claire sur ce qu’implique (ou pas) une démarche thérapeutique pour la parentalité est précieuse en phase 1.
Chercher les rencontres décisives plutôt que les diagnostics précoces. Le récit de Frias montre qu’une rencontre humaine informelle, un vétéran dans la salle d’attente du VA, peut avoir plus d’impact qu’une consultation formelle. Les cliniciens peuvent soutenir les patients dans l’identification de leurs propres « entre-deux » de rencontre (groupes de pairs, associations, événements communautaires) qui rendent la demande d’aide possible.
Dépister le fonctionnement apparent comme un drapeau clinique. Turner continue à prendre un poste exigeant six semaines après sa sortie d’hôpital. Frias poursuit des études pendant qu’elle boit et s’effondre socialement. Les deux continuent à servir leur communauté par moments. La capacité à continuer à fonctionner ne veut pas dire absence de trauma : elle peut au contraire masquer un tableau clinique sévère. Pour les cliniciens, poser la question : « comment vous en sortez-vous vraiment quand vous êtes seul·e ? » peut ouvrir un espace de parole que les performances publiques verrouillent.
Intégrer le conjoint ou la conjointe dans la réflexion clinique, même quand le cadre ne le permet pas formellement. L’approche de la Royal Marines Charity est enseignante : le trauma d’un membre devient un trauma du système familial. Pour les cliniciens en libéral qui n’ont pas forcément accès à un dispositif formalisé de thérapie de couple ou familiale, au moins penser le conjoint comme co-acteur du rétablissement (séances d’information, rencontres ponctuelles, recommandation d’un accompagnement parallèle) est une piste à explorer systématiquement dans les cas d’ESPT sévère.
Reconnaître que l’EMDR s’intègre dans un dispositif pluriel. Frias liste explicitement TCC, Prolonged Exposure et EMDR comme trois thérapies qui l’ont aidée. Aucune n’exclut les autres. Pour les cliniciens, cette pluralité est à accueillir : l’EMDR peut être l’outil décisif pour certains patients, mais rarement la seule intervention nécessaire : d’autant plus dans les tableaux de trauma complexe et de poly-trauma.
Le diagnostic tardif est la règle, pas l’exception. Près de cinq ans pour Turner. Des années pour Frias avant de prendre la thérapie au sérieux. Les cliniciens qui reçoivent des patients « en retard » pour leur trauma peuvent se rappeler que ce retard est fréquent, voire normatif dans les populations militaires et de premiers secours. L’attitude clinique n’est pas de culpabiliser le retard, mais de l’intégrer dans le calendrier de la prise en charge.
L’engagement public comme prolongement thérapeutique, pas comme condition de guérison. Frias fonde VetConnect, Turner relève un défi symbolique : ces engagements sont possibles parce que le travail thérapeutique a produit ses effets, non parce qu’ils sont des étapes obligatoires. Pour les cliniciens, ne pas prescrire l’engagement public comme un but thérapeutique, tout en l’accueillant comme indicateur possible de consolidation.
L’importance des dispositifs institutionnels et associatifs. Le VA américain, la Royal Marines Charity britannique : les deux parcours reposent aussi sur des dispositifs qui rendent les soins accessibles. En France, les équivalents peuvent être l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONaCVG), le Service de Santé des Armées, les UHSI militaires, les dispositifs d’aide aux familles de militaires, ou certaines associations spécialisées (Terre Fraternité, Solidarité Défense, etc.). Une connaissance de ce paysage institutionnel permet d’orienter efficacement les patients militaires et leurs familles.
Prudence épistémologique. Ces deux témoignages sont des récits subjectifs relayés par la presse institutionnelle (VANews, Royal Navy News). Ils ne constituent pas une démonstration d’efficacité. Ils ont même une caractéristique particulière : étant publiés sur des sites officiels (le Département des Vétérans américain et la Royal Navy britannique), ils relèvent aussi d’une communication institutionnelle qui met en avant les parcours de résilience. Cette dimension ne disqualifie pas les récits, Frias et Turner parlent bien en leur nom propre, mais elle incite à ne pas surinterpréter leur caractère prescriptif. Ils témoignent d’une possibilité du rétablissement, pas d’une garantie.
Sources
Esther Frias :
- Liu, S. (2026, 14 janvier). Homeless Veteran gains stability and starts non-profit to help Veterans. VANews, VHA Homeless Programs Office, U.S. Department of Veterans Affairs. https://news.va.gov/144468/homeless-veteran-stability-starts-non-profit/
- Organisation fondée par Esther Frias : VetConnect (Imperial County, Californie).
Gary Turner :
- Royal Navy News (2026, 24 février). Veteran’s challenge to support families impacted by PTSD. Royal Navy, section Community/Fundraising. https://www.royalnavy.mod.uk/news/2026/february/24/20260224-veterans-challenge-to-support-families-impacted-by-ptsd
- Défi soutenu par la Royal Marines Charity.
Aller plus loin
Formation(s) : Formation initiale en EMDR
Dossier(s) : Témoignages de patients en EMDR



