EMDR : Tarquinio fait les gros yeux

EMDR : Tarquinio fait les gros yeux

Un article EMDR : Tarquinio fait les gros yeux, de Laurence Schmitt, publié par le Républicain Lorrain.

Dans sa dernière édition, Le Canard Enchaîné stigmatise certaines pratiques universitaires qualifiée de bobologues, suite notamment au courrier d’une douzaine de sommités médicales et scientifiques s’insurgeant de l’entrée à al faculté de la  » méditation de pleine conscience  » ou de l’EMDR, par exemple. Notant au passage les coûts des diplômes.

D’entrée d’article, c’est l’Université de Lorraine qui est pointée du doigt, elle qui accueille  » l’EMDR censée soigner les traumas enfouis par de simples mouvements des yeux « , relate l’hebdomadaire. Il n’en fallait pas plus pour faire bondir le Pr Cyril Tarquinio directeur de l’équipe de psychologie de la santé à l’Université de Lorraine, du master psychologie clinique et de la santé et du tout récent Centre Pierre Janet dédié à la prise en charge des thérapies non médicamenteuses. Ainsi, l’EMDR, procédé avec ses limites mais qui, bien utilisé, obtient depuis les années 90 des succès dans les traitements post-traumatiques qui intéressent la communauté scientifique à travers le monde.

 » Oui, on peut soigner avec des mouvements des yeux. Même si cela fait sourire quand on ne fait pas l’effort d’aller voir ce qu’il y a derrière « , répond au Canard Enchaîné le Pr Tarquinio. Son courrier de 6 pages, largement circonstancié, cite bon nombre de publications scientifiques internationales sur le sujet.   » La psychothérapie EMDR a été reconnue par l’INSERM en 2004, par l’OMS en 2013 et plus récemment par la Haute autorié de santé comme un traitement de choix pour la prise en charge de l’état de stress post-traumatique et des troubles relationnels de manière générale « , poursuit l’université.

Congrès en novembre

 » Qu’on le veuille ou non « , argumente encore le Pr Tarqunio,  » il y a quelque chose de suffisamment convaincant dans cette approche pour fédérer les spécialistes du traumatisme au niveau mondial. Pour nous, chercheurs, cette approche est un objet d’évaluation intéressant, car si les effets positifs ne sont plus contestables aujourd’hui, la question des processus en jeu reste à découvrir.  » En clair, les chercheurs savent que ça marche mais ne comprennent pas pourquoi. Alors les travaux se poursuivent pendant que les scientifiques encadrent la pratique. Plusieurs thèses de doctorats ont été soutenues et différentes universités européennes enseignent la formation.

Les 17 et 18 novembre à l’Arsenal à Metz, aura lieu un congrès sur le thème : EMDR et dissociation. Quatre cents personnes sont inscrites. Pour le Pr Tarquinio, le signe d’un évident intérêt scientifique. Qui n’a rien à voir avec l’envie de remplir les caisses de l’Université, comme le laissait entendre l’article du Canard : 3200 euros les 145 heures de cours.  » Je peux produire le budget validé par le CA de l’Université de Lorraine  » dégaine le chercheur. « Ceci mettra en évidence la valeur d’une formation lorsqu’elle n’est portée ni par l’Etat, ni par des labos pharmaceutiques. « .

Lire l’article EMDR : Tarquinio fait les gros yeux sur le site du Républicain Lorrain

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