EMDR, TCC, hypnose… Le pouvoir des thérapies brèves pour se relever vite et bien

Un article EMDR, TCC, hypnose… Le pouvoir des thérapies brèves pour se relever vite et bien, de Caroline Michel, sur le site du Magazine Elle

Extraits

Loin de l’image du divan, les thérapies dites brèves sont accessibles et promettent des résultats rapides. Mais quels outils proposent-elles ? Comment agissent-elles ? Faut-il se laisser séduire par cette nouvelle forme de thérapie ? On en discute.

Lorsque l’on décide d’entamer une thérapie, on se retrouve rapidement face à un grand nombre de plaques professionnelles aux intitulés différents. Il y a les psychiatres, les psychothérapeutes, les psychologues, les psychologues cliniciens, les psychanalystes, mais aussi les hypnothérapeutes, les thérapeutes EMDR, les Gestalt-thérapeutes… Une liste non exhaustive au milieu de laquelle nous peinons à nous repérer, d’autant qu’aujourd’hui, une forme de thérapie fait régulièrement parler d’elle : la thérapie brève.

Une thérapie à part entière, qui vient compléter la liste ? Pas vraiment. Le terme « brève », en premier lieu, se réfère à la notion de durée : elle avoisine la dizaine de séances et traverse parfois les grands courants de pensées.

« Le terme de psychothérapie, ou de thérapie, recouvre beaucoup de méthodes », explique d’entrée de jeu Marie-Agnès Chauvin, psychologue jungienne et hypnothérapeute. En somme, il est possible de suivre une thérapie auprès d’un psychiatre, d’un psychologue ou d’un psychanalyste dès lors qu’ils sont thérapeutes – c’est-à-dire qu’ils ont accusé un certain nombre de formations et de pratiques supervisées avant d’exercer. « Toutes les thérapies ont un même objectif : aider le patient à dénouer les problèmes de vie en acquérant de nouvelles ressources. Certaines se focalisent sur un changement conscient de comportement quand d’autres cherchent à faire intégrer par la conscience des contenus refoulés dans l’inconscient », explique Marie-Agnès Chauvin, qui ajoute que « nous passons tous par le refoulement ».

En bref, il existe deux grandes familles de thérapies, la première se base sur l’inconscient – on creuse du côté des informations refoulées – et la seconde s’appuie sur le présent et le passage à l’action – que l’on pourrait presque assimiler à du coaching.

La grande distinction entre les thérapies brèves et longues, au-delà de la durée, s’inscrit justement dans ces deux approches : « Les thérapies longues s’intéressent au pourquoi, les thérapies brèves au comment. On peut les séparer de manière caricaturale : les unes mettent l’accent sur la compréhension, les autres sur les comportements et l’action », simplifie Marie-Agnès Chauvin. Pour autant, il convient de préciser que certaines thérapies brèves flirtent avec l’inconscient : si la thérapie brève cherche d’abord à traiter nos symptômes, elle n’hésite pas à « collaborer » avec l’inconscient, pour le faire « parler » certes, mais aussi pour lui apporter de nouvelles informations et ainsi modifier nos mécanismes de pensées, nos réflexes, nos habitudes. (…)

« Tous ces outils font appel au corps, aux sensations, explique Marie-Agnès Chauvin. Puisque nous ne sommes pas toujours capables d’identifier des évènements traumatisants ou marquants du passé, ni non plus de mettre des mots dessus, nous pouvons revivre leur impact émotionnel et sensoriel afin de mieux les supporter au présent. » Un phobique des araignées pourra se confronter à sa peur lors d’une séance d’hypnose, via des visualisations et l’élaboration d’autosuggestions à soumettre à son inconscient.

L’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) pourra également être un soutien : cette psychothérapie se base sur le mouvement des yeux et a pour objectif de modifier notre perception d’un traumatisme – à défaut de l’oublier. Ces méthodes n’invitent pas forcément à comprendre l’origine de la phobie mais on peut creuser la question avec une thérapie classique qui complétera le travail.

Lire l’article EMDR, TCC, hypnose… Le pouvoir des thérapies brèves pour se relever vite et bien complet sur le site elle.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *