Enquête nationale sur la santé mentale des jeunes enfants

L’agence nationale Santé publique France a annoncé qu’elle allait lancer au printemps 2022 une enquête pour « suivre dans le temps la santé mentale des enfants de moins de 11 ans » et établir des indicateurs dans ce domaine. 

 

La crise liée à la pandémie de COVID-19 a fait émerger un besoin et une demande forte tant des professionnels, que des parents et des jeunes, d’accompagnement, de prise en charge et de prévention des troubles de la santé mentale chez les enfants et les jeunes. Par ailleurs, des études menées par Santé publique France auprès des services d’urgence confirment un plus grand nombre de recours à ces services pour des troubles psychologiques survenus chez les enfants et adolescents. C’est dans ce contexte que le Président de la République a annoncé le lancement d’une enquête nationale sur la santé mentale des jeunes et des enfants. Ainsi, une enquête sur la santé mentale des enfants de moins de 11 ans, pour lesquels les données sont manquantes ou très parcellaires, est mise en place. Cette enquête permettra de compléter les dispositifs de surveillance en santé mentale existants chez les jeunes âgés de 11 à 18 ans, pour l’aide à la décision afin d’améliorer l’environnement et les milieux de vie dans une perspective de bien-être nécessaire à l’apprentissage et le devenir adulte des enfants et des jeunes.

Cette enquête vise à produire des indicateurs de santé mentale chez les enfants de 3 à 11 ans en France métropolitaine et dans les DROM. 

 

Il s’agit d’une enquête pérenne sur la santé mentale des enfants qui permettra de mesurer et suivre dans le temps l’état de santé mentale chez les enfants pour décrire les différentes dimensions de la santé mentale, identifier les circonstances, les déterminants, l’impact sur le bien-être ou la qualité de vie. 

Elle sera réalisée avec l’appui des ministères chargés de la Santé et de l’Education nationale et des acteurs agissant auprès des enfants et des jeunes. 

L’étude inclura les enfants scolarisés dans l’enseignement primaire (de la PSM au CM2), des établissements publics et privés sous contrat de l’enseignement scolaire, en France métropolitaine et les DROM. Elle portera donc sur la santé mentale des enfants scolarisés en milieu ordinaire. Les problèmes les plus handicapants, comme les déficiences et les troubles graves du développement (par exemple l’autisme et les psychoses infantiles) sont exclus de son champ d’investigation et sont étudiés à travers d’autres systèmes de surveillance.   

En savoir plus 

 

Présentation de l’enquête sur le site de Santé publique France

 

Dossier EMDR avec les enfants et adolescents

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