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Fidélité, flexibilité et ce dont les patients ont réellement besoin : un plaidoyer pour une fidélité au mécanisme plutôt qu’au script

Mis à jour le 30 octobre 2026

Cet article de réflexion, publié le 7 mars 2026 dans l’EMDR Therapy Quarterly (ETQ) de l’EMDR Association UK, est une contribution au débat interne à la communauté EMDR britannique sur la notion de fidélité au protocole. Le texte s’inscrit en dialogue avec deux contributions antérieures : la conférence de Matt Wesson à Liverpool en 2025 (« Why therapists are not delivering the EMDR evidence base and how to put it right »), qui alertait sur les dangers de la dérive du modèle (model drift), et les commentaires de Jessica Woolliscroft dans l’ETQ. L’auteur, dont le texte évoque plus de deux décennies d’enseignement et de pratique, propose une lecture complémentaire plaidant pour une conception de la fidélité centrée sur le mécanisme thérapeutique plutôt que sur la chorégraphie verbale et procédurale. Il introduit et défend l’ai-EMDR (attachment-informed EMDR) comme une évolution naturelle et non une déviation du protocole standard.

En bref

L’auteur partage le souci de Wesson et Woolliscroft de préserver la crédibilité scientifique de l’EMDR, mais propose de reformuler la question de la fidélité : être fidèle à quoi exactement ? Selon lui, la fidélité doit s’entendre à trois niveaux : (1) fidélité au modèle TAI (Traitement Adaptatif de l’Information) ; (2) fidélité à l’architecture des 8 phases ; (3) fidélité à ce dont les patients ont réellement besoin (soulagement, cohérence, reconnexion). Dans cette perspective, ce qui ressemble parfois à une « dérive » peut en réalité constituer une flexibilité précise au service du mécanisme. L’auteur propose six principes pratiques de l’ai-EMDR mappés sur les 8 phases standard, et défend la technique du bridging (remontée associative) comme un outil renforçant plutôt qu’affaiblissant la fidélité au modèle TAI. Il termine sur une réflexion sur le double sens de l’acronyme « AI » (attachment-informed / artificial intelligence) et leur convergence possible comme frontière créative pour l’EMDR.

Points clefs 

Contexte du débat auquel l’article répond 

L’article s’ouvre par un rappel du débat ouvert par Matt Wesson en 2025 : la crédibilité de l’EMDR dépend de la fidélité à la base de recherche. Quand les cliniciens s’écartent des procédures qui ont généré les preuves, ils risquent de diluer les résultats, de brouiller le message envoyé aux commanditaires et de saper la confiance publique. Jessica Woolliscroft, dans sa chronique éditoriale, a prolongé cette alerte en soulignant la notion de therapist drift et la nécessité de structures de supervision claires pour que les thérapeutes « fassent ce qui est écrit sur l’emballage ». L’auteur reconnaît la pertinence de cette position tout en proposant un cadrage clinique et relationnel complémentaire.

Points clefs 

La fidélité comme fidélité au mécanisme, pas au script

L’auteur propose de penser la fidélité d’abord comme une fidélité au mécanisme plutôt qu’à la chorégraphie du langage et des étapes. Le modèle TAI reste la boussole : l’EMDR aide le cerveau à intégrer l’expérience fragmentée pour que des réseaux mnésiques isolés deviennent liés et flexibles, permettant au patient d’accéder à une plus large gamme de réponses adultes saines.

La recherche démontre que, sous réserve que le matériel formateur du passé soit activé dans le bon état d’esprit, la stimulation bilatérale (de toutes sortes, pas exclusivement par mouvements oculaires) facilite ce processus (Shapiro, 2018). Le reste — phrasé, métaphores, micro-séquençage — est là pour servir cet objectif.

La question à se poser n’est donc jamais « Ai-je respecté mot à mot les formulations et la séquence correcte ? » ni « Suis-je resté à l’écart comme on me l’a enseigné ? » mais : « Mon intervention a-t-elle engagé le bon réseau, maintenu l’attention duale et permis une résolution adaptative ? » Si oui, on reste dans la base de preuves.

Commencer au présent, relier au passé

Dans une pratique EMDR explicitement attachment-informed, le thérapeute commence chaque séance dans le présent du patient. La bonne thérapie vise à changer comment la personne vit maintenant : le passé n’est pertinent que lorsqu’il compromet le présent.

L’auteur distingue :

  • Les événements traumatiques identifiables et discrets qui intrudent dans le présent : le protocole standard tel qu’enseigné reste une voie fiable de réduction des symptômes.
  • Les cas — nombreux voire majoritaires — où les patients ne traitent pas leurs mémoires proprement tant que le contexte développemental et attachement qui entretient la dysrégulation n’est pas abordé (pattern décrit dans la littérature sur trauma et attachement : Liotti, 2004 ; Solomon & Shapiro, 2008 ; van der Kolk, 2014).

Dans le second cas, l’auteur travaille en étant toujours prêt à « bridge » (ponts associatifs via l’image, l’affect ou l’association spontanée) vers les racines développementales de l’état présent. La mémoire-cible est alors traitée selon les procédures standard de désensibilisation et d’installation, avant de « retraverser le pont » pour vérifier le changement dans l’expérience actuelle du patient.

Une défense argumentée du bridging comme renforçant la fidélité

L’auteur assume respectueusement un désaccord avec des collègues qui considèrent le bridging et le floatback (terme qu’il juge problématique) comme des distractions. Selon lui, cette pratique resserre en réalité la fidélité au modèle TAI, parce que :

  • Elle suit le chemin associatif naturel de la conscience du patient.
  • Elle atteint les cibles nécessaires plus vite et plus efficacement.
  • Elle garde le travail spécifique, incarné et ancré dans la réalité vécue du patient, plutôt que dans une liste d’événements passés qui peuvent ou non faire écho à ce qui amène en thérapie.

Reconnaître la légitimité du souci de dérive

L’auteur partage explicitement le souci de Wesson : beaucoup de thérapeutes, particulièrement les plus récents, dérivent de l’activation du trauma vers un travail purement relationnel, un resourcing sans fin, ou une accumulation de nouveaux protocoles à leur portefeuille quand l’EMDR standard ne « marche pas » face à la complexité clinique.

Les raisons sont compréhensibles : se sentir coincé par la rigidité des scripts, peur de déstabiliser les patients, supervision limitée, et pour les collègues habitués à la thérapie par la parole, le confort séducteur du dialogue de soutien. Mais la force de recherche de l’EMDR réside précisément dans sa capacité à identifier, activer et résoudre en sécurité la narrative la plus intensément incrustée chez un patient. Si on évite d’y aller, ou si l’on est centralement guidé par la peur de « se tromper », la thérapie EMDR échouera.

Définir la fidélité au niveau des phases

Les huit phases (que Derek Farrell propose de retenir par l’acronyme « Harry Potter And Dumbledore In Big Cheesy Relationship » — History, Preparation, Assessment, Desensitization, Installation, Body scan, Closure, Re-evaluation) ne sont pas ornementales : elles sont l’architecture même de l’EMDR. Mais elles sont aussi spacieuses : à l’intérieur de chacune, il y a place pour une adaptation informée qui honore la compréhension centrale du TAI.

Six principes pratiques de l’ai-EMDR mappés sur les 8 phases

L’auteur propose un cadre opérationnel :

  • Conceptualisation de cas claire et attachment-informed : plus qu’une simple histoire ; localiser la blessure dans son contexte relationnel actuel.
  • Resourcing et préparation riches : phase 2 comme sécurité et préparation imaginaire pour « recâbler » le passé dysfonctionnel « comme si c’était pour de vrai ».
  • Identification de la cible via le bridging développemental : trouver, et non présumer, la blessure centrale — souvent incrustée dans l’expérience formatrice plutôt que dans un « trauma » évident.
  • Activation privilégiant l’émotion et le corps sur les chiffres : orientation en phase 3 sur le sens ressenti, avec des compréhensions de soi émergeant à un niveau émotionnel et incarné.
  • Recâbler le passé, pas seulement le désensibiliser : plutôt que de rester en retrait en espérant que le TAI fera son travail, travailler étroitement (intensément, créativement) avec le self adulte actuel du patient (l’attention duale, justement) pour révéler, recâbler et réparer le passé développemental.
  • Une arc complet de séance : du présent au passé et retour, chaque séance se termine en réévaluation et en changement incarné, pertinent pour le futur.

Si un observateur externe — ou un superviseur vidéo — peut voir ces principes vivants dans la séance, la fidélité est préservée selon l’auteur.

La supervision comme miroir et microscope

L’auteur rejoint Wesson et Woolliscroft sur l’importance de la supervision, mais propose une inflexion : l’antidote à la dérive n’est pas de faire sentir aux thérapeutes qu’ils sont jugés, mais de les aider à se sentir confiants dans l’ajustement approprié et sûr de l’usage des étapes procédurales standard.

Si un thérapeute utilise le bridging, il est entièrement approprié de lui demander son arbre de décision : pourquoi ce point de départ ? Où a-t-il atterri ? Comment a-t-il travaillé avec les narratives émergentes ? Le déclencheur présent a-t-il paru utilement différent au retour à la cible ? Le compte-rendu verbal est souvent insuffisant — la vidéo rend les choses transparentes.

Rechercher les marges flexibles

Si le NICE et d’autres régulateurs hésitent à élargir la reconnaissance de l’EMDR, l’une des raisons est le manque de recherche sur les adaptations créatives mais disciplinées qui se font déjà en pratique. Plutôt que de stigmatiser la flexibilité et de discipliner les nouveaux formés (après seulement sept jours de formation initiale) à ne pas s’écarter des bases, on pourrait distinguer la flexibilité qui clarifie de la flexibilité qui évite.

L’auteur propose des questions de recherche testables :

  • Une stratégie de bridging ancrée au présent réduit-elle le nombre de séances comparée au séquençage « commencer par le pire trauma » ?
  • Quelles sont les interweaves les plus efficaces pour débloquer le retraitement ?
  • Comment la fidélité à la structure de phase corrèle-t-elle avec l’attunement relationnel, la présence thérapeutique et les taux d’abandon ?
  • Dans quelle mesure l’EMDR est-elle compromise (ou non) par un ajustement de la séquence des questions en phase 3 et par l’omission de la cognition positive (PC) à ce stade ?

Générer de telles données ne fragiliserait pas la base scientifique de l’EMDR : elle l’approfondirait et la rendrait pérenne.

Une culture de pratique qui distingue débat et dissidence

L’auteur pose une question culturelle sous-jacente au débat technique : la fidélité ne peut prospérer dans une atmosphère d’anxiété ou de moralisme. Le moment où les thérapeutes craignent d’être censurés pour adapter l’EMDR à l’histoire du patient individuel, le moment où ils craignent de partager en supervision ce qu’ils font réellement en séance, la communauté cesse d’apprendre et l’esprit originel de l’EMDR — la curiosité obstinée de Shapiro — risque de s’ossifier en orthodoxie.

Une culture professionnelle saine doit distinguer débat et dissidence : accueillir les perspectives attachment-informed comme des expansions, pas des hérésies, tout en rappelant que l’objectif est la transformation du patient, pas la conformité du thérapeute.

Ce que les patients demandent réellement

Les patients n’arrivent presque jamais en demandant une « fidélité au protocole ». Ils viennent demander du soulagement, de la cohérence et de la reconnexion. Pour eux, l’expérience thérapeutique qui compte n’est pas de savoir si le thérapeute a compté les sets exactement ou lu le script d’assessment mot à mot, mais si le travail a atteint la mémoire incarnée qui alimente leur souffrance et s’ils peuvent désormais vivre différemment.

La fidélité doit donc in fine être jugée par les outcomes qui comptent pour les patients : réduction du ré-éprouver, capacité relationnelle restaurée, sécurité accrue dans l’instant présent. Si l’on peut montrer qu’un ciblage attachment-informed atteint ces résultats efficacement et en sécurité, on est fidèle à l’essence du modèle TAI.

Les deux IA : attachement et intelligence artificielle

L’auteur réfléchit explicitement à l’ambiguïté de l’acronyme « ai-EMDR » — signifiant simultanément attachment-informed et artificial intelligence. Il reconnaît que ce double sens peut prêter à confusion, mais qu’il capture quelque chose de la tension interne à la profession entre profondeur clinique et transformation technologique.

Sur l’IA artificielle, il partage qu’elle est devenue pour lui un partenaire réflexif inattendu : un moyen de tester des idées, d’affiner le langage et d’explorer la nuance clinique à une vitesse et avec une précision qui exigeaient auparavant des mois de dialogue entre pairs. Utilisée correctement, elle étend plutôt qu’elle ne remplace le jugement humain.

Il suggère que l’intersection des deux AI — attachment-informed et artificial intelligence — pourrait se révéler l’une des frontières les plus créatives pour l’EMDR dans les années à venir, à condition de rester ancrés dans ce qui compte vraiment : des patients réels, un changement réel et la curiosité disciplinée qui a toujours défini le champ.

Le terrain commun entre les deux positions

L’auteur conclut sur une convergence plus grande que ce que le débat pourrait laisser penser entre les positions exprimées à Liverpool et celles des cliniciens explorant des adaptations attachment-informed : tous veulent que l’EMDR reste fondée sur les preuves, respectée et efficace.

Le chemin pourrait résider dans une redéfinition partagée de la fidélité — non comme obéissance à un dialecte procédural unique, mais comme allégeance disciplinée aux mécanismes qui font que l’EMDR fonctionne. Cela signifie : standards de formation plus clairs, davantage de supervision vidéo, moins d’éclectisme prématuré (comme Wesson le défend). Et cela signifie aussi : encourager une flexibilité compétente, une sensibilité contextuelle et une profondeur relationnelle (comme la recherche la meilleure le montre systématiquement).

Tenir les deux côtés de l’équation — discipline et imagination, preuves et attunement — est la condition pour que l’EMDR continue de croître comme une psychothérapie vivante et apprenante, pas comme un système clos.

À retenir pour la pratique clinique 

Repenser la question de la fidélité : fidèle à quoi ? L’article propose un cadre de travail utile pour tout praticien EMDR. Trois niveaux de fidélité : au modèle TAI (fidélité au mécanisme), à l’architecture des 8 phases (fidélité structurelle), aux besoins réels des patients (fidélité aux outcomes cliniques). Ce cadre aide à sortir du faux dilemme « script rigide » versus « éclectisme libre ».

Commencer au présent : une discipline clinique exigeante. L’invitation à commencer chaque séance dans le présent du patient, puis à bridger vers le passé quand c’est pertinent, est une discipline qui maintient le travail ancré dans ce qui doit changer — pas dans une liste abstraite de cibles passées.

Le bridging comme outil de précision, à condition de le documenter. L’auteur plaide pour la légitimité du bridging, mais à condition de pouvoir expliquer en supervision son arbre de décision : pourquoi ce point de départ ? Où a-t-on atterri ? Comment le travail sur la mémoire landing a-t-il fait bouger le présent ? Cette pratique documentée est une voie pour concilier flexibilité et rigueur.

La supervision vidéo comme outil de transparence. Pour toute directrice d’institut de formation, ce point est central : le compte-rendu verbal d’une séance est souvent insuffisant pour apprécier la fidélité réelle. L’intégration progressive de la supervision vidéo dans les cursus — quand elle est acceptable éthiquement et techniquement — est un levier de qualité.

Distinguer flexibilité qui clarifie et flexibilité qui évite. Cette distinction est utile à transmettre aux cliniciens en formation : toutes les adaptations ne se valent pas. Ajuster la séquence pour atteindre le réseau pertinent n’est pas la même chose qu’éviter l’activation du trauma par peur ou inconfort.

Ne pas confondre supportive talk et EMDR. L’auteur met en garde contre la dérive confortable vers le dialogue de soutien chez les thérapeutes ayant une formation antérieure en thérapie par la parole. Pour les formateurs, c’est un point de vigilance : l’EMDR exige un travail actif d’activation et de retraitement, distinct de la relation d’aide conversationnelle, même si la qualité relationnelle reste centrale.

Encourager une culture de sécurité professionnelle. L’argument de l’auteur selon lequel la fidélité ne peut pas prospérer dans une atmosphère d’anxiété ou de moralisme est essentiel. Si les cliniciens n’osent pas partager en supervision ce qu’ils font réellement par crainte d’être jugés, la qualité globale baisse. Cultiver un climat où l’on peut décrire ses pratiques sans honte est une condition de la qualité.

L’ai-EMDR comme évolution, pas comme rupture. L’auteur cadre clairement sa proposition : il ne s’agit pas de créer un énième protocole concurrent mais de décrire une façon de pratiquer qui fait pleinement usage de la portée du modèle. Pour une directrice d’institut, cette posture est précieuse pour situer les débats sans créer de camps artificiels.

Une invitation à la recherche sur les pratiques réelles. L’appel à documenter empiriquement les adaptations déjà présentes en pratique (bridging, séquençage, usage des interweaves, comparaison avec « start with worst trauma ») ouvre des perspectives de recherche concrètes pour les instituts de formation qui souhaiteraient contribuer à consolider la base de preuves.

L’IA générative comme outil de travail clinique réflexif. L’auteur assume utiliser l’intelligence artificielle générative comme partenaire réflexif pour tester ses idées et affiner son langage. Pour une directrice d’institut, c’est un point qui rejoint les réflexions professionnelles en cours sur l’usage éthique et pédagogique de l’IA dans la pratique et la formation des professionnels de santé mentale.

En savoir plus 

Références de l’article : Fidelity, flexibility and what clients actually need. (2026, 7 mars). EMDR Therapy Quarterly (ETQ), EMDR Association UK.

Type de publication : article de réflexion professionnelle / prise de position dans la revue professionnelle EMDR Therapy Quarterly de l’EMDR Association UK. Ce n’est pas une recherche empirique. 

Nature de la contribution : réponse et prolongement du débat ouvert par la conférence de Matt Wesson (2025, Liverpool) et les chroniques de Jessica Woolliscroft dans l’ETQ.

Références citées par l’auteur :

  • Brayne, M. (2024). What’s in a name? Process matters. EMDR Therapy Quarterly.
  • Farrell, D., Kiernan, M. D., de Jongh, A., Miller, P. W., Bumke, P., Ahmad, S., Knibbs, L., & Mattheß, C. (2020). Treating implicit trauma: A quasi-experimental study comparing the EMDR Therapy Standard Protocol with a ‘Blind 2 Therapist’ version within a trauma capacity-building project in Northern Iraq. Journal of International Humanitarian Action, 5(3).
  • Liotti, G. (2004). Trauma, dissociation, and disorganized attachment. Psychotherapy, 41(4), 472–486.
  • Shapiro, F. (2018). Eye Movement Desensitization and Reprocessing: Basic Principles, Protocols, and Procedures (3rd ed.). Guilford Press.
  • Solomon, R. M., & Shapiro, F. (2008). EMDR and the Adaptive Information Processing Model: Potential Mechanisms of Change. Journal of EMDR Practice and Research, 2(4), 315–325.
  • van der Kolk, B. (2014). The Body Keeps the Score. Penguin Books.
  • Wesson, M. (2025). Why Therapists Are Not Delivering the EMDR Evidence Base and How to Put It Right. EMDR UK Annual Conference, Liverpool.
  • Woolliscroft, J. (2025). Complex Issues, Systemic Recovery: EMDR Therapy and Addiction. EMDR Therapy Quarterly, Spring 2025.
  • Woolliscroft, J. (2025). Accreditation? – Why Bother? I’m Great! EMDR Therapy Quarterly, Summer 2025.

Aller plus loin

Formation(s) : 

  • la réflexion de cet article sur la flexibilité encadrée et la gradation des stratégies thérapeutiques rejoint l’objectif « choisir entre EMD, EMDr et EMDR » de la formation de Monika Miravet De l’EMD à l’EMDR, consacrée à l’amplitude de désensibilisation et de retraitement, du protocole EMD de Francine Shapiro au continuum EMD, EMDr, EMDR de Roy Kiessling.
  • l’arbitrage entre fidélité au mécanisme et adaptation, la gradation des stratégies, le bridging pour l’identification de cible et la conceptualisation attachment-informed, développés dans cet article, recoupent directement les objectifs de la formation Défis et ajustements de la conceptualisation de cas et du plan de traitement  : hiérarchiser les priorités, articuler les protocoles et choisir entre EMD, EMDr et EMDR. Le socle en est posé dans Les fondamentaux de la conceptualisation de cas et du plan de traitement.
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