Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepter

Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepter

Nous aimerions vous présenter un très beau projet, porté par l’association Natchatiramîne :  Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepter.

Un article d’Annie Gasse.

L’association  Natchatiramine souhaite former gratuitement (ou petit don à Natchatiramine) des psychologues pour animer des jeux ” Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepter “au sein des collèges et lycées de France et de Navarre (de manière bénévole).
Le but est de participer de façon citoyenne,  à améliorer le climat scolaire, et à contribuer à semer des graines d’empathie, de résolution de tensions, de solidarité, de compréhension de soi même et des autres chez ces futurs adultes…
Plus que jamais nous avons conscience qu’aucun gouvernement, aussi brillant soit il, ne pourra faire face et résoudre les orages relationnels de la société d’aujourd’hui et de demain. C’est à nous, sur le terrain, les “faizeux”, d’agir en colibris citoyens.

Le projet Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepter

Dans le contexte géopolitique actuel, nous sommes confrontés à la nécessité absolue de stimuler chez les adultes de demain, les dimensions de vision globale au-delà de l’environnement immédiat, de solidarité, de bienveillance, d’écoute de l’autre dans sa différence ou ses ressentis, et de positionnement personnel. Ces dimensions passent par la sensibilisation à la notion d’interdépendance des hommes sur une planète « finie », à l’impact des émotions sur les actions de chacun, aux conséquences des ressentis en soi ou chez les autres, et aux points de repère utiles pour construire ensemble, au-delà des situations conflictuelles, des solutions satisfaisantes pour tous.

Le projet mené par l’association Natchatiramîne* vise à former des intervenants (psychologues de préférence) à l’animation d’un jeu pédagogique pour développer, chez les jeunes lycéens ou collégiens: une meilleure compréhension de soi et des autres sur le plan émotionnel dans les situations de tension ; l’acceptation des émotions comme partie intégrante de l’humain, avec leur palette de richesses et de limites, en soi et chez les autres ; la possibilité de mieux les gérer par un outil de régulation ; l’esprit de solidarité et les bases de la gestion de situations conflictuelles.

Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepterLe principe : Un groupe de 12 à 30 élèves est divisé en quatre pays : deux pays du Sud (Bolivie et Rwanda) et deux pays fortement industrialisés (Japon et Allemagne). Chaque pays reçoit, au départ, du matériel et de la main d’œuvre répartis inégalement (par exemple : 2 joueurs de pays émergent pour 1 de pays industrialisé) : Matières premières (bristol) ; Savoir (règles et crayons) ; Technologie (ciseaux, ruban adhésif) et Main d’œuvre (joueurs). Chaque pays doit fabriquer des cubes de huit centimètres de côté avec le matériel dont il dispose, en négociant avec les autres groupes pour obtenir le matériel qui lui manque. Les cubes fabriqués doivent être de bonne qualité pour être comptabilisés en fin de partie. Le rôle des intervenants est d’observer les comportements et d’animer la partie analyse du jeu après l’exercice.

Jouer pour intégrer la solidarité et mieux s’accepterLe debriefing se révèle la clé de ce jeu : il s’agit de comprendre ce qui s’est passé, pourquoi et comment faire pour mieux réussir la prochaine fois. Y a t il des pays gagnants ? Et d’autres perdants ? Y a-t-il collaboration ou exploitation des plus pauvres ? Comment se sont déroulés les échanges ? les négociations ? Y a t il eu des passages en force ? de l’entraide ? Quelles émotions ont été ressenties ? En raison de quelles données (comportements, qualité d’écoute ou pas, qualité des échanges, données inégalitaires du jeu, …) ? Qu’est ce qui a aidé et qu’est ce qui a freiné l’atteinte de l’objectif ? Quel impact ont un comportement et le résultat obtenu sur le ressenti des autres et quelles en sont les possibles conséquences ? Quels rapprochements peut-on faire avec la réalité ? Que retenir pour le futur, comme actions concrètes ?

La sensibilisation est faite pour apporter aux élèves la compréhension du fonctionnement humain, normaliser les réactions de tension et proposer des pistes de comportement efficace :

  • La carte du monde unique pour chacun : les représentations individuelles de la réalité générant l’inévitable « choc de cartes »
  • Les jeux à sommes nulle et non nulle (théorie des jeux : le gagnant-perdant, le gagnant-gagnant et les comportements afférents)
  • Les réactions habituelles d’un groupe face à l’échec : vers quelle option s’orienter pour rebondir
  • La palette des émotions : la dimension positive de chacune des émotions dites « négatives », leur fonction pour l’humain, leur expression
  • La gestion des situations de tension : écoute et régulation des émotions
  • Un outil pratique de régulation des émotions
  • Les comportements efficaces : que retenir pour l’action ?

Ces éléments théoriques et pratiques pourront ensuite être repris en cours d’année pour s’ancrer de manière constructive. Par ailleurs, l’expérience montre tout l’intérêt de permettre aux élèves de recommencer le jeu une deuxième fois, quelque temps après le premier : l’évolution des comportements pourra alors souligner la capacité de chacun au changement et à l’intégration de comportements plus efficaces pour réussir ensemble et déjouer les pièges des tensions interindividuelles.

Précision

Ce type de jeu, centré sur l’analyse des comportements face aux autres lors de négociations, des réactions dans les situations conflictuelles, de sa manière personnelle de gérer les frustrations ou de les provoquer chez les autres, de ses propres capacités d’écoute, est particulièrement impliquant. Il l’est d’autant plus que les fruits personnels à cueillir sont riches.

Cela requiert donc une posture personnelle d’animateur loin de tout jugement, loin de la moralisation et dans l’écoute bienveillante et compréhensive de toutes les réactions, même les plus surprenantes ou déstabilisantes. Il s’agit, quoi qu’il se soit passé dans le jeu, de souligner l’intention et la dimension positive de chacun afin que chaque élève sorte sécurisé et enrichi.
Voilà pourquoi nous souhaitons former des intervenants à l’animation de ce jeu dont l’impact est particulièrement fort auprès des jeunes : « Madame, dit l’un d’entre eux à sa professeur d’histoire géo, ce jeu, il nous a hantés ! … »

Par ailleurs, certains professeurs témoignent des répercussions positives concrètes sur le climat scolaire par la prise de conscience de certains enfants de leurs propres comportements.

Interventions avec le Secours Populaire de Marseille

Exemples d’intervention en partenariat avec le Secours Populaire de Marseille

http://blog.natchatiramine.org/gagner-oui-mais-ensemble-le-retour/#comment-7889

http://blog.natchatiramine.org/gagner-oui-mais-ensemble/#.WSRWcaqwfIU

L’association Natchatiramîne

Créée en 2003, Natchatiramîne, association à but humanitaire, loi 1901, est née d’un voyage en Inde. La rencontre d’une française et de plusieurs enfants sur une plage de la côte Est, et la découverte d’un groupe de femmes indiennes remarquables, engagées au quotidien afin de permettre à des enfants de la caste des « Intouchables », d’accéder un jour à un métier identique à celui des autres castes, grâce à une éducation de qualité.

L’association a développé un partenariat avec la congrégation des petites sœurs des pauvres, les salésiennes, dans 5 écoles : 2 en Inde depuis 2003 et depuis 2012, 3 à Madagascar où elle souhaite étendre son action.

Les actions en France sont portées par le programme GLOBAL AWARENESS ou comment renforcer la conscience de notre interdépendance sur terre, l’esprit de solidarité et le plaisir du partage. Ce projet, amorcé en 2005, recouvre des actions variées :

  • Mise en lien, au travers d’activités spécifiques (jeux, dessins, interviews, activités ludiques ) de jeunes indiens — dont nos filleuls–avec de jeunes occidentaux, pour s’ouvrir à la culture et au mode de vie de l’autre, « élargir leur carte du monde » et partager un temps de rire et d’échanges.
  • Organisations de spectacles « La Danse des Continents » et de concerts maillant les arts et les cultures
  • Animation de différents ateliers autour de thèmes selon les compétences de nos parrains et marraines (construction de murs en pierres sèches, confection de pain bio, des livres autour d’un thé…)
  • Initiation à l’interdépendance au travers d’un jeu de solidarité auprès de collégiens et lycéens à Versailles , Aix et Marseille, formation de professeurs à l’animation de ce jeu.
  • Développement d’un partenariat avec le Secours populaire de Marseille dans le cadre de la commission « Copain du Monde »

Nous serions heureux de vous accueillir si vous êtes intéressés pour vous engager et agir auprès de la génération future en arrosant les graines de solidarité qui sommeillent en eux et ne demandent qu’à germer sur le sol français… dessinant ainsi un jardin scolaire futur plus paisible pour tous..

Vous pouvez nous aider par ailleurs de manières diverses : nous pouvons ensemble guider les enfants et familles en grande détresse vers un meilleur avenir.

Pour en savoir plus : www.natchatiramine.org

  • E-mail : contact@natchatiramine.org
  • Natchatiramîne – Association humanitaire – Siège : 8 cours des Minimes – 13100 AIX EN PROVENCE – Adresse postale : Rouvière Plane 83149 BRAS – Tél. : 04 94 69 94 87 – 06 87 72 08 44
  • sitez : http://natchatiramine.org/

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