la dépression dans le DSM-5

la dépression dans le DSM-5

Alors que la dépression concerne plus de 3 millions de personnes en France selon l’HAS et deviendra en 2030 la première cause d’invalidité en France (Source : OMS), 40 spécialistes se sont associés pour rédiger un livre blanc de la dépression faisant l’état des lieux de cette pathologie aussi courante que complexe.

Objectifs : aider à sa compréhension, encourager le diagnostic, être une ressource pour les professionnels de la santé, les patients et/ou leurs proches en quête d’informations fiables sur les symptômes et les types de prise en charge.

Un article  st consacré à la dépression dans le DSM-5 :

La cinquième version du Manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5) a été publiée en Mai 2013. Elle est le fruit de travaux importants échelonnés à partir de l’année 2000, jusqu’à l’acceptation définitive du contenu par l’Association Américaine de Psychiatrie, présidée par David Kupfer, Professeur de Psychiatrie de Pittsburg. Dans cet article, le Pr. Julien Daniel Guelfi, coordinateur général de la traduction française, présente les modifications importantes du DSM-5 : la disparition de l’évaluation multiaxiale, l’attention accrue portée à l’utilité clinique des catégories et des critères, la nouvelle structure en 20 catégories dans la section II, et la section III, encore à l’étude. Le Pr. Guelfi détaille successivement les deux nouvelles catégories de la section II (« Le trouble disruptif avec dysrégulation de l’humeur», réservé à l’enfant entre 6 et 18 ans et « Le trouble dysphorique prémenstruel»), puis les principales modifications apportées aux catégories préexistantes de cette section (ex. la suppression du critère d’exclusion du deuil, la modification de structure de la dépression chronique ; les nouvelles spécifications des formes cliniques susceptibles d’avoir un intérêt sur le plan thérapeutique). Les principales nouveautés de la section III sont présentées (ex. «les épisodes dépressifs avec une hypomanie de courte durée », «le deuil persistant compliqué », «le comportement suicidaire et les lésions auto-infligées non suicidaires», l’importance des évaluations psychométriques dimensionnelles). Les changements dans le DSM-5 ne sont peut-être pas révolutionnaires, mais les nombreuses améliorations apportées devraient aboutir à une meilleure caractérisation des patients déprimés et auront des répercussions importantes au niveau des études empiriques. 


L’intégralité du livre blanc sur la dépression a été publié sur le site de la fondation Pierre Deniker pour la recherche et la prévention en santé mentale, créée en 2007 par les Professeurs Henri Lôo et Jean-Pierre Olié.


En savoir plus sur la dépression dans le DSM-5 :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *