méta-analyse de Davidson et Parker

Présentation de la méta-analyse de Davidson et Parker

La méta-analyse de Davidson et Parker (2001) est une méta-analyse de trente-quatre études.

Elle montre que la thérapie EMDR est au moins équivalente à la thérapie par exposition et aux TCC, tout en notant que la plupart du temps, ces autres formats thérapeutiques exigeaient de la part du patient une à deux heures de travail individuel au domicile (ce qui n’est pas le cas avec l’EMDR).

La thérapie EMDR est considérée par cette étude comme équivalente à la thérapie par exposition et à d’autres traitements cognitifs et comportementaux. Il convient de noter que la thérapie par exposition demande une à deux heures par jour de travail chez soi, alors que la thérapie EMDR n’en demande aucune.

L’efficacité de l’EMDR est similaire avec ou sans les mouvements oculaires tant sur les mesures subjectives (SUD et VOC) que sur les mesures standardisées, selon cette  méta-analyse de Davidson et Parker (2001), qui inclut 13 études comparant ces deux conditions.

Plusieurs comités des Recommandations internationales de bonnes pratiques ont rapporté que les analyses cliniques de composants examinées par Davidson et Parker (2001) ne sont pas correctement construites (International Society for Traumatic Stress Studies/ ISTSS ; DoD/ DVA).

Davidson & Parker notent que les bénéfices des mouvements oculaires tendent à devenir significatifs lorsque les études conduites sur des populations cliniques sont examinées séparément. Malheureusement, même ces études sont entachées d’erreurs méthodologiques.

Comme l’indiquent les directives recommandées par l’ISTSS (Chemtob et al., 2000), ces populations cliniques n’ayant pas suivi le traitement assez longtemps pour en obtenir les principaux effets de façon substantielle, elles ne conviennent donc pas pour les analyses de composants.

Toutefois, comme l’indiquent les directives DoD/DVA*, les mouvements oculaires utilisés en thérapie EMDR ont été évalués indépendamment par de nombreux chercheurs. Ces études ont relevé des effets directs sur l’émotivité, la netteté des images, la souplesse de l’attention et les associations mnésiques.

 

Sources :
  1. Davidson, P.R., & Parker, K.C.H. (2001). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) : A meta-analysis. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69, 305-316. 
  2. BOURBON Emilie Sophie – thèse Traitement de l’état de stress post-traumatique après un accident de la circulation : revue de la littérature
  3. Tarquinio (2007) L’EMDR : une thérapie pour la prise en charge du traumatisme psychique

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