Presse – EMDR : une turbothérapie pour tous ?

Mis à jour le 14 octobre 2022

Psychologie.fr a publié un article EMDR : une turbothérapie pour tous ?
La sortie du dernier livre de Francine Shapiro, découvreuse de l’EMDR, confirme ce que les spécialistes expérimentent depuis dix ans : la technique des va-et-vient oculaires n’est pas réservée aux grands traumatismes mais peut répondre à de nombreuses demandes thérapeutiques.

Marie L’Hermet

A 32 ans, Anne-Claire a fait une fausse couche au cinquième mois de sa grossesse. « L’échographiste m’a dit : “Je n’entends pas le cœur du bébé.” Pendant des mois, chaque fois que cette petite phrase résonnait dans ma tête, je m’effondrais en larmes », confie-t-elle. Jean-Jacques, 52 ans, a, lui, subi un accident de la route. Par la suite, des bouffées d’angoisse le submergeaient dès que retentissait une sirène de pompiers, la même qu’il avait entendue ce jour-là. Quant à Alice, 7 ans, elle s’est couverte d’eczéma puis a refusé d’aller à l’école. Jusqu’à ce que ses parents apprennent que des camarades l’avaient enfermée dans les toilettes, lui faisant croire que personne ne viendrait la délivrer. Ces témoins ont un point commun : leur recours à l’EMDR. Anne-Claire, Jean-Jacques et Alice ont vu leurs symptômes disparaître après quelques consultations.

Chacun peut être tenté par cette thérapie. C’est d’ailleurs le principal enseignement du dernier livre de Francine Shapiro, découvreuse de la technique. Bien sûr, depuis dix ans, nous nous sommes familiarisés avec cet outil – eyes movement desensitization and reprocessing, en français « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » – qui permet la reprogrammation des circuits de mémoire du cerveau, par le biais, notamment, de va-et-vient oculaires. Mais beaucoup conservent l’idée qu’il est destiné aux souvenirs particulièrement traumatisants – violences, abus sexuels, accidents, décès, catastrophes naturelles, attentats… –, sans doute parce que les grands organismes mondiaux de santé ont validé cette indication spécifique de syndrome post-traumatique intense (L’Inserm en France et l’American Psychiatric Association en 2004, le National Institute for Clinical Excellence du Royaume-Uni en 2005). Mais c’est oublier un peu vite la genèse de la découverte de cette méthode.
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