Presse : Le Cercle Psy, été 2012

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Entretien avec Zahava Salomon

Publié dans Le Cercle Psy, en juin / juillet / août 2012

En Israël, depuis plus de trente ans, des chercheurs étudient le syndrome de stress post-traumatique. Rencontre avec l’une de ces universitaires, Zahava Solomon.

Vous vous êtes imposée dans l’étude du stress post-tramatique (PTSD) s’inscrivant dans un contexte de guerre. Quelle est la particularité de l’unité que vous dirigez depuis 1992 au sein de l’université de Tel Aviv ?

J’ai commencé ma carrière au sein de l’armée israélienne, où deux grands projets de recherche m’ont été confiés dans le cadre des services psychologiques du département de médecine militaire. L’un porte sur les réactions de stress des soldats israéliens envoyés sur le front, l’autre sur les troubles post-traumatiques des prisonniers de guerre. Ces deux projets sont aujourd’hui au coeur de l’unité que je supervise au sein de l’université de Tel Avic. Il s’agit de deux études longitudinales, conduites sur une durée de vingt ans auprès de plusieurs centaines de militaires, rencontrés entre trois à quatre fois selon les cas, ainsi que leurs épouses. Les projets ont été menés très en amont : nous avons ainsi pu collecter des données en nous rendant quasiment sur les champs de bataille… A ma connaissance, ce cadre méthodologique n’a pas qu’équivalent au monde. Dans la première étude, nous avons suivi l’évolution d’un groupe de soldats ayant participé à la première guerre du Liban, en 1982, et le confronté à un groupe témoin de soldats qui n’ont pas été mobilisés. Dans la seconde, nous avons accompagné, avec la même méthode, un échantillon de prisonniers de guerre détenus en Égypte ou en Syrie, à l’issue de la guerre du Kipour de 1973. Nous avons là aussi procédé au suivi de leurs épouses et allons poursuivre avec celui de leurs enfants.

Quelle a été votre hypothèse de travail et quel résultats peut-on mentionner ?

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