Quelles solutions pour limiter les comportements autodestructifs ?

Quelles solutions pour limiter les comportements autodestructifs ?

Un article Quelles solutions pour limiter les comportements autodestructifs ?, d’Elena Bizzotto, publié sur le site de santé magazine.


Des petits gestes compulsifs visant à se blesser soi-même pour ne pas blesser les autres peuvent être liés à un traumatisme, à un non-dit ou à un secret inavouable.

Refouler des sentiments comme la colère et la frustration, ça coûte cher. Combien de fois avez-vous remarqué chez des amis, des collègues, des inconnus dans la rue, ou vous-même, des comportements compulsifs autodestructeurs ? S’arracher les cils ou les sourcils, se ronger la peau autour des ongles jusqu’au sang, ou se torsader nerveusement toujours la même mèche de cheveux sont les symptômes incontrôlables de ce refoulement.

« Ces gestes font partie des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Les premiers signes peuvent apparaître dans la tranche d’âge des 9-12 ans, quand l’enfant n’a pas le droit de répondre à ses parents », explique Patricia Mozdzan, psychologue et psychanalyste.

Pour trouver un exutoire et éviter de blesser les autres, on choisit de se blesser soi-même. Parfois, il faut chercher la cause dans un traumatisme, un souci non réglé, ou un secret inavouable plus ou moins grave. Résultat : on habitude son corps à la douleur pour ne plus la ressentir.

Hypnose et EMDR

« Paradoxalement, ces comportements cachent aussi une envie de vie, tout en se faisant du mal », continue la spécialiste. La situation peut devenir tellement dangereuse qu’un suivi psychologique est indispensable, mais dans des cas plus « légers », d’autres solutions sont envisageables. Notamment : la sophrologie, le travail sur la confiance en soi, la technique de l’Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR), la thérapie cognitivo-comportementale ou encore, l’hypnose. Ces techniques peuvent d’ailleurs être utilisées de façon complémentaire.

D’après son expérience, Patricia Mozdzan, conseille particulièrement l’EMDR et l’hypnose, qui donnent de bons résultats pour limiter les comportements autodestructifs.

« Le rôle du professionnel de santé est surtout de mettre en confiance, de rassurer et d’accompagner le patient », conclut-elle.

Lire l’article Quelles solutions pour limiter les comportements autodestructifs ? sur le site de santé magazine

En savoir plus :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *