Recherche thérapeute EMDR pour participation rémunérée à une recherche EMDR et cancer

Recherche thérapeute EMDR pour participation rémunérée à une recherche EMDR et cancer

Bonjour

Nous avons obtenu le financement pour une recherche unique sur le plan international dans le domaine du cancer et de l’EMDR (financée par la Ligue Nationale Contre le Cancer). Vous trouverez le résumé de la recherche ci-dessous.

C’est l’occasion unique de montrer que l’EMDR peut être efficace pour la réduction des troubles anxio-dépressifs des personnes atteintes par le cancer du sein. Les cliniciens connaissent l’efficience de l’approche EMDR car c’est chaque jour qu’elle se révèle pertinente dans le prise en charge de ce type de patients. Il faut maintenant produire des données  qui le prouveront scientifiquement.

Pour mener à bien cette recherche, nous avons besoin des compétences de tous les psychothérapeutes EMDR qui seraient prêt à s’engager dans ce programme de recherche (situés en Lorraine, Luxembourg). Il s’agira de prendre en charge des malades soit sur le site de l’université, soir sur le site de l’hôpital de Thionville ou de Metz (CHR). Les consultations seront bien entendu rémunérées.

Aussi, je vous invite à une réunion d’information qui aura lieu le 28.02 2017 à 18h au Centre Pierre Janet de l’Université de Lorraine à Metz (Ile du Saulcy) et qui permettra :

  1. de vous informer sur les enjeux de cette recherche
  2. de savoir précisément ce que sera votre rôle et comment les choses vont se mettre en oeuvre
  3. d’organiser les journée de formation sur le thème Cancer et EMDR (gratuites) dont la finalité sera la mise à jour des pratiques dans le domaine de l’oncologie et de la prise en charge des malades du cancer.

Merci de manifester votre intérêt et votre volonté de participer à ce projet de recherche si important qui montrera que l’EMDR n’est pas seulement la psychothérapie de l’ESPT. Pour ce faire merci de joindre jeremiesiles@gmail.com et de lui confirmer votre présence

Cordialement

Professeur Cyril Tarquinio
Université de Lorraine –  Metz
Editor-in-Chief of the European Journal of Trauma and Dissociation (Elsevier)
Directeur Centre Pierre Janet (tout savoir sur le CPJ
Responsable de l’Équipe APEMAC/EPSAM EA 4360
Co-Responsable – site de Metz- du Master de Psychologie de l’Université de Lorraine
Responsable de la Spécialité de  Master 2 « Psychologie de la santé et Psychologie clinique »

Résumé de la recherche

La confrontation à la maladie, en particulier lorsqu’il s’agit du cancer, n’est pas sans conséquence sur les malades. Certes, il y a des conséquences en terme de santé publique, ou de vie familiale qui sont loin d’être négligeables, mais le fait que la vie soit mise en suspens par le cancer, qui raisonne souvent comme une sentence de mort pour les malades a des effets sur le plan psychologique qu’il convient de ne pas négliger. Les malades utilisent souvent les termes de dépression, d’anxiété et de traumatisme pour décrire leur situation et leurs expériences de vie. De tels états émotionnels rendent particulièrement vulnérables les patients alors même que ses derniers doivent faire face aux différentes étapes que leur imposent la maladie et les traitements. Paradoxalement, c’est dans un état optimal qu’ils devraient être afin d’affronter dans les meilleures conditions les traitements et les étapes (c’est-à-dire les interventions chirurgicales, la radiothérapie, la chimiothérapie) qu’impose la maladie.

L’objectif de cette recherche sera de comparer deux approches psychothérapeutiques (psychothérapie de soutien versus psychothérapie EMDR) susceptibles d’apporter des éléments de réponses efficaces dans la prise en charge de l’anxiété, de la dépression et des réponses psycho-traumatiques qui sont souvent le propre des malades du cancer. En effet, la plupart du temps, les malades tentent seuls de faire face à ces situations émotionnellement perturbantes et s’empressent souvent, à juste titre d’ailleurs, de demander une médication anxio-dépressive à leur médecin. Pourtant, depuis ces 20 dernières années, les avancées dans le champ de la psychothérapie laissent entrevoir que certaines approches, plus que d’autres, sont susceptibles d’apporter des réponses efficaces à la prise en charge de ses troubles réactionnels que sont l’anxiété et la dépression. La psychothérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) vulgarisée en France par David Servan-Schreiber (dans son ouvrage « Guérir », 2005) fait partie de ces nouvelles avancées à l’interface de la psychologie et des neurosciences. Cette approche utilise un curieux processus curatif: les mouvements oculaires. A vrai dire, rien d’étonnant. Notamment lorsque l’on sait que ces mouvements oculaires sont directement en lien avec certaines structures cérébrales (système limbique) impliquées dans le traitement des émotions. La littérature, dans le domaine, montre par ailleurs que cette psychothérapie est d’un grand intérêt et d’une grande efficacité dans la prise en charge du psycho-traumatisme et de ses fameux troubles réactionnels.

Il s’agira ici pour la première fois de tester la pertinence de l’approche EMDR qui sera comparée à une thérapie de soutien dans la prise en charge de patientes atteintes d’un cancer du sein. C’est là une initiative originale et pleine de promesse. Si les résultats sont à la hauteur de nos attentes s’intégrer dans le champ de la psycho-oncologie et permettre, dans les délais plus rapides, une réduction des affects anxio-dépressifs participant ainsi à l’amélioration de la Qualité de Vie (objectif secondaire de l’étude). Cette première initiative mobilisera deux fois trente femmes, chacune répartie dans un des deux groupes: psychothérapie EMDR versus psychothérapie de soutien. Chaque patiente bénéficiera de six séances de prise en charge. Une évaluation sera faite lors de l’inclusion, après trois séances de prise en charge, à la fin de la prise en charge, après trois mois puis six mois. Les patientes atteintes du cancer du sein seront suivi pendant 6 séances. L’obtention de résultats allant dans le sens d’une plus grande efficacité de l’EMDR pourra être le point de départ d’un nouvel axe de développement de la recherche autour de l’EMDR ainsi que de son adaptation dans la prise en charge des malades (au-delà du cancer du sein) dans le champ de la psycho-oncologie.

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