Rose magazine

Un magazine féminin et gratuit pour les femmes atteintes d’un cancer.

Lancement en novembre 2011.

Le manifeste

L’équipe du Magazine a rédigé un manifeste.

Céline Dufranc-Lesage – Journaliste :

 » Nos requêtes reflètent les demandes de dizaines et de dizaines de femmes malades rencontrées depuis le début de notre belle aventure. Nous vous demandons bien évidemment de le lire, de le signer si vous le désirez et que vous êtes, ou ou avez été malade, et/ou de le faire suivre aux personnes concernées désirant s’engager à nos côtés.

Ce manifeste sera remis au moment de notre sortie aux candidats à la présidentielle et au mois d’avril, lors du numéro 2, nous ferons entrer le sujet dans la campagne présidentielle.

Techniquement, les signataires peuvent envoyer leur  : nom, prénom, âge, situation professionnelle, ville, à mon adresse e mail (en objet de votre mail merci de préciser ROSE MANIFESTE).

Parlez en autour de vous, à vos amies, à vos mères, à vos soeurs, à vos patientes…

Céline (ancien membre du Réseau des malades à la Ligue contre le Cancer ) 

Le mail de Céline est : celinedufranc@free.fr

****

Le manifeste des 343 « cancéreuses » 

Nous sommes aujourd’hui 800.000 malades atteints de cancer en France.

Nous sommes des millions en traitement, en rémission ou guéries.

Nous sommes des millions de femmes à avoir connu la douleur de traitements épuisants, le découragement, la peur de la mort, la solitude et parfois l’abandon.

Nous sommes des survivantes et avons le droit de ne pas être considérées comme des sous-citoyennes.

Nous réclamons le droit de mener une vie sociale normale, pendant et après la maladie.

Nous réclamons la création d’un statut de malade chronique différent de celui d’adulte handicapé qui ne nous concerne pas.

Nous réclamons le droit d’assurer notre santé à des prix décents.

Nous réclamons le droit de conserver dans nos entreprises les mêmes chances de promotion et d’évolution qu’avant la maladie.

Nous réclamons le droit d’emprunter de l’argent à une banque autrement qu’à des taux prohibitifs.

Nous réclamons des mesures rapides et significatives pour aider les mères isolées et en situation de fragilité professionnelle ainsi que les femmes en situation de précarité. Trop d’entre-elles renoncent à se soigner afin de ne pas laisser livrés à eux mêmes des enfants qu’elles élèvent seules. Trop de femmes abandonnent la chimiothérapie ou la radiothérapie car, à bout de force, elles ne peuvent plus travailler et subvenir à leurs besoins. Pour elles, nous demandons un accompagnement approprié dans le parcours de soin, des aides à domicile durant les séances de chimiothérapie, des aides ménagères dans les semaines qui suivent les traitements.

Nous réclamons la création d’un programme cohérent et efficace dédié aux femmes malades de cancer, un programme qui soit autre chose que ce bricolage fait d’aides sociales approximatives et inégalement réparties selon les villes, les départements, la compétence et la disponibilité des professionnels qui conseillent et suivent les personnes.

Le cancer n’est pas une calamité. C’est une maladie dont on guérit de mieux en mieux.  Au cours de sa vie, un Français sur cinq sera touché par le cancer. Peut-on admettre qu’un Français sur cinq se voit ainsi condamné à demeurer un paria social jusqu’à la fin de son existence ?

Il nous faut, à présent, des réponses politiques claires et concrète, une mobilisation sociale autre que compassionnelle afin que chacun puisse vivre sa vie au-delà du cancer.