Une méta-analyse en réseau d’interventions psychosociales pour les réfugiés et les demandeurs d’asile souffrant de TSPT

Un article Une méta-analyse en réseau d’interventions psychosociales pour les réfugiés et les demandeurs d’asile souffrant de TSPT, de Turrini G, Tedeschi F, Cuijpers P, et al, publié dans BMJ Global Health

 

Article publié en anglais – accès libre en ligne

Résumé 

 

Introduction 

 

Les réfugiés et les demandeurs d’asile sont vulnérables aux troubles mentaux courants, y compris le trouble de stress post-traumatique (TSPT). À l’aide d’une approche de méta-analyse en réseau (NMA), la présente revue systématique a comparé et classé les interventions psychosociales pour le traitement du TSPT chez les réfugiés adultes et les demandeurs d’asile. 

 

Méthodes 

 

Des études randomisées d’interventions psychosociales pour les réfugiés adultes et les demandeurs d’asile souffrant de TSPT ont été systématiquement identifiées. 

 

Les symptômes du TSPT après l’intervention étaient le critère de jugement principal. 

 

Les différences moyennes standardisées (SMD) et les OR ont été regroupées à l’aide de paires et de NMA. La qualité des études a été évaluée à l’aide de l’outil Cochrane sur le risque de biais (RoB) et la certitude des preuves a été évaluée via l’application Confidence in Network Meta-Analysis. 

 

Résultats 

 

Un total de 23 études avec 2308 participants ont été inclus. Seize études ont été menées dans des pays à revenu élevé et sept dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. 

 

La plupart des études présentaient un faible risque de biais selon l’outil Cochrane RoB. L’AMN sur les symptômes du TSPT a montré que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) (SMD=−1,41 ; IC à 95 % -2,43 à -0,38) et la désensibilisation et le retraitement des mouvements oculaires (EMDR) (SMD=-1,30 ; IC à 95 % -2,40 à -0,20 ) étaient significativement plus efficaces que les listes d’attente (WL). 

La TCC était également associée à une diminution plus élevée des symptômes du TSPT que le traitement habituel (TAU) (DMS -1,51 ; IC à 95 % -2,67 à -0,36). P

our toutes les autres interventions, la différence avec WL et TAU n’était pas significative. 

La TCC et l’EMDR se sont classées les meilleures selon la surface moyenne dans le classement cumulatif. En ce qui concerne l’acceptabilité, aucune intervention n’a eu moins d’abandons que les interventions inactives. 

 

Conclusion 

La TCC et l’EMDR semblent avoir les plus grands effets sur la réduction des symptômes du TSPT chez les demandeurs d’asile et les réfugiés. 

Ces preuves doivent être prises en compte dans les directives et les packages de mise en œuvre pour faciliter la diffusion et l’adoption dans les contextes de réfugiés.

Lire l’article Une méta-analyse en réseau d’interventions psychosociales pour les réfugiés et les demandeurs d’asile souffrant de TSPT complet en ligne

En savoir plus

Références de l’article Une méta-analyse en réseau d’interventions psychosociales pour les réfugiés et les demandeurs d’asile souffrant de TSPT :

  • auteurs : Turrini G, Tedeschi F, Cuijpers P, et al
  • titre en anglais : A network meta-analysis of psychosocial interventions for refugees and asylum seekers with PTSD
  • publié dans : BMJ Global Health 2021;6:e005029
  • doi :

 

Formation(s) : Clinique de l’exil et EMDR

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