Dépression, addictions, phobies... L'intérêt de l'EMDR, une thérapie douce

Dépression, addictions, phobies… L’intérêt de l’EMDR, une thérapie douce

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Surtout connue dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, l’EMDR, qui utilise notamment le mouvement des yeux, est de plus en plus pratiquée pour chasser les phobies, les addictions ou la dépression.

En France, c’est le livre « Guérir » du psychiatre David Servan-Schreiber qui a fait connaître l’ EMDR (« désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux » en français). Elle a été découverte par hasard aux États-Unis, il y a une trentaine d’années, par la psychologue Francine Shapiro : elle s’était rendu compte que suivre du regard des vols d’oiseaux l’aidait à chasser ses idées noires, L’efficacité de cette méthode de psychothérapie qui soigne l’esprit en faisant bouger les yeux a été reconnue par de nombreuses études.

L’EMDR, c’est efficace ?

Parler d’un traumatisme qui nous affecte n’est souvent pas suffisant pour guérir : il est important de passer aussi par le corps et par les émotions. Les mouvements oculaires favoriseraient la formation de nouvelles connexions entre les souvenirs du traumatisme . Au cours de la séance, grâce à l’attention portée simultanément à la situation problématique et aux stimulations sensorielles dans le présent, des informations apaisantes sont transmises aux régions du cerveau impliquées dans la peur. Les images, les sons et les sensations liés au traumatisme stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel, basculent alors dans la pensée rationnelle et sont archivés dans le passé.

 « Cela permet de libérer l’amygdale, la partie du cerveau liée aux émotions,  de faire appel à ses propres ressources et de « digérer » le traumatisme, un peu comme quand on rêve » , indique le Dr Gérard Ostermann.

Comment se déroule une séance ?

Mis en confiance par le praticien, on est d’abord invité à parler des éléments marquants de sa vie. Puis la méthode est expliquée et la séance peut commencer. Le praticien propose de penser à un « lieu sûr » où l’on se sent bien (une plage, une clairière, un chalet). Puis il demande d’évoquer la situation problématique, la pensée négative (« je suis en danger »), l’émotion désagréable (la peur), ainsi que la pensée positive que l’on veut mettre à la place (« je suis en sécurité, j’ai les ressources pour m’en sortir »).  « J’invite alors la personne à suivre du regard le balayage de ma main de gauche à droite en gardant à l’esprit en même temps le passé traumatisant et le présent sécurisant, ainsi que les sensations dans le corps, explique le Dr Ostermann.

 Je parle très peu, juste quelques mots de soutien… Si elle traverse des émotions intenses, elle peut revenir à tout moment dans son lieu sûr, sa clairière, son chalet. » Une autoévaluation du malaise (de 1 à 10) est faite avant et après. On termine par un temps de parole et un « scanner du corps » pour évaluer les sensations des pieds à la tête. Le tout dure d’une heure à une heure trente. Les séances suivantes sont souvent un peu plus courtes, on travaille sur la même situation ou sur une autre.

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