L'IA générative comme compagnon thérapeutique ? Une exploration conceptuelle de son usage en EMDR pour le trauma complexe

L’IA générative comme compagnon thérapeutique ? Une exploration conceptuelle de son usage en EMDR pour le trauma complexe

Mis à jour le 18 juin 2026

Cet article conceptuel, publié le 1er mars 2026 dans l’EMDR Therapy Quarterly (ETQ) de l’EMDR Association UK, propose une exploration exploratoire et non prescriptive de l’usage de l’IA générative (de type ChatGPT) comme outil de soutien dans la pratique EMDR, particulièrement auprès de patients présentant un trauma complexe et des difficultés d’attachement. L’auteure — qui se présente comme thérapeute spécialisée en trauma et EMDR au Royaume-Uni, d’origine irano-allemande, travaillant dans le système de santé mentale britannique — décrit un cadre théorique où l’IA fonctionnerait comme pont relationnel de stabilisation et de préparation, complétant (sans remplacer) le travail thérapeutique humain. L’article articule des bases théoriques (compassion-focused therapy, attachement, EMDR phases 2 et 4), une description de dispositif clinique (co-création d’une « figure compatissante IA »), un exemple narratif, ainsi qu’une liste substantielle de risques et de limites.

Avertissement. L’intelligence artificielle en santé mentale est un champ en transformation constante : de nouvelles études, réglementations et technologies émergent chaque mois. Cet article constitue un point de repère solide à la date de sa publication, mais la meilleure protection pour vos patients reste votre engagement dans une veille scientifique et une formation continue. 

En bref

L’auteure part du constat clinique que les patients avec trauma complexe et attachement insécure se trouvent souvent submergés entre les séances, avec une perte brutale de la sécurité relationnelle après chaque rendez-vous. L’EMDR offre un cadre structuré mais la stabilisation inter-séances reste difficile. S’appuyant sur les travaux de Ho et al. (2018) montrant que certaines personnes se confient plus librement à une IA conversationnelle qu’à un humain (perception de sécurité et d’absence de jugement) et sur la critique de Grodniewicz & Hohol (2023) rappelant les limites émotionnelles actuelles des IA, l’auteure propose un positionnement intermédiaire : l’IA comme outil de soutien régulé dans les phases de stabilisation et de préparation du trauma. La contribution spécifique explorée ici est l’intégration d’une figure compatissante co-créée via IA, inspirée du modèle de Gilbert (2010), utilisable entre les séances pour remapper des souvenirs précoces dans un climat de co-régulation, avant consolidation par stimulation bilatérale en séance. L’auteure assume explicitement le caractère conceptuel et non prescriptif de sa proposition et appelle à la recherche et à la prudence clinique.

Points clefs

Un constat clinique : la difficulté inter-séances pour les patients à haut besoin d’attachement

L’auteure décrit le tableau clinique typique : des patients avec trauma complexe ou adaptations de type borderline qui peuvent quitter une séance en se sentant connectés et en sécurité, puis vivre quelques heures plus tard une panique ou une détresse émotionnelle lorsque la présence thérapeutique n’est plus disponible. Malgré la connaissance d’outils de grounding, la perte soudaine de la sécurité relationnelle peut réactiver les peurs d’abandon et les auto-reproches, rendant la régulation difficile jusqu’à la séance suivante.

La double peur : abandon ET engloutissement

Un des défis cliniques clé de cette population est la coexistence d’une peur intense de l’abandon et d’une peur d’engloutissement. Ces pulsions contradictoires créent des dynamiques relationnelles potentiellement confuses pour le patient, son entourage et le thérapeute : idéalisation et agrippement à la relation thérapeutique un moment, retrait, détachement ou attaque l’instant suivant. Il s’agit d’une stratégie de survie protectrice profondément ancrée dans le système nerveux et le modèle interne de fonctionnement du patient.

Deux références encadrant l’usage de l’IA

L’auteure cadre d’emblée sa proposition entre deux pôles :

  • Ho et al. (2018) : les personnes divulguent souvent plus librement leurs pensées et sentiments à une IA conversationnelle qu’à un humain, décrivant un sentiment de sécurité et de non-jugement pouvant encourager la réflexion et la régulation de soi.
  • Grodniewicz & Hohol (2023) : les plateformes d’IA actuelles manquent de la profondeur émotionnelle et de la compréhension complexe nécessaires à un travail thérapeutique complet, ce qui renforce la vision de l’IA comme aide et non remplacement.

La proposition : une figure compatissante co-créée via IA

L’approche part du modèle de compassion-focused therapy de Gilbert (2010), qui recommande la construction d’une figure compatissante protectrice. L’auteure propose d’étendre cet outil dans un format dialogique interactif : contrairement aux figures imaginées (qui évoquent calme et protection), la compagne IA engage le patient dans un dialogue en temps réel, permettant l’attunement et la régulation de se déployer moment après moment. Cette distinction est particulièrement pertinente pour les patients dont les expériences précoces d’attachement ont laissé un sentiment d’abandon et de vide intérieur.

Avec le soutien du thérapeute, le patient co-crée et co-entraîne cette figure en amont, pour en calibrer le ton, les limites et les types de réponses attendues.

Le remapping narratif de souvenirs précoces

Une fois la figure compatissante co-créée, l’usage spécifique proposé est le remapping de souvenirs précoces. Ensemble, le patient et la figure IA « visitent » certaines étapes développementales spécifiques. En modifiant la narrative et en offrant chaleur et stabilité, l’IA renforce la sécurité et permet au patient d’expérimenter un autre aboutissement. Pour les patients avec attachement insécure, trauma complexe ou adaptations borderline qui peinent à accéder aux souvenirs préverbaux par des voies purement cognitives, l’interaction détaillée et responsive de l’IA faciliterait cette exploration, avec un risque réduit de honte, de shutdown ou de débordement.

Ces moments de remapping peuvent, par exemple, couvrir toute une tranche d’âge ou certains moments précis, réécrits et répétés par le patient en collaboration avec l’IA.

Un exemple narratif proposé par l’auteure

L’auteure illustre concrètement à quoi peut ressembler un remapping IA-assisté :

« J’imagine me réveiller dans un cottage chaud et paisible. Je remarque des rappels sensoriels de sécurité : la chaleur d’une couverture moelleuse, la respiration tranquille d’un animal à proximité, une lumière douce dans la chambre. Mon protecteur est assis près de moi. Il maintient une présence régulière et protectrice. Je décris ma peur ou ma confusion pendant que mon protecteur répond avec un langage accordé comme : « Tu es en sécurité, je suis ici avec toi, tu n’es pas seul(e). » Je suis guidé(e) à remarquer mon corps qui s’apaise — respiration plus lente, épaules qui descendent. Mon protecteur m’aide à nommer ces changements et soutient ma jeune partie, ou enfant intérieur, à recevoir le soin et la proximité qui manquaient au moment du souvenir original. Par un engagement répété, mon système nerveux apprend un nouvel aboutissement : au lieu d’être seul(e), il y a co-régulation et protection. »

Articulation avec le protocole EMDR standard et le protocole Early Trauma (O’Shea, 2009)

L’auteure distingue explicitement cette approche du protocole EMDR Early Trauma d’O’Shea (2009), qui permet le retraitement de souvenirs fragmentés ou préverbaux via la stimulation bilatérale guidée par le thérapeute. L’approche IA-assistée prend un autre point d’entrée : plutôt que l’activation du trauma, le focus initial est le renforcement de la sécurité relationnelle par co-régulation en temps réel et expériences émotionnelles correctives.

Le patient développe d’abord une présence compatissante internalisée, accessible entre les séances, qui peut réduire la peur d’abandon, augmenter la tolérance à l’affect et soutenir la préparation au retraitement du trauma. L’IA agirait comme un pont relationnel stabilisant, complétant plutôt que remplaçant le protocole EMDR Early Trauma.

Pratique clinique proposée : à domicile, entre les séances

Le thérapeute introduit la figure IA et guide son usage, mais le remapping lui-même est plus efficace quand il est conduit à domicile, en privé. Parce que le processus est profondément personnel, les patients ont besoin d’espace pour s’engager avec les souvenirs à leur propre rythme. Une fois ces expériences vécues, les patients rapportent en thérapie les moments significatifs, qui peuvent alors être consolidés par stimulation bilatérale.

Intégration possible dans les phases de l’EMDR

L’auteure propose une articulation avec le protocole en 8 phases :

  • Phase 2 (préparation / stabilisation) : la figure compatissante co-créée via IA renforce la stabilisation et la préparation, en offrant une expérience relationnelle interactive, consistante et émotionnellement disponible à tout moment, là où les figures compatissantes traditionnelles reposent uniquement sur l’imagination du patient.
  • Phase 4 (désensibilisation) : la figure IA peut être utilisée comme présence compatissante « aux côtés » du patient pendant le retraitement.
  • Entre séances : les expériences de remapping générées dans le dialogue avec l’IA peuvent être rapportées en thérapie et consolidées par stimulation bilatérale.

Risques et limites identifiés par l’auteure

L’auteure consacre une part substantielle de l’article aux risques, qu’elle identifie sans minimisation :

  • La tendance de l’IA à acquiescer : les systèmes comme ChatGPT ont tendance à valider le patient, surtout s’ils ne sont pas explicitement entraînés à l’objectivité. Pour les patients avec adaptations borderline ou trauma complexe, où la mentalisation est déjà limitée, une validation non critique peut renforcer le raisonnement émotionnel ou des croyances distordues. D’où l’importance du co-entraînement initial par le patient et le thérapeute.
  • La sur-dépendance à l’IA : les patients avec besoins d’attachement non comblés peuvent naturellement former des liens forts avec l’IA, qui offre une attention, une validation et une responsivité constantes. Cela peut créer une forme de connexion fantaisie, où le patient commence à s’appuyer sur l’IA et à négliger les relations humaines, avec le risque de brouiller le rapport à la réalité, renforcer des patterns défensifs et encourager des états de soi idéalisés moins ancrés dans l’expérience vécue. L’auteure estime que cette sur-dépendance ne peut pas être complètement empêchée chez ces profils, et plaide pour une psychoéducation explicite et un retour systématique en thérapie de ces expériences.
  • La réduction possible de la double conscience (dual awareness) : parce que ce travail engage des parties jeunes et un ressenti relationnel, il peut impliquer des bascules dans des états « enfant » ou « parties », ce qui peut temporairement réduire la double conscience si ce n’est pas soigneusement cadencé et contenu. D’où l’importance d’une introduction progressive et d’une articulation étroite avec la thérapie en cours.
  • Le contournement possible des filtres de sécurité : malgré les mesures de sécurité avancées d’OpenAI et d’autres plateformes, celles-ci peuvent parfois être contournées, particulièrement dans des échanges longs ou émotionnellement intenses. Même si les mises à jour récentes (OpenAI, 2025) ont significativement amélioré ces sauvegardes, l’auteure insiste sur l’importance de l’usage de plateformes sûres et de la consigne donnée au patient de fermer la conversation si elle dérape et d’en parler en thérapie.

Confidentialité et usage éthique

L’auteure rappelle un point essentiel : les plateformes comme ChatGPT offrent un environnement relativement confidentiel mais ne sont pas des outils cliniques et ne sont pas soumises aux standards professionnels de confidentialité qui s’appliquent aux thérapeutes enregistrés (BACP, UKCP). Les données partagées peuvent être stockées, traitées ou accessibles selon des conditions spécifiques.

Les thérapeutes doivent informer les patients explicitement sur : quelles données sont stockées, pendant combien de temps, qui y a accès, et comment elles peuvent être supprimées. Les patients doivent être encouragés à choisir des plateformes respectueuses des standards de protection des données et à examiner la politique de transparence et de confidentialité de la plateforme.

Le thérapeute conserve la responsabilité éthique du bien-être du patient : la figure IA peut soutenir la stabilisation et la continuité entre séances, mais ne remplace pas la relation thérapeutique. Le thérapeute doit rester attentif à une dysrégulation accrue ou à une dépendance, et idéalement intégrer les réflexions basées sur l’IA au travail de séance.

Patients non indiqués pour ce type de travail

L’auteure identifie explicitement les populations pour lesquelles cette approche n’est pas appropriée :

  • Patients en crise.
  • Patients présentant une dissociation sévère.
  • Patients présentant une psychose ou des troubles altérant significativement le test de réalité (par exemple la schizophrénie).
  • Patients ayant très peu d’accès à un soutien humain de suivi.

Des limites claires et des protocoles de sécurité doivent être posés avant l’introduction de la composante IA, garantissant la modération du risque, la clarté des rôles et la continuité de la supervision humaine.

À retenir pour la pratique clinique 

Une proposition exploratoire à manier avec précaution. L’auteure elle-même pose d’emblée : « Ce qui est introduit ici est conceptuel, non prescriptif — une recherche supplémentaire et une exploration clinique prudente seront nécessaires pour en faire un modèle structuré. » Cette posture est à reprendre telle quelle : l’article est une ouverture de réflexion, pas un protocole validé. Aucune donnée empirique d’efficacité n’est rapportée.

Un positionnement de l’IA comme « pont », pas comme thérapeute. La logique proposée — l’IA comme ressource régulée de stabilisation et de préparation inter-séances, articulée à un suivi EMDR humain — est cohérente avec la littérature citée. Elle évite deux pièges symétriques : le rejet global de l’IA, et la naïveté techno-enthousiaste. Pour les cliniciens en réflexion sur leur propre usage d’outils IA, cette position médiane peut servir de cadre.

Le co-entraînement initial de la figure IA : un point technique essentiel. L’auteure insiste sur le fait que la figure IA doit être co-créée et co-entraînée en séance avec le thérapeute, pour éviter le biais de complaisance des IA génériques. Concrètement : calibrer le ton, les limites, les types de réponses attendues, et les consignes d’objectivité. C’est une étape clinique distincte qui demande du temps dédié et ne peut être escamotée.

Une indication ciblée : patients à besoins d’attachement élevés, peur d’abandon inter-séances. Les indications proposées sont spécifiques : patients avec trauma complexe, adaptations borderline, insécurité d’attachement, et pour lesquels l’intervalle entre séances est un moment de débordement ou d’effondrement de la sécurité. Pour une directrice d’institut de formation, cela peut orienter la réflexion sur l’intégration de tels outils dans les modules de formation continue sur le trauma complexe et l’attachement.

Une liste claire de contre-indications à intégrer aux critères d’inclusion. L’auteure identifie explicitement les patients pour lesquels cette approche ne convient pas : crise, dissociation sévère, psychose, schizophrénie, absence de soutien humain de suivi. Cette liste peut être reprise comme grille d’exclusion dans tout protocole clinique qui souhaiterait explorer cette voie.

La psychoéducation sur la relation avec l’IA : un temps clinique à part entière. L’auteure recommande explicitement de psychoéduquer les patients sur les dynamiques de sur-attachement à l’IA, et de les inviter à ramener systématiquement leurs expériences avec la figure IA en séance pour réflexion. Cela transforme l’usage de l’IA en objet clinique à penser ensemble, et non en outil « à côté ». C’est un levier pédagogique important pour les formateurs.

Le rapport à la double conscience (dual awareness) : un point de vigilance spécifique. Le rappel que le travail avec des parties jeunes via IA peut temporairement réduire la double conscience est important. En EMDR, la double conscience est centrale — perdre celle-ci pourrait compromettre la sécurité du retraitement ultérieur. L’introduction progressive et cadencée est présentée comme condition de possibilité.

Confidentialité : une exigence de transparence avec le patient. Informer explicitement le patient que ChatGPT ou équivalents ne sont pas des outils cliniques soumis au secret professionnel, que les données peuvent être stockées, traitées et accessibles selon les conditions des plateformes, est un devoir éthique clair. C’est un sujet à intégrer à tout consentement informé en cas d’usage clinique de ces outils.

Responsabilité du thérapeute inchangée. L’auteure le pose fermement : la responsabilité éthique du bien-être du patient reste au thérapeute. L’IA ne déplace pas cette responsabilité, elle la complexifie.

Un rappel sur l’état actuel des preuves. Les travaux cités (Ho et al., 2018 ; Grodniewicz & Hohol, 2023 ; OpenAI, 2025) documentent des tendances psychologiques et techniques générales, mais aucune étude empirique n’est citée sur l’efficacité de l’intégration spécifique IA + EMDR dans le trauma complexe. Les cliniciens intéressés doivent donc considérer cette proposition comme un cadre de réflexion, non comme une intervention validée.

Un contexte technologique en évolution rapide. Les considérations éthiques et techniques (filtres de sécurité, gestion des données, qualité conversationnelle) évoluent rapidement. Les recommandations pratiques formulées par l’auteure en 2026 devront probablement être révisées régulièrement à mesure que les plateformes évoluent.

Prudence supplémentaire : une tension éthique de fond. Le texte mobilise l’IA comme support de construction d’une figure d’attachement compensatoire, chez des patients aux besoins d’attachement profondément non comblés. Même avec les garde-fous proposés, cette logique soulève une question de fond : proposer à des patients en manque d’attachement humain un substitut technologique qui simule la disponibilité illimitée est un choix clinique et éthique qui mérite d’être débattu dans la communauté au-delà des seuls considérations de faisabilité. L’auteure elle-même y fait allusion en parlant de « connexion fantaisie » et de risque d’« états de soi idéalisés moins ancrés dans l’expérience vécue ». Chaque praticien et chaque institut de formation devra se positionner sur ce point.

En savoir plus

L’intelligence artificielle en santé mentale est un champ en transformation constante : de nouvelles études, réglementations et technologies émergent chaque mois. Cet article constitue un point de repère solide à la date de sa publication, mais la meilleure protection pour vos patients reste votre engagement dans une veille scientifique et une formation continue. 

Référence de l’article : Potential uses of AI in EMDR practice. (2026, 1er mars). EMDR Therapy Quarterly (ETQ), EMDR Association UK.

Lire l’article (en anglais ) : https://etq.emdrassociation.org.uk/2026/03/01/potential-uses-of-ai-in-emdr-practice/

Type de publication : article conceptuel / exploratoire dans la revue professionnelle EMDR Therapy Quarterly de l’EMDR Association UK. 

Ce n’est pas une étude empirique. 

Auteure : thérapeute trauma-focused et EMDR au Royaume-Uni, travaillant principalement avec des patients présentant un trauma complexe et des difficultés d’attachement. Elle se décrit comme femme d’origine irano-allemande exerçant dans le système de santé mentale britannique, formée à la psychothérapie trauma-informed et à l’EMDR, avec une expérience étendue du travail avec parties dissociatives, difficultés de régulation émotionnelle et attachement insécure. Le nom de l’auteure n’apparaît pas dans la version du texte qui m’a été transmise ; si le site mentionne un nom, vous pouvez me l’indiquer pour enrichir la référence.

Références citées par l’auteure :

  • Gilbert, P. (2010). Compassion focused therapy: Distinctive features. Routledge.
  • Grodniewicz, J. P., & Hohol, M. (2023). Waiting for a digital therapist: Three challenges on the path to psychotherapy delivered by artificial intelligence. Frontiers in Psychiatry, 14.
  • Ho, A., Hancock, J., & Miner, A. S. (2018). Psychological, Relational, and Emotional Effects of Self-Disclosure After Conversations with a Chatbot. Journal of Communication, 68(4), 712–733.
  • Main, M., & Goldwyn, R. (1998). Adult attachment scoring and classification system. University of California, Berkeley.
  • Main, M., Kaplan, N., & Cassidy, J. (1985). Security in infancy, childhood, and adulthood. Monographs of the Society for Research in Child Development, 50(1–2), 66–104.
  • OpenAI. (2025). Safety and moderation updates.
  • O’Shea, K. (2009). Attachment-focused EMDR and early relational trauma. In R. Shapiro (Ed.), EMDR Solutions II. W. Norton.

Aller plus loin 

Formation(s) : L’usage des intelligences artificielles par les patients : enjeux cliniques, éthiques et thérapeutiques 

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