Étude B.R.E.A.S.T. : un protocole d'essai randomisé contrôlé évaluant le protocole EMDR R-TEP chez les patientes opérées d'un cancer du sein

 Étude B.R.E.A.S.T. : un protocole d’essai randomisé contrôlé évaluant le protocole EMDR R-TEP chez les patientes opérées d’un cancer du sein

Mis à jour le 8 juillet 2026

Cet article, publié en janvier 2026 dans Frontiers in Psychology par une équipe italienne (ASST Rhodense, Hôpital de Garbagnate, Milan, et Université de Padoue), présente un protocole d’étude (study protocol) et non des résultats d’efficacité. Il décrit le design d’un essai randomisé contrôlé monocentrique à trois bras comparant : (1) le traitement psychologique habituel (TAU) ; (2) le TAU associé à une intervention psychoéducative structurée ; (3) le TAU associé au protocole EMDR R-TEP (Recent Traumatic Episode Protocol), chez des patientes recevant un premier diagnostic de cancer du sein et devant être opérées (mastectomie ou tumorectomie / quadrantectomie). L’étude B.R.E.A.S.T. s’inscrit dans un champ encore peu documenté : aucun essai randomisé contrôlé n’a à ce jour spécifiquement évalué le R-TEP chez les patientes opérées d’un cancer du sein.

En bref

Après une revue substantielle de la littérature (trauma et maladie oncologique, détresse psychologique et qualité de vie, image corporelle et féminité, interventions psychoéducatives, EMDR en oncologie, protocole R-TEP), les auteurs formulent le rationnel, les hypothèses et la méthodologie d’un essai prospectif, longitudinal, en simple aveugle, à quatre temps de mesure (T0 préopératoire, T1 une semaine post-opératoire, T2 après 8 semaines d’intervention psychologique, T3 à 3 mois de suivi). L’échantillon visé est de 122 patientes minimum (pour tenir compte d’un taux d’attrition de 20 %), soit ~34 par groupe après analyses de puissance. Les résultats primaires portent sur la détresse psychologique (PDI-R) et la symptomatologie post-traumatique (PTSQ). Les objectifs secondaires couvrent anxiété, dépression, désespoir, image corporelle, régulation émotionnelle, estime de soi, soutien social perçu et fonctionnement psychologique global.

Résumé

Contexte : Le diagnostic de cancer du sein et son traitement chirurgical peuvent être vécus comme des événements traumatiques, déclenchant une détresse psychologique incluant anxiété, dépression et symptômes post-traumatiques. Le Recent Traumatic Episode Protocol (R-TEP), une intervention précoce d’EMDR, a montré son efficacité dans la réduction de la symptomatologie psychologique à la suite d’événements traumatiques récents.

Objectifs : Ce protocole décrit un essai randomisé contrôlé conçu pour évaluer l’efficacité du protocole EMDR R-TEP, principalement dans la réduction de la détresse psychologique et des symptômes post-traumatiques chez les patientes avec cancer du sein subissant une intervention chirurgicale, avec une attention secondaire portée à la régulation émotionnelle, au désespoir, à l’image corporelle et à la symptomatologie psychologique globale.

Méthodes : Un essai randomisé contrôlé prospectif, longitudinal, monocentrique et en simple aveugle sera conduit au Breast Unit de l’ASST Rhodense (Milan, Italie). Un minimum de 122 patientes de sexe féminin, pour tenir compte d’un taux d’attrition de 20 %, recevant un premier diagnostic de cancer du sein et devant être opérées, seront randomisées dans trois groupes : traitement habituel (TAU), TAU plus intervention psychoéducative, et TAU plus EMDR R-TEP. Les évaluations seront conduites au baseline (pré-chirurgical), post-chirurgical / pré-intervention psychologique, post-intervention psychologique, et en suivi à 3 mois. Les résultats primaires incluent le Psychological Distress Inventory-Revised et le Post-Traumatic Symptom Questionnaire.

Discussion : Ce protocole fournit le cadre méthodologique pour générer des données probantes sur l’EMDR R-TEP comme intervention psychologique précoce chez les patientes avec cancer du sein.

Points clefs 

Le cancer du sein comme expérience potentiellement traumatique

Les auteurs documentent que le diagnostic de cancer du sein et le traitement chirurgical peuvent déclencher des symptômes post-traumatiques (intrusions, évitement, hyperéveil), un pattern plus large de détresse psychologique (anxiété, dépression, troubles de l’adaptation), ainsi que des troubles de l’image corporelle liés spécifiquement à la mastectomie ou quadrantectomie. Les facteurs identifiés par la littérature comprennent : confrontation directe à la mortalité, perte de contrôle sur le corps et le devenir, incertitude pronostique, et caractère invasif des procédures médicales. Des facteurs psychologiques spécifiques (dysrégulation émotionnelle, désespoir, faible estime de soi, manque de soutien social) ont été associés à une symptomatologie post-traumatique plus marquée.

Une prévalence élevée de la détresse chez les patientes atteintes de cancer du sein

Les auteurs rapportent, à partir de la littérature, que près de 41 % des patientes atteintes de cancer du sein présentent une détresse significative, l’anxiété, la dépression et le désespoir étant les présentations les plus fréquentes. Au moins un tiers des patientes rapportent des niveaux de détresse élevés persistants, stables ou augmentant avec la progression de la maladie. Les auteurs rappellent que la détresse est considérée en oncologie comme un « sixième signe vital » (Bultz & Carlson, 2006 ; Grassi & Riba, 2012 ; Riba et al., 2019).

L’image corporelle et la féminité : une dimension critique

La mastectomie est décrite comme pouvant entraîner un sentiment de mutilation et une atteinte de l’estime de soi, menaçant la perception de féminité et pouvant causer, selon certaines études, un traumatisme psychologique plus important que le diagnostic lui-même. Les impacts peuvent persister longtemps après la fin du traitement ; certaines études suggèrent que l’adaptation peut demander jusqu’à 2 ans post-chirurgie.

Les limites documentées de la psychoéducation seule

Les auteurs reconnaissent que les interventions psychoéducatives ont démontré une efficacité dans la réduction de la détresse, de l’anxiété et de la symptomatologie dépressive chez les patientes atteintes de cancer du sein. Toutefois, une méta-analyse et revue systématique (Guarino et al., 2020) a montré que les interventions psychoéducatives produisent des tailles d’effet plus petites que des approches thérapeutiques plus structurées (TCC, thérapie expressive-supportive). Un RCT récent (Ardizzone et al., 2022) n’a pas trouvé de différence statistiquement significative entre psychoéducation et TCC chez les patientes avec cancer du sein. Les auteurs concluent que « bien que les programmes psychoéducatifs puissent être stratégiquement importants à implémenter au sein des Breast Units, leur efficacité comme interventions seules reste limitée ».

Cadre théorique : le modèle AIP et le mécanisme d’action de l’EMDR

L’article rappelle que l’EMDR s’appuie sur le modèle du traitement adaptatif de l’information (AIP) : les expériences traumatiques seraient stockées sous une forme spécifique d’état, dans des réseaux mnésiques isolés, avec les cognitions distordues, émotions intenses et sensations physiologiques associées. Le mécanisme thérapeutique passe par la stimulation bilatérale (mouvements oculaires, sons, tapotements). L’hypothèse de la mémoire de travail propose que la stimulation bilatérale effectuée pendant l’attention portée au souvenir traumatique taxe la capacité de la mémoire de travail, réduisant la vivacité et l’intensité émotionnelle du souvenir évoqué.

L’EMDR en oncologie : une littérature prometteuse mais limitée

Les auteurs citent une revue systématique (Portigliatti Pomeri et al., 2021) incluant 7 études et 140 patients atteints de cancer, concluant que l’EMDR pourrait être un traitement prometteur pour la détresse psychologique chez les patients atteints de cancer, malgré des limites méthodologiques. Un essai pilote randomisé contrôlé comparant l’EMDR à la TCC chez des patients oncologiques avec ESPT (Jarero et al., 2015) a trouvé que, chez les patients en phase de suivi, l’absence d’ESPT post-traitement était significativement plus souvent associée à l’EMDR qu’à la TCC. Des protocoles de groupe ont également démontré des réductions significatives des symptômes d’ESPT (G-TEP, IGTP).

Le protocole R-TEP : intervention précoce

Le Recent Traumatic Episode Protocol (Shapiro & Laub, 2008) a été spécifiquement conçu pour intervenir rapidement après des événements traumatiques récents. Il vise à éviter la consolidation chronique de la symptomatologie post-traumatique. Il a été appliqué avec succès chez des survivants de soins intensifs, y compris par téléprésence (Bates et al., 2023). Son application immédiatement après une chirurgie du cancer du sein est présentée comme particulièrement pertinente, cette période étant considérée comme une fenêtre critique pour la prévention.

Design de l’étude : RCT à trois bras, simple aveugle, monocentrique

L’essai compare :

  • G1 (contrôle) : TAU, soutien psychologique standard non structuré, sans protocole pré-établi.
  • G2 (contrôle actif) : TAU + intervention psychoéducative individuelle structurée sur 8 semaines (en 8 modules : psychoéducation sur le cancer, psychoéducation sur le trauma, reconnaissance émotionnelle, stratégies de régulation émotionnelle I et II, image corporelle et féminité, ressources et soutien social, intégration).
  • G3 (expérimental) : TAU + protocole EMDR R-TEP en 8 phases conformes aux guidelines de Shapiro & Laub (2008).

Toutes les séances durent 60 à 90 minutes, sont individuelles, en présentiel, deux fois par semaine. Les évaluations sont conduites aux temps T0 (baseline pré-chirurgical), T1 (1 semaine post-chirurgical), T2 (1 semaine après la fin des 8 semaines d’intervention, dans les 3 mois post-chirurgie), T3 (3 mois après T2).

Critères d’inclusion et d’exclusion

Inclusion : patientes biologiquement de sexe féminin, 18 à 80 ans, premier diagnostic de cancer du sein, chirurgie programmée (mastectomie ou quadrantectomie), excellente compréhension de l’italien, consentement volontaire.

Exclusion : maladie métastatique, déficience cognitive compromettant la compréhension du consentement ou des instruments, antécédent de diagnostic psychiatrique sévère avec traitement psychotrope actuel, ESPT préexistant non lié à la maladie oncologique, symptômes dissociatifs cliniquement significatifs (examen clinique et/ou score > 30 à la DES-II).

Puissance statistique et taille d’échantillon

Le calcul a priori (G*Power) pour une ANOVA à mesures répétées avec interaction intra-inter a été fait avec : taille d’effet f = 0,15 (petite à moyenne), corrélation entre mesures répétées = 0,35, α = 0,05, puissance (1-β) = 0,80. Il indique un échantillon de 102 participantes (≈ 34 par groupe). Avec un taux d’attrition anticipé de 20 %, l’étude vise au moins 122 patientes.

Outcomes primaires et secondaires

  • Primaires : Psychological Distress Inventory – Revised (PDI-R ; Rossi et al., 2022) et Post-Traumatic Symptom Questionnaire (PTSQ ; Rossi et al., 2024b).
  • Secondaires : Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), Beck Hopelessness Scale (BHS), Body Image Scale (BIS), Difficulties in Emotion Regulation Scale-8 (DERS-8), Rosenberg Self-Esteem Scale (RSES), Psycho-Social Support Scale (PSSS), Clinical Outcomes in Routine Evaluation (CORE-OM).

Hypothèses

Les auteurs formulent explicitement leurs hypothèses : le protocole EMDR R-TEP, combiné au soutien psychologique standard, démontrera une efficacité supérieure dans la réduction significative des niveaux de détresse, des symptômes post-traumatiques et d’autres symptomatologies psychologiques, par rapport à la fois au TAU seul et au TAU associé à la psychoéducation. Ils précisent que la supériorité du R-TEP serait probablement plus marquée au suivi à long terme (T3) qu’à la fin de l’intervention (T2).

Approbation éthique et pré-enregistrement

Le protocole a été approuvé par le Comité d’éthique Milano Area 3 de l’ASST Grande Ospedale Metropolitano Niguarda (protocole n° 5980). Il est conforme à la Déclaration d’Helsinki et aux Good Clinical Practice (GCP). Il a été pré-enregistré sur le registre BMC ISRCTN (ID : ISRCTN17036586).

À retenir pour la pratique clinique 

Un protocole, pas des résultats. Le point à communiquer sans ambiguïté aux lecteurs cliniciens : cet article décrit le design d’un essai à venir, pas ses résultats. Aucune donnée d’efficacité n’est à ce jour disponible pour la combinaison R-TEP + TAU dans cette population spécifique. L’article est toutefois précieux pour : (a) documenter un programme de recherche ambitieux en cours, (b) illustrer une méthodologie rigoureuse de RCT en psycho-oncologie, (c) proposer un cadre structuré d’intervention psychoéducative sur 8 semaines que les cliniciens peuvent discuter et adapter dans leur propre pratique.

Le cancer du sein comme événement potentiellement traumatique : une posture clinique à nourrir. L’article rappelle utilement les données de prévalence de la détresse (~ 41 % des patientes) et les dimensions multiples concernées (anxiété, dépression, ESPT, image corporelle, féminité, peur de la récidive). Pour les cliniciens travaillant en psycho-oncologie ou en libéral auprès de patientes post-diagnostic, il s’agit d’une validation utile de la posture trauma-informed dans ce contexte.

L’intérêt de l’évaluation systématique de la détresse. Le concept de « sixième signe vital » rappelle l’importance d’intégrer le dépistage de la détresse (via des outils courts comme le PDI-R) dans le parcours de soin des patientes oncologiques, non seulement dans les centres anti-cancer mais aussi dans les consultations libérales de suivi.

Une fenêtre d’intervention précoce peut être cruciale. L’argument du R-TEP repose sur l’idée qu’intervenir tôt (ici, dans la semaine post-chirurgicale) permet de prévenir la consolidation de la symptomatologie post-traumatique chronique. Pour les praticiens EMDR, cela conforte la pertinence des protocoles précoces et invite à ne pas attendre que les symptômes se chronicisent pour proposer une intervention.

Les critères d’exclusion rappellent les précautions EMDR. Le protocole exclut les patientes présentant des symptômes dissociatifs cliniquement significatifs (DES-II > 30), illustrant la pratique recommandée : évaluer la dissociation avant tout traitement EMDR, surtout en contexte de trauma médical où la dissociation péri-traumatique est possible. Cette précaution peut être reprise dans les formations EMDR initiales et continues.

Un modèle d’intervention psychoéducative structurée en 8 modules. Indépendamment des résultats futurs du RCT, la description du bras psychoéducatif peut inspirer les cliniciens et structures souhaitant proposer une intervention structurée : psychoéducation sur le cancer et le trauma, reconnaissance émotionnelle, stratégies de régulation (grounding, respiration, relaxation, restructuration cognitive), image corporelle et féminité, ressources et soutien social, intégration. Une Table supplémentaire décrit la structure complète.

Choix des instruments de mesure. Pour les cliniciens souhaitant objectiver les évolutions de leurs patients en oncologie, la batterie choisie constitue une référence utile : PDI-R pour la détresse, PTSQ pour le post-traumatique, HADS pour anxiété/dépression, BIS pour l’image corporelle, DERS-8 pour la régulation émotionnelle, RSES pour l’estime de soi, CORE-OM pour la symptomatologie globale.

Limites reconnues par les auteurs eux-mêmes. Les auteurs listent explicitement : design monocentrique limitant la généralisation, TAU non structuré (source d’hétérogénéité), durée du recrutement pouvant être longue, cliniciens non aveugles à l’intervention (effets d’attente possibles), suivi à 3 mois seulement (sans évaluation à 12 mois), critères d’inclusion homogénéisants excluant les formes complexes (métastatique, psychiatrique sévère, ESPT préexistant, dissociation significative), et absence de mesures de processus (mécanismes actifs non évalués).

Un rappel sur la posture du chercheur-clinicien. Le fait que l’étude prévoie explicitement que « si le monitoring clinique en cours de traitement révèle qu’une patiente assignée au TAU bénéficierait davantage d’une intervention structurée, les cliniciens privilégieront le bien-être de la patiente et fourniront le traitement le plus approprié » illustre une pratique éthique à saluer : la primauté du bien-être du patient sur la rigueur méthodologique, avec exclusion subséquente des analyses statistiques.

Une dynamique scientifique à suivre. Le pré-enregistrement de l’étude (ISRCTN17036586) permet de suivre l’avancée des travaux. Pour un institut de formation, c’est une étude à surveiller sur plusieurs années : ses résultats, attendus à moyen terme, pourraient contribuer à consolider ou nuancer l’intérêt du R-TEP en oncologie.

En savoir plus 

Références de l’article : Ligorio, L. E., Rossi, A. A., Sala, R., Pesavento, F., Musco, F., Mannarini, S., & Bollina, R. (2026). B.R.E.A.S.T. Study protocol: Benefits of R-TEP EMDR protocol in Addressing diStress and Trauma in breast cancer patients. Frontiers in Psychology, 16, 1759849.

  • DOI : 10.3389/fpsyg.2025.1759849 
  • Accès : Open access — licence Creative Commons Attribution (CC BY) 
  • Type d’article : Study Protocol (protocole d’étude — ne rapporte pas de résultats cliniques
  • Reçu : 3 décembre 2025 
  • Révisé : 28 décembre 2025 
  • Accepté : 30 décembre 2025 
  • Publié : 20 janvier 2026 
  • Pré-enregistrement : ISRCTN Registry, ID ISRCTN17036586 
  • Approbation éthique : Comité d’éthique Milano Area 3 de l’ASST Grande Ospedale Metropolitano Niguarda (protocole n° 5980) 
  • Financement : Frais de publication couverts par l’Università degli Studi di Padova / University of Padua, Open Science Committee. Les auteurs déclarent qu’aucune relation commerciale ou financière pouvant être interprétée comme un conflit d’intérêts potentiel n’a été en jeu dans la conduite de ce travail. Il est à noter que l’éditeur de section (GC) déclare une co-signature antérieure avec les auteurs AAR et SM. 
  • Déclaration IA : les auteurs déclarent que l’IA générative n’a pas été utilisée pour la création du manuscrit.

Aller plus loin 

Formation(s) : 

  • l’atteinte de l’image corporelle et de la féminité après chirurgie du cancer du sein fait écho au travail sur la distorsion de l’image corporelle comme dissociation somatique, développé dans le séminaire EMDR avancé de Natalia Seijo, « L’intégration du corps dans la prise en charge du trauma complexe et la dissociation ».
  • le protocole R-TEP de Elan Shapiro et Brurit Laub, évalué dans ce protocole d’étude, est présenté dans la formation de Monika Miravet De l’EMD à l’EMDR, qui explore le continuum EMD, EMDr, EMDR et la notion de traitement télescopique.

Dossier(s) :  Dossier EMDR et maladies physiques – somatisation

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