
Conceptualisation de cas et neurodiversité en EMDR : une compilation de regards cliniques
Mis à jour le 4 juillet 2026
Ce document, publié sur le blog officiel de l’EMDRIA (EMDR International Association) à l’occasion du Neurodiversity Celebration Month (mois de célébration de la neurodiversité, en avril), n’est pas une étude empirique ni un article théorique structuré : il s’agit d’une compilation de réponses courtes — écrites ou vidéo — recueillies par l’EMDRIA auprès de ses membres, en réponse à la question :
« Quels facteurs permettent d’assurer une conceptualisation de cas EMDR culturellement responsable pour les patients qui s’identifient comme neurodivergents ? »
Les réponses viennent de cliniciens exerçant principalement aux États-Unis (plusieurs États), au Canada (Ontario), en Australie (Victoria) et en Italie. Plusieurs contributeurs se présentent comme eux-mêmes neurodivergents (ADHD, AuDHD), ce qui donne au document une valeur particulière de témoignage croisé entre expérience clinique et expérience vécue. Cette compilation ne cherche pas à dégager un consensus, mais à faire entendre une pluralité de voix et de recommandations cliniques convergentes sur plusieurs points.
En bref
Le document rassemble une vingtaine de contributions courtes de cliniciens EMDR. Les contributions convergent fortement sur plusieurs messages centraux :
- La neurodivergence doit être reconnue comme une variation légitime de l’expérience humaine, non comme un déficit à corriger.
- La conceptualisation de cas doit intégrer le trauma chronique et cumulé souvent subi par les personnes neurodivergentes (masking, rejet, incompréhension, exclusion systémique).
- Le phase 1 et le phase 2 du protocole EMDR doivent être adaptés : besoins sensoriels, style de traitement cognitif, particularités imaginales (hyperphantasie, aphantasie, synesthésie), alexithymie.
- La stimulation bilatérale, le rythme, le langage et les mesures doivent pouvoir être adaptés avec flexibilité, sans sacrifier le mécanisme thérapeutique de l’EMDR.
- Les cliniciens doivent interroger leurs propres présupposés capacitistes (ableist) sur ce que sont un système nerveux « régulé », un affect « approprié », un style de communication « par défaut ».
- La sécurité thérapeutique pour les patients neurodivergents est co-construite, et non un standard universel.
Points clefs
Tenir ensemble neurodifférence et trauma : une « vision clinique binoculaire »
Dr Helen Butlin (Ontario, Canada) propose une formule éclairante : la conceptualisation de cas pour les patients neurodivergents exige de tenir neurodifférence et trauma comme simultanément présents et mutuellement impliqués, non comme des diagnostics concurrents mais comme des réalités imbriquées nécessitant une « vision clinique binoculaire ». Elle alerte sur un risque spécifique : les cadres de dissociation structurelle (souvent mobilisés en EMDR complexe) risquent, sans cette lentille, de pathologiser le masking et de mal interpréter l’hyperphantasie, l’aphantasie et la synesthésie comme des symptômes dissociatifs — rejouant ainsi le préjudice chronique subi par les patients dans des environnements qui ne les ont pas vus correctement.
Interroger les présupposés capacitistes (ableist) de la formation EMDR
Kathy Couch (Idaho, USA) invite à un examen critique des présupposés ableist intégrés à nos formations : que signifie un système nerveux régulé ? quel affect est « approprié » ? quel style de communication est le « standard par défaut » ? Elle écrit : « L’ableism en pratique clinique est rarement intentionnel. Il vit dans les repères que nous utilisons, les temporalités que nous attendons, et les scripts de resourcing que nous donnons aux patients sans demander s’ils leur conviennent. » Sa formule conclusive : « Le cadre n’a jamais été cassé. C’est notre application ableist qui l’est parfois. »
Une phase 1 « robuste », adaptée à la neurodivergence
Angelica Figueroa (AuDHD Latina, Californie) plaide pour une phase 1 robuste intégrant :
- Besoins sensoriels.
- Compréhension des dynamiques de pouvoir et d’oppression liées aux identités intersectionnelles.
- Style de traitement cognitif.
- Compréhension de la façon dont le cerveau du patient stocke les souvenirs.
- Alexithymie, aphantasie et autres particularités.
- Centres d’intérêt spécifiques (« eye sparkle ») à mobiliser comme ressources en phase 2.
La conceptualisation doit inclure une adresse directe à l’ableism et une psychoéducation sur les effets des systèmes oppressifs.
Une approche centrée sur la personne et ses préférences
Plusieurs contributeurs insistent sur la nécessité d’une approche hautement personnalisée et menée par le patient :
- Melissa Galiotto (Pennsylvanie) : enquêter sur l’invalidation systémique, utiliser un langage concret, adapter l’environnement sensoriel (lumière, ton), disposer d’un mot de sécurité, surveiller les épisodes dissociatifs, proposer une psychoéducation sur le masking et la window of tolerance.
- Kristina Spurlock (Washington) : interroger l’histoire thérapeutique du patient, ses repères de sécurité, ses attentes relationnelles, ses besoins sensoriels et de traitement. Être suffisamment compétent·e en EMDR pour ajuster avec souplesse la formulation, les mesures de détresse, la stimulation bilatérale — sans perdre le mécanisme qui rend l’EMDR efficace.
Ne jamais présumer la neurotypicalité
Laura Phillips (Virginie), thérapeute neurodivergente travaillant auprès de patients neurodivergents, rappelle : beaucoup de patients viennent en thérapie sans diagnostic et il ne faut pas présumer qu’une personne (à tout âge) est neurotypique simplement parce qu’elle n’a pas été identifiée. Elle invite à rester curieux et à interpréter prudemment : contact visuel limité, patterns relationnels, différences d’expression, fluctuations du fonctionnement d’un jour à l’autre. Son constat clinique est sans équivoque : « Je n’ai jamais rencontré de patient neurodivergent sans trauma. Leur trauma est souvent chronique et en cours — fait d’incompréhension, de rejet, de masking, de solitude et de honte. » Elle recommande d’intégrer expression créative (sand tray, arts, mouvement), de présumer la compétence du patient et de reconnaître que force et difficultés de régulation peuvent coexister.
Trauma souvent chronique et ongoing, pas historique
Mishma Kumar-Jonson (Victoria, Australie) rappelle que pour de nombreux patients neurodivergents, le trauma peut être en cours plutôt qu’historique — ce qui modifie la façon d’identifier et de traiter les cibles. Elle ajoute la nécessité d’une lentille intersectionnelle et de stress minoritaire : ableism, racisme, queerphobie et classe sociale façonnent à la fois l’exposition au trauma et l’accès à une sécurité durable.
Le trauma cumulé du masking et de la conformité
Dr Leona Kashersky (Californie) résume un consensus clinique fort : beaucoup d’individus neurodivergents portent un trauma cumulé lié à des environnements qui ont exigé masking, conformité et obéissance plutôt que compréhension. Les expériences de surcharge sensorielle chronique, d’exclusion sociale, de correction des styles de communication naturels, et les messages répétés de « trop ou pas assez » forment souvent les réseaux mnésiques traumatiques centraux qui émergent en traitement EMDR.
La sécurité comme co-construction, non comme standard universel
Plusieurs contributeurs le formulent distinctement : pour les patients neurodivergents, la sécurité thérapeutique n’est pas un standard universel, mais un état co-construit. Kathy Couch (Idaho) insiste sur la neuroception (Porges, 2011) comme lentille à travers laquelle chaque phase de l’EMDR doit être comprise, et non comme un dysfonctionnement à contourner.
Shame, rejection sensitivity et culture
Fizzah Zaidi (Illinois) met l’accent sur la honte comme structure centrale de l’expérience de vie des patients neurodivergents : les expériences répétées de ne pas s’intégrer ou de faire face au rejet conduisent à un dialogue intérieur négatif persistant et à un sens fragile d’appartenance. Ce phénomène peut être intensifié quand le patient se sent déconnecté non seulement socialement mais aussi à l’intérieur de son propre contexte culturel. Certaines cultures utilisent honte ou humiliation comme ressort de motivation, ce qui peut être particulièrement délétère pour les personnes avec ADHD où la sensibilité au rejet (rejection sensitivity) joue un rôle significatif — pouvant conduire à du people pleasing, à la rigidité ou au perfectionnisme. L’objectif thérapeutique est d’aider le patient à développer un sentiment interne de valeur qui ne soit pas défini par les attentes externes ou culturelles.
Affirmer la neurodivergence comme identité, non comme erreur diagnostique
Plusieurs contributeurs mettent en garde contre le réflexe de considérer la neurodivergence comme une erreur diagnostique ou une recherche d’identité mode. Dr Helen Butlin souligne que pour ceux dont la reconnaissance tardive d’une identité neurologique au long cours donne enfin du sens à leur monde vécu, cette reconnaissance peut être profondément guérissante. La responsabilité clinique est d’honorer cette reconnaissance plutôt que de la fermer.
Un changement de posture clinique, plus qu’un ajustement technique
Linda Storm (Ontario, Canada) formule le point peut-être le plus structurant : la conceptualisation de cas culturellement responsable commence par un changement de posture clinique. La neurodivergence doit être comprise comme une variation légitime de la cognition humaine plutôt qu’un déficit à corriger. Ce changement transforme la façon dont les cliniciens interprètent l’histoire traumatique, le traitement sensoriel, la régulation émotionnelle et la sécurité relationnelle (Dwyer, 2022 ; Pellicano & Den Houting, 2022). Il empêche notamment d’interpréter des stratégies de coping autistiques comme de la résistance ou une dysrégulation (Chapman & Botha, 2023).
EMDR : rythme, structure, prévisibilité — des atouts spécifiques pour la neurodivergence
Angela VanDyke (Virginie), thérapeute ADHD, formule une remarque utile : l’EMDR est intéressante pour les patients neurodivergents parce qu’elle offre structure sans pression et flexibilité sans débordement. Le rythme, le séquençage et la prévisibilité créent de la sécurité, tandis que le patient garde le contrôle de la vitesse de progression. Cette lecture peut rassurer les cliniciens qui doutent de l’adaptabilité de l’EMDR à cette population.
À retenir pour la pratique clinique
Une posture d’abord, une technique ensuite. Le message central de cette compilation est que la prise en charge EMDR des patients neurodivergents ne se résume pas à quelques ajustements techniques, mais demande un changement de posture clinique : reconnaître la neurodivergence comme une variation légitime de l’expérience humaine, et non comme un déficit. Pour toute directrice d’institut de formation, cette dimension éthique et épistémique doit être intégrée en amont des contenus techniques.
Interroger systématiquement ses présupposés capacitistes (ableist). Plusieurs cliniciens appellent à un audit permanent des repères implicites qui guident nos pratiques : qu’est-ce qu’un affect « approprié » ? Quel contact visuel attend-on ? Quel rythme de traitement considère-t-on comme « normal » ? Cette réflexivité peut être intégrée à des dispositifs de supervision et à des modules de formation continue sur l’ableism clinique.
Présumer la neurodivergence plutôt que la neurotypicalité. Le rappel de Laura Phillips est précieux : un patient non diagnostiqué peut néanmoins être neurodivergent. Rester curieux, éviter les interprétations rapides sur le contact visuel, les patterns relationnels, les fluctuations de fonctionnement, et ouvrir l’espace à l’exploration identitaire.
Robustifier la phase 1 et la phase 2. La conceptualisation doit intégrer en amont : besoins sensoriels, style de traitement cognitif, particularités imaginales (hyperphantasie, aphantasie, synesthésie), alexithymie, centres d’intérêt (à mobiliser comme ressources), histoire de masking et d’invalidation systémique. Une phase 1 bâclée avec un patient neurodivergent peut compromettre l’ensemble du travail.
Adapter la phase 3 avec flexibilité, sans perdre le mécanisme. Kristina Spurlock résume bien l’équilibre : être suffisamment compétent·e en EMDR pour ajuster avec souplesse la formulation, les mesures de détresse, la stimulation bilatérale — sans perdre le mécanisme qui rend l’EMDR efficace. L’alexithymie, par exemple, peut compromettre l’identification classique d’une sensation corporelle ; la cognition négative peut se formuler différemment ; l’échelle SUD peut ne pas faire sens pour certains patients. Ces ajustements demandent une compétence clinique avancée, pas de l’improvisation.
Intégrer les médiateurs créatifs. Plusieurs cliniciens recommandent l’intégration de sand tray, d’arts, de mouvement comme compléments à la communication verbale. Cette flexibilité est particulièrement précieuse pour les patients qui ont des difficultés d’expression verbale, de l’alexithymie ou des besoins sensoriels spécifiques.
Le trauma est souvent chronique et en cours, pas résolu. Pour de nombreux patients neurodivergents, l’environnement continue d’exiger du masking, expose à des rejets, à de l’incompréhension et à des micro-agressions. Le travail EMDR doit donc intégrer que le trauma est parfois ongoing, pas seulement historique — ce qui modifie la temporalité du traitement et la posture face aux déclencheurs actuels.
Attention au masking et à sa confusion possible avec une dissociation structurelle. Le point soulevé par Helen Butlin mérite une attention particulière : certaines expériences spécifiques à la neurodivergence (masking, hyperphantasie, aphantasie, synesthésie) peuvent être mal interprétées comme symptômes dissociatifs par des cliniciens formés à la dissociation structurelle. Cette confusion peut conduire à des interventions iatrogènes. Une formation complémentaire spécifique à la neurodivergence est indispensable pour les cliniciens utilisant des cadres de dissociation structurelle.
Intégrer une lentille intersectionnelle et de stress minoritaire. La neurodivergence croise souvent d’autres dimensions identitaires (ethnicité, genre, orientation sexuelle, classe sociale) qui multiplient les expositions au trauma et réduisent l’accès à la sécurité. La conceptualisation culturellement responsable ne peut ignorer ces intersections.
La sécurité est co-construite. La sécurité thérapeutique pour les patients neurodivergents n’est pas garantie par un setting standardisé. Elle se co-construit à partir des besoins sensoriels, relationnels et cognitifs spécifiques du patient : éclairage, ton vocal, prévisibilité du cadre, mot de sécurité, adaptation de la durée des séances, négociation des pauses.
Valoriser la lentille de la personne sur sa propre neurodivergence. Plusieurs cliniciens insistent sur l’importance d’écouter attentivement comment le patient comprend sa propre neurodivergence plutôt que d’imposer une interprétation clinique. C’est une posture anti-colonialiste et anti-ableist dans le travail avec ces patients.
Prudence épistémologique. Ce document est une compilation de contributions courtes, non une revue systématique ni une recherche empirique. Les propos tenus sont riches cliniquement et convergents, mais n’ont pas le statut de preuves scientifiques. Pour une directrice d’institut, il est utile de situer ce type de ressources comme matière de formation et de réflexion (intéressant pour ouvrir des discussions en supervision ou en formation continue), sans les confondre avec des recommandations cliniques validées par essai contrôlé.
Un complément à consulter : les références citées. Les références mobilisées par certains contributeurs (Chapman & Botha, 2023 ; Dwyer, 2022 ; Pellicano & Den Houting, 2022 ; Mazurek et al., 2023 ; Porges, 2011 ; Shapiro, 2018) constituent une bibliographie d’entrée utile pour approfondir le suje
En savoir plus
Références de l’article : EMDRIA Members Respond: Case Conceptualization for Neurodiversity Celebration Month. Compilation de contributions courtes publiée sur le blog officiel de l’EMDR International Association.
Type de publication : compilation de réponses de membres de l’EMDRIA (courtes contributions écrites ou vidéo) publiée sur le blog professionnel de l’EMDR International Association à l’occasion du Neurodiversity Celebration Month.
Ce n’est pas un article scientifique évalué par les pairs ni une recherche empirique.
Contributeurs mentionnés (par ordre d’apparition dans le texte) : Dr Helen Butlin (RP, Ontario, Canada) ; Sabrina Sartori Rocha Chouinard (LISW, Iowa, USA) ; Kathy Couch (LCSW, Idaho, USA) ; Alyssa Desroches (LCSW, Connecticut, USA) ; Angelica Figueroa (LCSW, PMH-C, Californie, USA) ; Melissa Galiotto (LPC, Pennsylvanie, USA) ; Dr Corrie Goldberg (Illinois, USA) ; Cathy Hanville (LCSW, Pennsylvanie, USA) ; Kionna Howell (LPC, Pennsylvanie, USA) ; Summer Johnke (LCSW, New York, USA) ; Dr Leona Kashersky (PsyD, Californie, USA) ; Mishma Kumar-Jonson (AMHSW, MScPol, Victoria, Australie) ; Dr Tiffini Lanza (LCSW, Pennsylvanie, USA) ; Dru Perren (LPCC-S, Ohio, USA) ; Laura Phillips (LCSW, Virginie, USA) ; Kristina Spurlock (LMHC, Washington, USA) ; Johanna Stacy (LMHC, Washington, USA) ; Linda Storm (RP, Ontario, Canada) ; Jaclyn Taylor (LMHC, New York, USA) ; Rachel Totten (LICSW, Vermont, USA) ; Angela VanDyke (LPC, Virginie, USA) ; Fizzah Zaidi (LCPC, Illinois, USA) ; Dr Gianluca Zazzi (clinical psychologist, Pontremoli, Italie).
Références citées par les contributeurs :
- Chapman, R., & Botha, M. (2023). Neurodivergence-informed therapy. Developmental Medicine & Child Neurology, 65(3), 218–220.
- Dwyer, P. (2022). The neurodiversity approach(es): What are they and what do they mean for researchers? Human Development, 66(2), 73–92.
- Mazurek, M. O., Sadikova, E., Cheak-Zamora, N., Hardin, A., Sohl, K., & Malow, B. A. (2023). Health care needs, experiences, and perspectives of autistic adults. Autism in Adulthood, 5(1), 51–62.
- Pellicano, E., & Den Houting, J. (2022). Annual research review: Shifting from ‘normal science’ to neurodiversity in autism science. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 63(4), 381–396.
- Porges, S. W. (2011). The polyvagal theory: Neurophysiological foundations of emotions, attachment, communication, and self-regulation. W. W. Norton & Company.
- Shapiro, F. (2018). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) therapy: Basic principles, protocols, and procedures (3rd ed.). Guilford Press.
Aller plus loin
Formation(s) :
Deux formations pour affiner la conceptualisation de cas et le plan de traitement en EMDR :
→ Les fondamentaux de la conceptualisation de cas et du plan de traitement pour consolider les phases 1 et 2 et la construction d’un plan de ciblage restreint, à partir de situations cliniques de complexité mesurée. Un socle solide pour avancer sereinement.
→ pour approfondir les plans de ciblage élargis et inversés, la prise en compte de la dissociation et l’arbitrage entre différents protocoles et techniques, à partir de situations complexes et comorbides.
Un quizz pour vous situeret obtenir une orientation indicative et vos principaux points d’appui à développer



