Survivre à la perte : Jon Kortmansky et Ashley McBryde témoignent de l'EMDR dans leurs parcours de deuil traumatique

Survivre à la perte : Jon Kortmansky et Ashley McBryde témoignent de l’EMDR dans leurs parcours de deuil traumatique

Mis à jour le 4 juillet 2026

Deux témoignages parus en début d’année 2026 éclairent, sous des angles très différents, le rôle de l’EMDR dans le travail du deuil traumatique. Le premier, publié dans HuffPost le 16 janvier 2026, est le récit personnel long et minutieux de Jon Kortmansky, avocat new-yorkais, sur les suites du décès de sa femme Lori après vingt-trois ans de lutte contre une tumeur cérébrale. Le second, relayé par Billboard (Tom Roland) et Artvoice (Troy Smith) début mars 2026, concerne la chanteuse country Ashley McBryde qui parle publiquement pour la première fois de son travail EMDR sur la perte d’un ami proche au lycée dans un accident de voiture, à l’occasion de la sortie de son single What If We Don’t dont le clip est explicitement construit autour d’une séance d’EMDR.

Ces deux récits, l’un d’un homme de plus de cinquante ans endeuillé de sa compagne après des années d’accompagnement médical, l’autre d’une chanteuse racontant un deuil adolescent mis en forme dix ans après par l’écriture et la thérapie, dessinent deux visages du deuil compliqué pour lesquels l’EMDR a été, dans leurs mots, un tournant.

En bref 

Deux registres différents, une même problématique : comment reprendre vie après une perte qui a dépassé les capacités de métabolisation psychique ? Kortmansky décrit un tableau clinique post-traumatique à part entière (insomnie, cauchemars, hypervigilance, tremblements, pleurs incontrôlables, céphalées, épisode de panique confondu avec un infarctus, émoussement affectif majeur, isolement) survenu deux ans après la mort de Lori. McBryde rapporte avoir écrit la chanson What If We Don’t en 2015, sans pouvoir lui donner à l’époque la pleine portée émotionnelle qu’elle savait qu’elle contenait ; dix ans plus tard, après un travail en EMDR, elle peut enfin la publier avec un clip vidéo mettant en scène la perte d’une amie proche décédée au lycée. Les deux témoignages convergent sur un point clé : l’EMDR ne fait pas disparaître le deuil, mais change le rapport au souvenir et rend possibles des actions qui étaient gelées — racheter un lit, publier une chanson, reprendre la parole, recommencer à vivre.

Jon Kortmansky, avocat new-yorkais, deux ans de travail EMDR après le décès de sa femme Lori

Le contexte

Jon Kortmansky a accompagné sa femme Lori pendant les 23 ans de sa lutte contre une tumeur cérébrale maligne. Diagnostiquée à 28 ans, on leur avait annoncé qu’elle serait décédée avant 30 ans. Elle a tenu, vécu, voyagé, skié, monté une entreprise, subi quatre opérations du cerveau, des cycles de chimiothérapie, 70 jours de radiothérapie. La dernière année de sa vie, paralysée intégralement, elle est restée consciente mais incapable de voir ou de communiquer. Kortmansky écrit : « J’avais une place au premier rang pour être témoin de la cruauté de la tumeur, mais sans aucun moyen de soulager la souffrance de Lori. »

Le tableau clinique après le décès

Il écrit avoir perdu, « sans s’en rendre compte », bien plus que Lori : « J’ai perdu ma capacité à me soucier de quoi que ce soit au-delà de prendre soin d’elle, j’ai perdu tous mes espoirs et mes rêves, j’ai perdu le fait de penser à l’avenir ou même de m’en soucier, j’ai perdu toute émotion attachée aux décisions de vie ou de mort que nous prenions chaque jour. »

Après le décès, l’impossibilité de faire le deuil s’installe dans un tableau que l’on reconnaîtra cliniquement comme un état post-traumatique combiné à un deuil bloqué : hypervigilance (« un état d’alerte permanent, toujours prêt à réagir »), colère explosive, perte d’empathie, sentiment de « flotter au-dessus du monde », sensation « d’être enfermé dans une boîte sans porte ». Tremblements tels qu’il doit s’arrêter en voiture, céphalées qui l’obligent à s’asseoir sur le trottoir, vie dans le noir et le silence, nuits dans le lit où Lori est morte. À l’extérieur, il paraît fonctionner : travail, amis, VTT en montagne. « Je n’étais pas vraiment présent à rien de tout cela. »

Le point de bascule. Un peu plus de deux ans après le décès, il se réveille une nuit avec une douleur thoracique écrasante et une difficulté à respirer. Il pense mourir. Aux urgences, après cinq heures d’examens, un diagnostic tombe : pas d’infarctus, un état de panique permanent, même pendant le sommeil. Il confie ce qui s’est passé à un ami ancien militaire, qui lui répond : « Je connais ces symptômes. Tu souffres d’un trauma. Tu devrais essayer l’EMDR. »

Ces quatre mots — « You should try EMDR » — forment le titre qui structure tout son témoignage.

Le déroulé du travail EMDR

Dans son premier rendez-vous, la thérapeute lui explique que l’EMDR n’est pas une thérapie par la parole et qu’il va réexpérimenter son trauma dans un lieu sûr. Elle lui dit une phrase qu’il cite directement : « Quand certaines personnes subissent un trauma extrême, leur cerveau n’organise pas leurs souvenirs pour qu’ils restent dans le passé. À la place, elles continuent à les revivre comme s’ils se passaient encore maintenant. » Il demande s’il peut simplement oublier. Elle lui répond avec douceur qu’il devra vivre avec ces souvenirs pour toujours, mais que s’il fait le travail, il pourra tracer un nouveau chemin et recommencer une vie. C’est cette promesse qu’il accepte, dans l’urgence d’un besoin de soulagement.

Les premières séances sont « incroyablement dures ». Il porte un casque audio et tient des « vibrating stones » dans chaque main (stimulation bilatérale tactile et auditive). Très vite, il est submergé par « des vagues de réactions physiques et émotionnelles » — tremblements, pleurs, céphalées ; « colère, peur et culpabilité » montent à la surface, parfois sans qu’il puisse les nommer. La thérapeute lui apprend à récupérer et à se réancrer.

Le premier signe de changement

Il rapporte un marqueur clinique extrêmement précis : environ six mois après le début du travail, il trouve la force d’acheter un lit neuf. Il dormait encore dans le lit où Lori était morte — après une dernière année où, paralysée, elle avait aspiré ses propres sécrétions sans pouvoir tousser, avait souffert pendant des heures, et était littéralement « en train de se noyer dans ses propres fluides corporels ». Il commente : « Je sais que cela peut sembler trivial, mais… » Ce n’est évidemment pas trivial : c’est la première rupture concrète avec le réel de l’événement.

Suivent d’autres signes de guérison : il recommence à retenir les prénoms des gens qu’il rencontre, à engager des conversations, à reconnaître ses déclencheurs et à se calmer lui-même pendant un épisode traumatique, à dormir. Ses proches remarquent qu’il sourit à nouveau. Il recommence à s’engager avec le monde, fait de nouvelles rencontres, commence à sortir avec quelqu’un.

Son bilan, deux ans après le début du travail EMDR

Il écrit : « Ça m’est arrivé beaucoup moins souvent, et les épisodes sont plus courts. Je ne sais pas toujours ce qui déclenche ces réactions, mais je sais maintenant ce qu’elles sont, et je suis capable de retrouver mon chemin plus rapidement. »

Et plus loin : « L’EMDR m’a aidé à reconnaître qu’il me fallait trouver en moi le courage de vouloir changer, et elle m’a donné la force et les outils pour le faire. Je sais que je devrai peut-être toujours lutter avec des souvenirs douloureux et des moments où je pourrai être débordé par le trauma que j’ai traversé, mais je sais aussi que j’ai guéri, que je continuerai à guérir, et que je suis dans un bien meilleur endroit. »

Il signale également une mise en garde essentielle sur la réception sociale du deuil traumatique : « Pour ceux d’entre nous qui sommes au cœur du trauma et du deuil, il y a souvent l’attente qu’après un certain temps, un interrupteur va basculer et nous allons soudainement nous sentir mieux. Ce n’est pas comme ça que ça marche. »

Ashley McBryde, chanteuse country, un deuil adolescent ressurgi dix ans plus tard 

Le contexte

Ashley McBryde, artiste country nommée aux Grammy Awards, a co-écrit la chanson What If We Don’t le 8 juillet 2015 à Nashville avec Terri Jo Box et Randall Clay. Elle l’avait enregistrée pour son album indépendant Jalopies & Expensive Guitars (2016) sans parvenir à lui donner la forme qu’elle imaginait. La chanson est restée, pendant dix ans, sous-exploitée. Entre-temps, Randall Clay, co-auteur, est décédé en octobre 2018 d’une pneumonie à Pensacola, en Floride. Elle annonce le 23 janvier 2026 la sortie officielle du single, qui arrive en radio country le 23 février 2026 et ouvre son cinquième album studio prévu pour l’été 2026.

Le deuil travaillé

Le clip vidéo qui accompagne la chanson est, selon McBryde elle-même, « construit en gros autour de la perte de son amie de lycée », morte dans un accident de voiture, et intègre une mise en scène qui fait explicitement référence à une séance d’EMDR. McBryde explique à Billboard :« McBryde a utilisé une forme intense de thérapie, l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing), pour guérir cet épisode de lycée, qui impliquait la mort d’une amie proche dans un accident de voiture. Elle verse encore des larmes en parlant de cette amie — et d’un des co-auteurs de la chanson, qui est mort lui aussi en 2018. »

Son propre résumé, cité dans les deux articles Billboard et Artvoice, est simple :« Écrire et publier cette chanson maintenant, c’est la meilleure façon dont je l’ai traitée. »

Un décalage temporel de dix ans

Troy Smith dans Artvoice (5 mars 2026) titre « Ashley McBryde’s New Song Has A Heartbreaking Story Behind It That She Couldn’t Tell For 10 Years » et synthétise ainsi : « Elle a passé la décennie suivante à essayer de comprendre comment la publier vraiment de la façon dont elle le méritait. Le poids émotionnel attaché à cette chanson était quelque chose qu’elle n’était pas prête à porter publiquement avant maintenant. »

McBryde le dit de la même manière que Jon Kortmansky parle de ses outils manquants : « J’ai peut-être eu un chagrin d’amour ou deux quand je l’ai écrite, mais je n’avais pas les outils pour traiter pleinement tout ce que j’y avais mis — jusqu’à maintenant. »

Troy Smith souligne explicitement la valeur d’exemplarité de sa prise de parole : « C’est une forme intense de thérapie initialement développée pour traiter le trauma, et ce n’est pas le genre de chose dont la plupart des artistes country parlent publiquement. McBryde en a quand même parlé. »

La finalité que l’artiste donne à ce travail

Dans Billboard, McBryde décrit ce que cette chanson permet maintenant que le processus thérapeutique l’a rendu disponible : elle peut « se déverser dans des émotions fortes d’une manière que la thérapie formelle n’avait pas tout à fait permise, au moment où elle guérit son passé ». Ce que l’on retient cliniquement, c’est moins l’idée d’une « thérapie par la musique » que celle d’une intégration adaptative qui libère, en aval, des gestes créatifs et publics longtemps impossibles.

Ce que ces deux témoignages ont en commun 

1. Un « décalage » entre l’événement et la possibilité d’en faire quelque chose. 

Kortmansky bascule dans le tableau post-traumatique deux ans après le décès de Lori, et met encore du temps à consulter. McBryde écrit la chanson en 2015 mais ne peut la publier correctement qu’en 2026, dix ans plus tard. Le deuil — a fortiori le deuil traumatique — n’obéit pas à une chronologie prévisible.

2. L’EMDR ne supprime pas le deuil, elle le rend habitable

Kortmansky prévient explicitement : il « pourra toujours » rencontrer des moments de débordement. McBryde « verse encore des larmes » en parlant de son amie et de Randall Clay. Ce que décrit l’EMDR dans les deux cas, c’est un changement de rapport au souvenir, pas un effacement. Cette précision est cohérente avec le modèle TAI.

3. Le rôle déclencheur d’un tiers ou d’un événement. 

Pour Kortmansky, c’est un ami militaire qui pose les mots sur le tableau (« Tu devrais essayer l’EMDR »). Pour McBryde, c’est l’écriture elle-même qui a servi de première voie, puis le travail thérapeutique qui a permis d’en faire quelque chose à l’extérieur. Dans les deux cas, le moment où l’on parle du deuil à quelqu’un capable de nommer la chose est un point de bascule.

4. Des gestes concrets comme indicateurs de progrès

Kortmansky : racheter un lit. McBryde : oser publier la chanson et mettre en scène dans le clip une séance d’EMDR. Dans les deux cas, un acte extérieur signale, plus qu’un soulagement, une reprise d’agentivité.

5. Un message commun : on peut continuer à aimer ce qu’on a perdu

Kortmansky conclut en insistant qu’il ne regrette rien : « J’ai aimé Lori avec tout ce que j’avais, et je suis reconnaissant qu’elle ait été dans ma vie aussi longtemps qu’elle l’a été. » McBryde parle de Randall Clay au présent : « Nous sentons sa présence tout le temps. Ce n’est presque pas comme s’il n’était pas là pour ça. »

Une lecture clinique : quand l’EMDR rencontre le deuil traumatique

Ces deux récits convergent avec ce que propose la littérature clinique sur le deuil compliqué ou prolongé :

  • Le deuil traumatique se distingue du deuil normal par des caractéristiques post-traumatiques (intrusions, évitement, hyperactivation, dissociation, altérations cognitives et affectives persistantes) qui interfèrent avec le travail de deuil.
  • L’indication EMDR dans ce cadre ne vise pas à « faire son deuil plus vite » ni à « effacer la douleur », mais à traiter les réseaux mnésiques bloqués qui empêchent le travail psychique de se poursuivre.
  • Le délai avant qu’un patient consulte peut être très long, non par résistance mais parce que la souffrance est intégrée au quotidien jusqu’à ce qu’un événement (comme la panique de Kortmansky) ou un projet (comme la volonté de publier une chanson chez McBryde) la fasse émerger comme objet thérapeutique.

Ces deux témoignages n’ont pas valeur de preuve, mais ils illustrent de manière dense — et accessible à nos patients — ce que nous observons cliniquement : l’EMDR peut débloquer, après des années parfois, des zones gelées du deuil qui continuaient à peser silencieusement sur la vie.

À retenir pour la pratique 

Distinguer deuil normal et deuil traumatique

Le cas Kortmansky rappelle que des tableaux de détresse chronique après un deuil ne relèvent pas du « temps qui panse les blessures » : ce sont des états cliniques à part entière, qui combinent fréquemment des éléments post-traumatiques (hypervigilance, intrusions, shutdown émotionnel, dissociation) et une inhibition du processus de deuil. Ces patients peuvent passer sous les radars des cliniciens qui acceptent trop vite l’explication « c’est le deuil, ça passera ».

Les déclencheurs somatiques inattendus

Kortmansky n’est pas venu en thérapie par une demande explicite de deuil : il est arrivé via un épisode confondu avec un infarctus. Ce détour somatique est fréquent dans les tableaux post-traumatiques complexes et chez les aidants épuisés. Une anamnèse qui explore les ruptures biographiques peut révéler un deuil bloqué sous une plainte somatique.

Le poids spécifique de l’accompagnement d’un proche malade

Le témoignage de Kortmansky illustre un sous-groupe particulier : les aidants de longue durée ayant accompagné un proche dans une maladie chronique grave. Son vocabulaire (« j’ai perdu toute émotion tied aux décisions de vie ou de mort que nous prenions chaque jour ») décrit une anesthésie affective protectrice qui, une fois le proche décédé, ne se désactive pas d’elle-même. Pour les cliniciens accompagnant des aidants en oncologie, neurologie ou gériatrie, ce tableau est à anticiper.

Expliquer clairement en phase 2 ce que l’EMDR ne fera pas

Kortmansky rapporte avoir demandé s’il pouvait « simplement oublier ». La réponse de sa thérapeute — il devra vivre avec les souvenirs mais pourra tracer un nouveau chemin — est un modèle pédagogique clair. Préparer les patients à cette réalité désamorce des attentes irréalistes (l’EMDR comme gomme magique) et installe une alliance plus solide.

Surveiller la stimulation bilatérale en phase d’activation forte

Kortmansky décrit clairement des vagues de tremblements, pleurs, céphalées dans ses premières séances. Sa thérapeute lui apprend à récupérer et à s’ancrer. Ce détail rappelle l’importance d’outils de régulation robustes en phase 2 et d’une capacité du thérapeute à moduler le rythme quand l’activation monte — sans pour autant arrêter dès que la détresse apparaît.

Un marqueur clinique simple : « qu’est-ce que vous pouvez faire maintenant que vous ne pouviez pas faire avant ? » 

Kortmansky achète un lit à six mois. Il se remet à retenir les prénoms, à dormir, à sourire, à engager des conversations. McBryde publie une chanson qu’elle avait dans un tiroir depuis dix ans. Ces marqueurs d’agentivité sont des indicateurs plus parlants que la seule décroissance des SUD. Pour les cliniciens, interroger régulièrement la reprise de gestes concrets est à la fois thérapeutique et évaluatif.

La narration créative comme prolongement du travail thérapeutique

Le cas de McBryde suggère que, pour certains patients, un projet créatif (écriture, peinture, composition, témoignage public) peut devenir à la fois un objectif fonctionnel et un indicateur de consolidation. Elle précise que la chanson était impossible à publier pleinement tant qu’elle n’avait pas les outils thérapeutiques. La chronologie est importante : la création prolonge le travail, elle ne le remplace pas.

Prendre au sérieux la formulation des patients sur leur propre entourage

Kortmansky décrit des réponses-types qu’il a reçues et qui l’ont isolé : « Tu es encore en deuil, laisse-toi du temps », « Tu es peut-être en dépression, as-tu pensé à des médicaments ? ». Les cliniciens peuvent aider les patients à identifier ces discours comme des bonnes intentions parfois iatrogènes, et à protéger leur parcours thérapeutique des pressions normatives.

La parole publique des patients et la déstigmatisation

Le fait qu’une artiste country aussi visible qu’Ashley McBryde — dans un milieu culturel où, comme le souligne Artvoice, « ce n’est pas le genre de chose dont la plupart des artistes country parlent publiquement » — évoque ouvertement son EMDR, et qu’un avocat new-yorkais écrive publiquement un récit aussi intime dans HuffPost, contribue à désinhiber les demandes de consultation. Des patients peuvent arriver en disant « j’ai lu un témoignage… ». Ce lien entre culture populaire et clinique est à accueillir comme un atout.

Le geste du clip vidéo comme pédagogie grand public

Le fait que le clip What If We Don’t montre une séance d’EMDR est sans précédent dans la culture country grand public. Pour les cliniciens qui reçoivent des patients arrivés en consultation parce qu’ils ont vu ce clip ou entendu parler de McBryde, ce contexte est utile à connaître : il offre un support commun pour parler de ce qu’est — et ce que n’est pas — une séance d’EMDR.

Prudence épistémologique

Ces deux témoignages sont des récits subjectifs, relayés par la presse, avec toutes les limites de ce format. Ils ne constituent pas des données d’efficacité. Kortmansky lui-même écrit : « L’EMDR peut ne pas être le bon outil pour tout le monde, mais parler et demander de l’aide, c’est la première étape vers la paix. » Cette formulation prudente est précieuse : elle ne prescrit pas, elle témoigne.

Sources 

Jon Kortmansky :

Ashley McBryde :

Aller plus loin 

Formation(s) : Formation initiale en EMDR

Dossier(s) : Témoignages de patients en EMDR 

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